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Après un parcours riche et varié aux services d’exploitation nucléaire et de la sûreté qualité, Sylvain a voulu s’orienter vers la professionnalisation des salariés et a rejoint le service Commun de Formation de la centrale, en tant que formateur process UFPI (Unité de la professionnalisation pour la performance industrielle) . Un métier qui lui apporte une richesse humaine qu’il apprécie tout particulièrement, tout en restant dans la technique.

Sylvain, peux-tu nous expliquer dans les grandes lignes, ton parcours professionnel ?

Après des études universitaires de 2003 à 2006, j’ai intégré l’école d’ingénieur de Grenoble, PHELMA avec comme spécialités le nucléaire et la physique neutronique. Mon diplôme en poche, j’ai été embauché en 2008 à la centrale nucléaire de Dampierre pour être opérateur au service d’exploitation nucléaire. Au bout de 24 mois de cursus de formation nécessaire, j’ai été habilité en 2010 et suis resté en travail posté jusqu’en 2014.
Puis, j’ai voulu élargir mon champ de compétences, évoluer vers un métier différent, tout en restant dans la culture sûreté. La région Auvergne Rhône-Alpes m’intéressait par rapport à ses montages (je suis un passionné de randonnées et de treks), j’ai saisi l’opportunité de rejoindre le site de Saint-Alban pour prendre le poste d’Ingénieur Sûreté. J’y suis resté 7 ans et pu ainsi rester proche du terrain, du service d’exploitation et des différents métiers. C’est un poste pluridisciplinaire !
Par la suite, j’ai voulu m’orienter vers la formation et la transmission de connaissances. En 2021, j’ai eu l’opportunité de changer de poste, tout en restant dans la technique. C’est tout naturellement que j’ai rejoint le service Commun de Formation pour être formateur process. Un choix logique vers un métier où il faut avoir des regards d’exploitant nucléaire et une maîtrise parfaite de la culture sûreté.

Quelles sont tes missions ?

Je m’occupe de la formation initiale pour les opérateurs, les chefs d’exploitation et des ingénieurs sûreté pour l’obtention de leurs habilitations. Je participe ainsi à leur maintien de capacité. De façon concrète, cela signifie :
-    Animer des formations en salle
-    Faire réaliser les différentes séquences sur le simulateur pleine échelle de la Salle de commande
-    Réaliser le débriefing, faire les apports techniques et organisationnels en fonction de la situation vécue par les stagiaires
-    Et pour finir, s’approprier les différents retours d'expérience en fonctionnement normal et situation accidentelle et les présenter aux stagiaires.
Dans mon métier de formateur process, il y a aussi une partie d’ingénierie de formation qui est consacrée au développement de scénarii pour le maintien des capacités des équipes de conduite et des ingénieurs sûreté. Ces scénarii sont développés en fonction d’un référentiel national et d’un cahier des charges très spécifique. J’ai toute l’autonomie pour développer les différents scenarii de formation, dans ce cadre défini.
Mon rôle est de porter les exigences de la direction production nucléaire, par exemple les fondamentaux pour être un bon exploitant nucléaire et les pratiques de fiabilisation et d’intervention, auprès des stagiaires.
Je suis également depuis peu évaluateur. Dans le cadre d’un cahier des charges, j’évalue les salariés des services d’exploitation et de sûreté qualité dans une situation donnée. Un scenario est tiré au sort puis est réalisé sur simulateur. Par une observation minutieuse du déroulé de la séquence, je m’assure de l’atteinte des observables attendus de la part des évalués. Cette évaluation périodique (tous les 2 ans) permettra au manager, le cas échéant, de renouveler l’habilitation de ce salarié.

Pourquoi le choix de ce poste ?

J’ai fait ce choix car après toutes ces années passées plus sur de l’opérationnel, je veux maintenant transmettre mes connaissances, mes compétences, mon expérience acquises sur le terrain. Et voir grandir les stagiaires qui débutent (ou non), sur les champs techniques, organisationnels. J’aime aussi, au fil des formations dispensées, voir leurs regards changés, leur culture sûreté développée, les faire grandir professionnellement.
Mon passé d’ingénieur sûreté et ce métier me permettent d’apporter du sens aux différentes exigences demandées pour être opérateur, chef d’exploitation ou ingénieur sûreté.
Et pour finir, ce que j’apprécie le plus dans ce poste est la relation humaine avec la variété des profils que je peux rencontrer : opérateur en formation, ou habilité, chef d'exploitation, ingénieur sûreté, métiers. Les échanges sont complets et variés, ce qui apporte beaucoup de richesse dans la relation.

Merci Sylvain !