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La règlementation impose à tout expéditeur, destinataire et transporteur de matières dangereuses (*), de disposer d’un conseiller à la sécurité du transport (CST). A la centrale de Saint-Alban Saint-Maurice, c’est Sabine, salariée du service Logistique et Prévention des Risques qui occupe ce poste. Avant tout départ du site d’un camion transportant des matières dangereuses, elle effectue les contrôles ultimes qui permettent de donner le feu vert vers le domaine public. Une mission à forte responsabilité qu’elle nous explique…

Sabine, en quoi consiste précisément le métier de CST ?

Le périmètre des missions du CST est défini par la règlementation. Le conseiller à la sécurité des transports doit s’assurer du respect des prescriptions relatives au transport de marchandises dangereuses, conseiller l’entreprise et les intervenants sur le transport de marchandises dangereuses et rédiger le rapport annuel à destination de la direction du site sur les activités de transport de matières dangereuses.

La réglementation transport a pour finalité que toutes les substances dangereuses puissent circuler, y compris sur site, en toute sécurité et éviter ainsi un déversement de produit qui pourrait exposer les personnes et l’environnement.

Au quotidien, je veille à la conformité des transports de matières dangereuses au départ et à l’arrivée sur le site. Cela représente environ 250 transports chaque année (réceptions et expéditions).

Je m’assure que les exigences qui s’appliquent au transport de la matière, de l’emballage, du chargement, du transporteur et de la formation des intervenants, sont conformes et respectées.

Concrètement, avant le départ d’un camion, je me rends au Bâtiment de contrôle des transports, où mes collègues du service Logistique et Prévention des Risques et notre partenaire industriel procèdent aux contrôles radiologiques au niveau des containeurs, du camion lui-même, puis de l’ensemble. J’interviens ensuite pour les contrôles ultimes sur le camion et les containeurs, ainsi que sur l’ensemble des documents.

Ma signature sur les documents, autorisant le départ des matières dangereuses du site et leur circulation sur la voie publique, engage la responsabilité de la centrale sur de nombreux points : la conformité des contrôles radiologiques évidemment, mais également la conformité de l’arrimage et du camion lui-même (état des pneus, présence des équipements de sécurité (gilet jaune), des extincteurs, signalétique …. Nous devons vérifier également la compatibilité entre elles des matières transportées et nous assurer que les conditions météo permettent le transport en toute sécurité.

(*) Sur un site nucléaire, les matières radioactives représentent 90% des matières dangereuses. Les 10 % restants sont le ferrolin, le fyrquel, l’azote…pour ne citer que les principaux.  

Le saviez-vous ? Le conseiller sécurité transport doit avoir suivi une formation spécifique, sanctionnée par un diplôme d’état. L’examen est valable 5 ans et fait l’objet d’un ré-examen tous les 5 ans. Le diplôme obtenu par Sabine, et ses homologues sur les autres sites nucléaires d’EDF s’applique aux transports de produits radioactifs, chimiques et gazeux, par rail et par route.