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L’autorisation temporaire de maintien en production

La France a connu cet été des conditions météorologiques exceptionnelles qui se sont traduits par une montée en température du Rhône ayant atteint par moments plus de 25 degrés en amont du site.

Dans ce contexte de conditions météorologiques exceptionnelles et pour répondre à la demande du gestionnaire du réseau d’électricité national (RTE) et celle du gouvernement, la centrale du Bugey a maintenu ses unités n°2 et 5 en production, entre le 16 juillet et le 11 septembre afin, d’une part, de garantir l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité et d’autre part, de favoriser la production d’électricité nucléaire afin de préserver les ressources en gaz et en hydroélectricité.

La centrale du Bugey a continué à produire, dans le respect de dispositions prévues par des décisions de l’ASN qui ont fixé, de manière temporaire, de nouvelles limites de rejets thermiques. Ce dispositif de modification temporaire, prévu dans la réglementation, a été homologué par le Ministère de la transition écologique.

Un programme de surveillance environnementale renforcée

Tout au long de l’année, les équipes de la centrale du Bugey effectuent une surveillance quotidienne de l’environnement pour s’assurer de l’absence d’impact de la centrale, avec notamment une surveillance de la qualité de l’eau du Rhône (pH, conductivité, oxygène dissous, température…) et des suivis hydro biologiques (poissons, végétaux aquatiques…).  7 550 prélèvements et 24 800 analyses sont réalisés chaque année pour garantir la protection de l’environnement.

Dans ce contexte de conditions climatiques exceptionnelles, un programme de surveillance environnemental renforcé a été mis en œuvre pour suivre l’évolution du milieu et s’assurer que le fonctionnement de la centrale n’engendrait pas d’effets sur la faune et la flore des milieux aquatiques :

  • Une surveillance complémentaire a été engagée avec, en plus du suivi des paramètres physico-chimiques en amont et en aval de la centrale, des prélèvements dans le Rhône pour surveiller notamment les matières en suspension, la décomposition de certains éléments chimiques qui pourraient avoir un impact sur les poissons, le développement d’algues vertes ou le développement de micro-organismes.
     
  • Des campagnes de surveillance de la faune et la flore aquatique, habituellement faite 4 fois par an, ont été menées tous les mois pour avoir une analyse précise du peuplement des écosystèmes
     
  • Une campagne supplémentaire de surveillance des poissons (examen sanitaire et comptabilisation des poissons) a également été réalisée sur la période
     
  • Des prélèvements ont été également réalisés une fois par semaine dans le Rhône, contre une fois par mois habituellement, pour surveiller le développement de micro-organismes qui se développement dans le milieu aquatique avec la température.
     
  • Enfin, la surveillance sur la thermie du Rhône a été renforcée avec des équipes dédiées aux prévisions de température et de débit du Rhône et avec un suivi en temps réel en salle de commande.

Transparence

Le suivi réalisé a fait l’objet d’une information quotidienne à nos parties prenantes : ASN, CLI, Préfecture, DREAL, Ministère de la transition écologique…

Sur la période allant du 16 juillet au 11 septembre, la centrale du Bugey a connu au total 8 jours en situation climatique exceptionnelle. La température aval moyenne journalière a dépassé les 26°C pendant ces 8 jours, en restant toujours inférieure à 27°C.

Pour en savoir plus

Les limites relatives aux rejets thermiques sont établies sur la base d‘études scientifiques, visant à déterminer l’effet de la température de l’eau sur la faune et la flore des milieux aquatiques. Elles sont définies individuellement pour chaque centrale nucléaire et font l’objet de concertation avec les parties prenantes locales et d’échanges avec l’ASN.

En fonctionnement normal à cette période de l’année, la température du Rhône en aval de la centrale doit être inférieure à 26°C et la différence de température entre l’amont et l’aval du Rhône doit être inférieure à 5°C, c’est ce qu’on appelle « l’échauffement moyen journalier ».

Une condition exceptionnelle est déjà prévue et autorise à une température du Rhône en aval de la centrale inférieure à 27°C mais avec les unités en circuit de refroidissement ouvert (unités n°2 et 3) à l’arrêt de production.