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Le 21 octobre les équipes de la centrale du Tricastin réalisent un essai périodique pour vérifier le bon fonctionnement d’un mécanisme de commande appelé « grappes d’arrêt»* du réacteur n°3, alors en fonctionnement. Ces grappes permettent, en cas de besoin, de stopper la réaction nucléaire en 2 secondes en les insérant dans le cœur du réacteur. Lorsque le réacteur est en fonctionnement, les grappes doivent respecter un certain niveau de positionnement et ne doivent pas être insérées au-delà d’une limite prescrite.
 
Durant l’essai, une alarme apparaît en salle de commande signalant un dysfonctionnement lors de la manœuvre des grappes. Les équipes recherchent l’origine du défaut et manœuvrent les grappes qui sont insérées et extraites à plusieurs reprises, puis, conformément aux spécifications techniques d’exploitation, la puissance du réacteur est baissée pour réaliser un diagnostic. Celui-ci confirme le défaut de position des grappes et le réacteur est arrêté comme le préconise les procédures.
 
L’équipement à l’origine du défaut est remplacé en toute sûreté le 22 octobre. Les équipes réalisent ensuite un contrôle de positionnement des grappes et constatent que certaines grappes se sont insérées au-delà de la limite prescrite par les spécifications techniques d’exploitation. Une intervention permettant de remettre les grappes concernées au positionnement attendu est alors réalisée. Le réacteur a ensuite été reconnecté au réseau électrique le 23 octobre.  
 
Cet événement n’a pas eu d’impact réel sur la sûreté de l’installation. Toutefois, il constitue un non-respect des règles générales d’exploitation et a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 26 octobre 2021, comme événement significatif de sûreté de niveau 1 sur l’échelle INES qui en compte 7.
 
* Le réacteur est équipé de 61 grappes de contrôle neutrophages (grappes de régulation de la puissance nucléaire et grappes d’arrêt), qui font environ 4 m de longueur.