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Événements significatifs du domaine sûreté concernant la centrale nucléaire de Paluel, déclarés au niveau 0 sous l’échelle INES en décembre 2021.

Retrait d’un module de régulation pour contrôle ne permettant plus l’action automatique d’une grappe de commande

Le 19 septembre 2021, l’unité de production n°1 est reconnectée au réseau électrique national suite à la réalisation de sa visite partielle*. Le 21 septembre, lors de la montée en puissance du réacteur, une anomalie sur le système de régulation d’une grappe de commande** est identifiée. La puissance du réacteur est stabilisée et une intervention est demandée.
Le 22 septembre 2021, le module entrant dans la régulation de la grappe est retiré pour contrôle. Cette action rend indisponible la régulation de la grappe en mode automatique. Le module est remplacé et la régulation requalifiée.
Cet évènement n’a eu aucune conséquence réelle sur l’installation. La grappe de commande est toujours restée disponible par la surveillance d’un opérateur et de la gestion en mode manuel. Cependant, le 10 décembre 2021, un réexamen de l’événement conclue que l’intervention de contrôle réalisée disposait d’une analyse des risques incomplète, notamment vis-à-vis du classement important du matériel pour la sûreté de l’installation.
* Une «visite partielle» est un arrêt programmé de l’unité de production qui prévoit le rechargement du combustible et des activités de maintenance.
** Le contrôle de la réaction en chaîne est assuré par l’absorption plus ou moins importante des neutrons du réacteur. Pour cela des grappes de commande sont insérées plus ou moins profondément dans le cœur du réacteur. L’insertion complète des grappes de commande provoque ainsi l’arrêt quasi immédiat de la réaction en chaîne.

 

Repli d’une unité de production lié à la défaillance d’une vanne

Le 2 décembre 2021, l’unité de production n°1 est en fonctionnement. Les équipes de la centrale réalisent un essai périodique sur le circuit d’injection de sécurité* lorsqu’une alarme apparait en salle de commande. Une vanne du circuit affiche un temps de manœuvre trop long. Sur place, il est constaté que la vanne est bloquée en position intermédiaire, ni ouverte ni fermée. Après analyse, les équipes amorcent le repli de l’unité de production dans un état d’exploitation inférieur à 90°C.
La vanne a été diagnostiquée et réparée. Cet évènement n’a pas eu de conséquence réelle sur la sûreté de l’installation. Néanmoins il est à l’origine du repli de l’unité de production prescrit dans les règles générales d’exploitation.
*Ce système est conçu pour assurer l’injection de bore et le refroidissement du cœur, notamment en cas de rupture du circuit primaire entrainant une fuite d’eau importante.
 

 
Non-respect du délai de réparation d’un équipement requis en période de grands froids

Le 27 octobre 2021, l’unité de production n°3 est en fonctionnement. Les équipes de la centrale débutent une activité de remplacement d’un capteur lié à la ventilation du bâtiment combustible. Cette intervention nécessite la consignation d’un autre équipement, requis pour la sûreté en période de grands froids* (cette période débute le 1er novembre).
Le 28 octobre 2021, l’activité n’est pas terminée mais le régime de consignation reste posé.
Le 1er novembre 2021, la période de grands froids débute et l’équipement requis pour la sûreté est indisponible. Dans ce cas, les procédures d’exploitation requièrent une réparation sous un mois. Cette réparation n’est pas identifiée.
Le 5 décembre 2021, une alarme sur un défaut de ventilation apparait en salle de commande.
Cet évènement n’a pas eu de conséquence réelle sur la sûreté de l’installation. Bien que consigné, l’équipement est toujours resté disponible. Cependant, la réparation n’a pas été effectuée dans le temps prescrit ce qui constitue un non-respect des règles générales d’exploitation.
* Période pendant laquelle des dispositions sont mises en place afin de renforcer la robustesse des installations vis-à-vis de la baisse des températures de l’air et de l’eau. 
  
 

Défaut de serrage sur la cuve du réacteur identifié en amont d’un mouvement d’eau sur le circuit primaire

Le 9 décembre 2021, l’unité de production n°3 est à l’arrêt pour simple rechargement du combustible. Un changement d’état est prévu. L’eau présente dans le circuit primaire principal doit être vidangée en partie afin d’engager de la maintenance et des contrôles dans la partie nucléaire de l’installation. Pour ce faire, un capteur de niveau est utilisé. Les équipes de la centrale posent une bride entre le capteur et le couvercle de la cuve du réacteur. Ils réalisent ensuite un serrage pour s’assurer que l’ensemble est pressurisé. Le serrage est déclaré satisfaisant le 10 décembre 2021 au matin.
Le 10 décembre après-midi, il est constaté que les valeurs de serrage appliquées ne sont pas conformes. Les opérations de changement d’état sont interrompues et le serrage de la bride est repris.
Cet évènement n’a eu aucune conséquence réelle sur la sûreté de l’installation. Le capteur est toujours resté fonctionnel et le changement d’état n’a pas été initié. Cet évènement constitue cependant un écart vis-à-vis de la réalisation d’un transitoire important.