Retour à l'accueil de la centrale

Mercredi 27 octobre, le deuxième grand contrôle réglementaire de la visite décennale de l’unité de production n°5, l’épreuve hydraulique du circuit primaire*, vient d’être passé avec succès en présence de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).
Ce contrôle périodique fait partie de l’une des trois étapes majeures de la visite décennale, avec le contrôle de la cuve, réalisé en août dernier, et l’épreuve enceinte à venir.
 
L’épreuve hydraulique du circuit primaire est une activité de maintenance réglementaire visant à s’assurer de l’étanchéité et de la résistance des tuyauteries, soudures et robinets de ce circuit. Pour réaliser ce contrôle, les circuits et les matériels associés sont soumis à une pression d'épreuve, 1,3 fois la pression en exploitation.
 
Comment est réalisé ce contrôle ?

Les circuits sont tout d’abord montés à 27 bars, puis 154 bars. Ce second palier correspond à la conduite normale en exploitation. Après validation de ce premier bilan par l’Autorité de Sûreté Nucléaire, celle-ci autorise ensuite la montée en pression jusqu’à atteindre 206 bars qui est le palier d’épreuve. Ce palier doit être tenu environ 2 heures le temps de réaliser les inspections.
Plusieurs équipes, composées de différents métiers du site et d’inspecteurs de l’ASN, procèdent alors in situ à de multiples contrôles visuels pour confirmer l’absence de fuite et la bonne tenue mécanique des matériels. Des écoutes acoustiques sont aussi réalisées sur l’installation, au moyen de sondes installées préalablement sur les équipements, afin de détecter d’éventuelles fuites.

Un travail préparatoire important des équipes EDF et partenaires industriels sur le site
La préparation de cet examen de sûreté a débuté dès le début de l’arrêt, l’été dernier, par de multiples contrôles et a été facilitée par l’intégration du retour d’expérience de précédentes visites décennales des unités 2 et 4.
L’ensemble du circuit primaire a été passé au peigne fin, dont la cuve du réacteur qui a fait l'objet de nombreuses vérifications, tout comme les générateurs de vapeur, les pompes primaires, les organes de robinetterie et les tuyauteries du circuit primaire de l’installation. Parmi les contrôles, une importante campagne de « tirs radiographiques » a été réalisée. Ces contrôles, à l’instar d’une radiographie médicale pour diagnostiquer une fracture, ont permis de vérifier la qualité des soudures.
La réussite de cet examen de sûreté repose également sur la mobilisation et la réactivité des salariés EDF et prestataires pour répondre notamment aux questions complémentaires de l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

« La réalisation de l’épreuve hydraulique du circuit primaire de l’unité de production n°5 le 27 octobre est une performance remarquable. En effet, la réalisation de cette épreuve à 2 jours de la date définie lors de la mise à l’arrêt du réacteur, il y a 3 mois, est une excellente performance : c’est l’aboutissement d’un travail de longue haleine, complexe mais aussi la concrétisation visible de la qualité de préparation, de la bonne prise en compte des enseignements des 2 premières visites décennales (soulignée par l’ASN), de l’engagement et de la solidarité sans faille de tous dans la réalisation des interventions de maintenance et d’exploitation depuis plusieurs mois. Il y a vraiment de quoi être fiers collectivement et je tiens à féliciter tous les acteurs impliqués, EDF et Prestataires, pour ce très beau résultat.
C’est un jalon important qui vient d’être franchi et qui ouvre la voie au dernier des 3 contrôles décennaux, l’épreuve de l’enceinte de confinement. »

Raphaël ARDISSON, Directeur Arrêt de Tranches et Maintenance, CNPE du Bugey

 

 
L’unité de production n°5 de Bugey a débuté sa 4ème visite décennale (VD4) le 31 juillet 2021. C’est la troisième VD4 que réalise le site du Bugey, après les unités de production n°2  et 4. Cet arrêt de grand ampleur permettra à l’unité n°5 d’atteindre à son tour les standards de sûreté internationaux les plus exigeants et constitue un jalon déterminant pour obtenir l’accord de l’Autorité de sûreté pour poursuivre l’exploitation du réacteur au-delà de quarante ans pour 10 années supplémentaires.
 

 
*le circuit primaire est situé dans le bâtiment réacteur et assure la transmission de la chaleur dégagée dans le cœur du réacteur à l’eau du circuit secondaire. Il comprend la cuve, les générateurs de vapeur, les pompes primaires et d’un pressuriseur.