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Samedi 14 août 2021, après deux années de préparation, l’unité de production n°1 a été mise à l’arrêt programmé pour sa quatrième visite décennale. Cet arrêt est exceptionnel, notamment par son volume d’activités : près de 17.000 sont planifiées. Parmi tous les chantiers prévus : les trois examens incontournables d’une visite décennale : l’épreuve hydraulique du circuit primaire et l’épreuve de l’enceinte de confinement du bâtiment réacteur, qui seront soumis à une pression d’examen permettant de tester leur résistance, ainsi que l’inspection approfondie de la cuve du réacteur à l’aide d’une machine d’inspection, qui permettra de vérifier sa résistance et son intégrité.
 
Plus de 60 dossiers de modification des installations seront traités lors de cet arrêt dans le cadre du grand carénage. Ces modifications visent à rehausser significativement le niveau de la sûreté de l’unité de production : installation de nouvelles pompes comme le groupe motopompe du nouveau système d’aspersion de l’enceinte qui serait utilisé en situation accidentelle,  d’un nouveau système numérique de surveillance de la puissance du réacteur, amélioration du système de distribution électrique des matériels avec la création d’une troisième voie électrique d’alimentation des fonctions vitales de l’installation en situation extrême, rénovation du circuit d’arrivée d’eau de mer et remplacement d’un tambour filtrant en station de pompage, renforcement au séisme de certains matériels comme le pont de manutention à l’intérieur du bâtiment réacteur, en sont quelques illustrations.
 
Pour réussir cet arrêt de grande ampleur, 1000 salariés d’entreprises prestataires supplémentaires, professionnels du nucléaire, sont attendus sur le site pour réaliser les activités auprès des équipes de la centrale.
 
Au terme de ces travaux de maintenance et ces contrôles, et sous réserve de l’obtention de l’accord de l’Autorité de sûreté nucléaire, l’unité de production n°1 pourra poursuivre son exploitation pour les dix années à venir. Cette quatrième décennale, la première réalisée sur la centrale nucléaire de Gravelines, permettra de renforcer le niveau de sûreté de l’unité de production n°1, alors proche des réacteurs de troisième génération.