Retour à l'accueil de la centrale

 

La centrale EDF du Tricastin poursuit les travaux pour renforcer une portion de 400 mètres de la digue du canal de Donzère-Mondragon afin de garantir sa tenue à un séisme de l’ampleur de Fukushima. L’objectif : se prémunir d’une éventuelle inondation à la suite d’un séisme qui pourrait dégrader la digue. Entamés fin 2011, les travaux doivent s’achever en fin d’année.

Une soixantaine de personnes mènent ce chantier d’ampleur depuis fin 2021, date à laquelle le permis préfectoral a été délivré. Les équipes de la centrale en charge du génie civil sont appuyées par des experts en hydraulique et des géologues venus des centres d’ingénierie d’EDF. Les travaux ont été confiés aux sociétés NGE, GUINTOLI, SITES, EHP, notamment. Pour renforcer la tenue de la digue, tous les acteurs travaillent en étroite collaboration afin de travailler en sécurité.

Injection, colonnes ballastées, remblais

Avant les travaux, le sol a fait l’objet d’analyses mécaniques et en laboratoire pour tester sa résistance à la liquéfaction. En fonction de la nature du terrain, plusieurs techniques sont utilisées pour renforcer l’ouvrage : injection solide, colonne ballastée et remblai. Une zone où passent des conduites fait l’objet d’une étude et d’un traitement particulier avec la création d’une tranchée drainante. Durant le chantier, les équipes surveillent quotidiennement la tenue de l’ouvrage. La présence d’eau ou l’évolution de son niveau sont suivies attentivement.

Une fois les travaux finis sur ces 400 mètres, la digue permettra de prendre en compte des phénomènes naturels encore jamais constatés sur le territoire. Le renforcement a été conçu en tenant compte des données liées à Fukushima.

Sous l’œil d’un écologue

Des études environnementales ont été réalisées en amont des travaux pour inventorier la faune et la flore présente et prendre les mesures de protection nécessaires. Les études ont mis en évidence la présence de l’aristoloche une plante qui sert d’habitat à la Diane, un papillon protégé, et la Cane de Provence. Des plants d’aristoloche ont été prélevés, mis en culture chez un pépiniériste et seront replantés en fin de travaux pour favoriser la présence de la Diane. C’est sous les feuilles de cette plante que la Diane pond ses œufs, et dont les chenilles se nourrissent. La cane de Provence est une espèce invasive, des précautions ont été prises pour éviter sa propagation. Un écologue suit attentivement le chantier.

En chiffres :

  • 60 salariés
  • 517 injections solides au mortier d’une profondeur de 9 à 12 mètres
  • 878 colonnes ballastées d’une profondeur de 3 à 5 mètres
 
*En 2017, les travaux entrepris avaient permis de conforter la portion de la digue afin qu’elle résiste à un séisme dit de « niveau majoré de sécurité » qui présente une intensité deux fois plus élevée que le séisme de référence : le plus important recensé depuis 1200 ans dans un rayon de 50 km autour de la centrale