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Une nouvelle étape de l’arrêt programmé pour maintenance de l’unité n°2 a été franchie au mois d’octobre avec le rechargement du combustible dans la cuve du réacteur. Cette activité requiert un haut niveau d’expertise et des compétences spécifiques.

Pour produire en toute sûreté une électricité bas carbone, les unités de production ont besoin tous les 18 mois environ, d’être mises à l’arrêt pour permettre le renouvellement d’une partie du combustible d’uranium. Cette opération, qui allie technicité et compétences, est réalisée par les équipes EDF de la centrale. La manutention des assemblages combustibles requiert l’utilisation de matériels spécifiques et fait appel à des compétences pointues.

Réalisées en 3x8, non interruptibles, les opérations de déchargement et de rechargement mobilisent en début et en fin d’arrêt, pendant plusieurs jours, toute l’équipe de la section combustible du service Technique et Environnement, assistée par les chefs de chargement.

Ainsi lors de l’arrêt programmé de l’unité de production n°2 en cours, ces équipes spécialisées ont assuré le déchargement en début d’arrêt, puis le rechargement du 20 au 22 octobre derniers, en renouvelant un tiers des 193 assemblages combustible présents dans la cuve du réacteur.

« Mon rôle est tout d’abord de garantir que le bon assemblage est bien rechargé au bon endroit, explique Dominique K, chef de chargement sur cette visite partielle, dans le respect du plan de chargement validé par les experts nationaux. Grâce aux caméras et aux jumelles, je peux réaliser un suivi physique de l’assemblage. Je m’assure qu’il ne présente aucun défaut, et que la manutention ne présente pas de risque de collision avec une structure, une caméra ou un autre assemblage combustible. Je veille également à ce que les conditions de sûreté et de sécurité nécessaires aux manutentions combustibles restent réunies en permanence ».

Afin de maintenir un haut niveau de compétences sur des gestes professionnels rares, ces 20 spécialistes s’entraînent toute l’année sur un simulateur de chargement « grandeur nature ». Le simulateur comprend des postes de travail, des écrans de supervision et des écrans vidéo. Les entraînements réguliers permettent de mettre en œuvre des gestes professionnels peu courants et très techniques et ainsi fiabiliser les interventions et garantir un très haut niveau de sûreté.

Le rechargement du combustible marque l’achèvement des grosses activités de maintenance dans la partie nucléaire de l’installation. En revanche, des contrôles et des interventions se poursuivent en salle des machines, notamment sur des réchauffeurs et des réservoirs du circuit secondaire pour lesquels des expertises complémentaires ont été nécessaires.

La réalisation de ces dernières activités avant le redémarrage de l’installation mobilise l’ensemble des équipes de la centrale, afin de permettre un retour de l’unité n°2 sur le réseau dans les prochaines semaines.

En parallèle, les salariés préparent l’arrêt programmé de l’unité n°1, qui débutera fin février 2023.

Ces campagnes d’arrêts programmés font partie du cycle normal d’exploitation des réacteurs. Les deux unités de la centrale produisent en moyenne chaque année près 18 TWh, soit près de 4 % de la production d’électricité nationale.