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Le 27 janvier 2022 à 15h30, un intervenant d’exploitation se rend en partie nucléaire de l’installation pour réaliser des activités de manœuvre de vannes sur l’unité de production n°1 de la centrale nucléaire de Gravelines, actuellement à l’arrêt programmé pour maintenance. Il porte les équipements de protection adaptés et est en possession des autorisations de travail pour intervenir en zone nucléaire.
 
A deux reprises, l’intervenant passe devant des appareils de contrôle radiologique mobiles qui se mettent en alarme, indiquant l’élévation du bruit de fond de la radioactivité ambiante. Au second passage, l’intervenant  prévient sa hiérarchie et poursuit ses activités.
 
A 17h38, à la demande du préventeur sur place, l’intervenant réalise son premier niveau de contrôle radiologique de sortie de zone nucléaire qui détecte une contamination au niveau du cou. L’équipe médicale du site est aussitôt appelée. L’intervenant, avec l’assistance d’un personnel de surveillance habilité, retire la particule radioactive. Il est ensuite pris en charge par un infirmier pour réaliser des contrôles complémentaires au service médical, qui se révèlent conformes et confirment le retrait de la particule radioactive.
 
Les analyses réalisées par le service médical ont permis d’estimer que la dose à laquelle l’intervenant a été exposé est supérieure au quart de la limite réglementaire annuelle d’exposition des travailleurs, sans dépasser toutefois la limite annuelle. Pour les travailleurs susceptibles d'être exposés aux rayonnements ionisants lors de leur activité professionnelle, la limite réglementaire de dose, pour douze mois consécutifs, est de 20 millisieverts pour le corps entier et de 500 mSv pour une surface de 1 cm2 de la peau.
 
Le niveau d’exposition radiologique de l’intervenant, inférieur à la limite annuelle, n’a pas de conséquence sur sa santé et ne nécessite pas de suivi médical particulier.
Cependant, en raison du dépassement du quart de la limite annuelle réglementaire, la direction de la centrale de Gravelines a déclaré le 31 janvier 2022 à l’Autorité de sûreté nucléaire, un événement significatif relatif à la radioprotection au niveau 1 de l’échelle INES qui en compte 7.