Sûreté et Environnement

Les indicateurs environnementaux

Les résultats de la surveillance de l'environnement obtenus autour de la centrale.

  • Contrôles environnementaux
    • Des contrôles systématiques sont effectués dans l'environnement proche de la centrale pour s'assurer que les valeurs mesurées restent très largement inférieures aux normes journalières et annuelles.

      Les résultats des mesures effectuées pendant le mois écoulé sont comparés avec la moyenne des valeurs observées l'année précédente. Cependant, les fluctuations naturelles peuvent être importantes d'un mois sur l'autre (phénomènes météorologiques par exemple).

      Radioactivité ambiante

        rayonnement du mois (en nanoGray/heure)
      valeur la plus élevée du mois de sept 2017 146
      moyenne du mois de sept 2017 71
      valeur moyenne de l'année 2016 137

       

      La radioactivité est un phénomène naturel. La moyenne en France est de 90 nanoGray/heure, la moyenne en Bretagne étant de 150 nanoGray/heure. La radioactivité ambiante est enregistrée en continu aux quatre points cardinaux, à un kilomètre environ de la centrale. Ces mesures sont effectuées par la centrale et retransmises en permanence à l'O.P.R.I. (Office de Protection contre les Rayonnements Ionisants).

      CHAINE ALIMENTAIRE

      Radioactivité des eaux souterraines

        activité bêta totale activité tritium
      moyenne du mois écoulé (sept 2017) < 0,15 Bq/l   < 4,6 Bq/l
      valeur moyenne de l'année 2016 < 0,13 Bq/l   < 6,0 Bq/l

       

      On mesure d'une part l'activité tritium et d'autre part l'ensemble des rayonnements Bêta. Les activités sont exprimées par unité de volume (Becquerel/litre). Il arrive fréquemment que l'activité réelle soit plus petite que celle qu'il est possible de mesurer avec les appareils utilisés. On le signale par le signe < (qui signifie inférieur à) dans la colonne correspondante et on indique la plus petite valeur mesurable.

      Pour en savoir plus :

      Chaque année, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) réalise une campagne de mesures radioécologiques sur les milieux terrestre et aquatique autour des centrales, afin de détecter toute éventuelle évolution de la radioactivité. Plus de 500 prélèvements sont réalisés sur le sol, les légumes, les fruits, les poissons, les algues, les sédiments...

  • Effluents liquides et gazeux
    • Comme toute installation industrielle, une centrale nucléaire effectue des rejets dans l'environnement. Ces rejets, strictement réglementés, sont l'objet d'une surveillance constante. Ils se présentent sous forme d'effluents liquides et gazeux dont le détail est présenté ci-après. L'objectif permanent du personnel des centrales est de réduire ces rejets à des valeurs très en deçà des limites fixées.

      Radioéléments rejetés dans l'air

        Tritium autres PF et PA
      valeur cumulée depuis janvier 2017 22 TBq  0,00160 GBq
      autorisation annuelle 100 TBq 0,1 GBq

       

      Tritium : isotope radioactif de l'hydrogène. Contrairement aux autres radioéléments, le tritium émet uniquement des rayonnements de type bêta de faible énergie, c'est pourquoi il est mesuré séparément. Il s'exprime en Térabecquerels (mille milliards de Becquerels).

      Autres PF et PA : il s'agit de la somme des activités mesurées des autres produits de fission (PF) et produits d'activation (PA) émetteurs bêta ou gamma. La mesure est effectuée sur un prélèvement d'aérosols, fines poussières sur lesquelles se fixent les radioéléments. Elle s'exprime en Gigabecquerels (un milliard de Becquerels).

      Constitués de gaz rares (xénon, krypton...), d'halogènes (iode), et d'aérosols (essentiellement césium), les effluents gazeux proviennent de la ventilation des bâtiments en zone nucléaire, des éventages de différents réservoirs et de la mise en dépression de l'enceinte en béton du bâtiment réacteur.
      La ventilation des bâtiments nucléaires est filtrée en continu. Les poussières radioactives issues des différents réservoirs ainsi que l'iode sont piégés par une succession de filtres.
      Les effluents gazeux produits sont stockés, un mois minimum, dans des réservoirs. Leur radioactivité décroît naturellement avec le temps. Lorsque le niveau de radioactivité requis est atteint, ils sont rejetés par une cheminée prévue à cet effet.

      Radioéléments rejetés dans l'eau

        Tritium autres produits
      valeur cumulée depuis janvier 2017 0.033 TBq 0,15 GBq
      limite annuelle réglementaire 15 TBq 30 GBq

       

      Tritium : Le tritium, ou hydrogène radioactif, est un radioélément produit au sein du circuit primaire. Il existe à l'état naturel dans la plupart des eaux minérales issues de zones volcaniques. Contrairement aux autres radioéléments, il émet uniquement des rayonnements de type Bêta, de faible énergie. Il est faiblement radiotoxique. Les quantités produites sont directement fonction du temps de fonctionnement et de la puissance des réacteurs. Elles sont mesurées indépendamment du reste des radioéléments.

      Activité totale hors tritium : Il s'agit de la somme des activités mesurées pour les radioéléments autres que le tritium. Ces liquides contiennent des gaz de fission dissous (xénon, krypton, iode), des produits de fission solides (césium, lanthane, strontium) et des produits d'activation (cobalt, manganèse, antimoine). Ils proviennent des mouvements d'eau (purges, échantillonnages) effectués à l'intérieur du circuit primaire. Ils sont en majeure partie réutilisables et retournent alimenter les circuits de la centrale après filtration, dégazage, évaporation et distillation. Une partie de ces liquides, la plus faible, n'est pas recyclable. Elle provient du recyclage ou du nettoyage de matériels effectué pour des opérations de maintenance. Ces effluents sont stockés puis traités et enfin rejetés après contrôle selon les normes fixées par la réglementation interministérielle.

  • Propreté
    • PROPRETE DES TRANSPORTS

      Transport de déchets radioactifs

        nombre de convois nombre d'écarts
      depuis le 01/01/17 9 0

       

      Transport de déchets non radioactifs

        nombre de convois nombre de déclenchements des balises
      en sortie de site
      nombre de déclenchements des balises
      à l'entrée des sites éliminateurs
      depuis le 01/01/17 121 0 0

       

      Un convoi est constitué du moyen de transport (wagon ou camion) et des emballages spéciaux adaptés à la nature des produits transportés (déchets radioactifs ou non).
      Pour les déchets radioactifs, le nombre d'écarts correspond au nombre de convois présentant au moins un point de contamination supérieur à la réglementation.
      Pour les écarts concernant les déchets non radioactifs, ce nombre correspond au nombre de déclenchements des balises de mesure situées à la sortie des sites nucléaires et à l'entrée des sites éliminateurs de déchets.

      Le Becquerel mesure l'activité d'une source radioactive, c'est à dire le nombre d'atomes qui se transforment et émettent un rayonnement par unité de temps. Un Becquerel correspond à l'émission d'un rayonnement par seconde. Par exemple, dans un litre de lait ayant une radioactivité naturelle de 50 Bq par litre, il se produit 50 transformations d'atomes par seconde.
      Le Becquerel est une très petite unité dont on utilise plus souvent les multiples : le KiloBecquerel ou millier de Becquerels (1 000 BQ), le Mégabecquerel ou million de Becquerels (1 000 000 Bq), le Gigabecquerel ou milliard de Becquerels (1 000 000 000 Bq) ou le Terabecquerel ou 1000 milliards de Becquerels (1 000 000 000 000 Bq).

      PROPRETE DES VOIRIES DU SITE

      Nombre de points de contamination détectés sur les voiries du site

        nombre de points de contamination
      depuis le 1er janvier 2016 0

       

      Est considéré comme un point de contamination tout point présentant une radioactivité supérieure à 800 Becquerels. Tout point détecté à plus de 1 Million de Becquerels constitue un incident significatif.

  • Rapport d'évaluation complémentaire de sûreté du site de Creys-Malville
    • Suite à l'accident sur le site de Fukushima au Japon, l'ASN, mandatée par le Gouvernement, avait demandé le 5 mai 2011 à chaque opérateur français de site nucléaire de réévaluer l'état de la sûreté de ses installations à l'aune de cet événement et de rédiger un rapport d'évaluation complémentaire de sûreté (ECS) site par site.

      Conformément au planning défini, les 6 rapports ECS concernant les réacteurs en démantèlement d'EDF ont été remis le 15 septembre 2012 à l'Autorité de Sûreté Nucléaire.

Les mesures à la centrale de Creys-Malville

Les rapports de la centrale

Rapport annuel d'information du public relatif aux installations nucléaires de base de Creys-Malville

Les articles L.125-15 et L.125-16 du code de l'environnement (ex article 21 de la loi Transparence et sécurité en matière nucléaire) demandent aux exploitants nucléaires de rédiger un rapport présentant leur bilan en matière de sûreté, de radioprotection et d'environnement.