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Les événements significatifs déclarés à l'ASN en septembre 2022

En septembre 2022, la Direction de la centrale nucléaire de Golfech a déclaré 6 événements significatif à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Un événement générique, commun à plusieurs réacteurs nucléaires d'EDF, a également été déclaré. Ces évènements n’ont pas eu de conséquence réelle sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel ni l’environnement.

 Sûreté

- Evénement déclaré le 6 septembre (niveau 0)

Le système de détection incendie de la centrale a été entièrement rénové entre 2016 et 2021. Suite à cette modification, le périmètre des essais périodiques annuels, qui vérifient le fonctionnement du système, a été élargi. L'extension aux locaux de la turbine à combustion (TAC) et au bâtiment de traitement des effluents (BTE) n’a pas été intégrée dans le référentiel local des essais. Dès la détection de l’écart les documents ont été complétés et les essais réalisés.

Cet évènement n’a pas eu d’impact sur le fonctionnement des installations, le système incendie n’a pas été sollicité durant la période. Un évènement significatif sûreté a été déclaré à l’ASN le 6 septembre 2022 au niveau 0 de l’échelle INES qui en compte 7.

- Evénement déclaré le 15 septembre (niveau 0)

Le 6 septembre 2022, un essai périodique annuel est programmé pour tester la disponibilité des matériels de secours dont ceux de communication (généphones). Certains casques ne fonctionnent pas et sont rechargés durant 2 heures pour les rendre opérationnels. Or une dérogation en cours pour d’autres matériels demande la disponibilité totale de ces casques.

Cet évènement n’a pas eu d’impact sur le fonctionnement des installations. Un évènement significatif sûreté au titre d’un écart aux règles d’exploitation a été déclaré à l’ASN le 9 septembre 2022 au niveau 0 de l’échelle INES qui en compte 7.

Le réacteur n°2 de la centrale nucléaire EDF de Golfech a été mis à l’arrêt dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 avril 2022 pour permettre la réalisation d’une opération de maintenance, au niveau d’un matériel situé dans le bâtiment réacteur (partie nucléaire des installations). Une fois la maintenance effectuée, les équipes de la centrale ont procédé aux opérations de divergence*, sans écart aux spécifications techniques d’exploitation. Le réacteur n°2 a ainsi été reconnecté, en toute sûreté, au réseau électrique national le 1er mai.

Après chaque divergence, une analyse est menée a postériori dans une logique d’amélioration continue. Cette analyse a mis en évidence des défauts en matière d’assurance qualité dans l’application des procédures qui n’ont toutefois eu aucune conséquence réelle sur la sûreté.

La direction de la centrale a déclaré le 15 septembre, à l’Autorité de sûreté nucléaire, un événement significatif sûreté au niveau 0 de l’échelle INES qui en compte 7.

*La divergence consiste à enclencher, pour la première fois, une réaction nucléaire maîtrisée dans la cuve du réacteur

- Evénement déclaré le 16 septembre (niveau 0)

La centrale dispose d’un système de ventilation générale du bâtiment des auxiliaires nucléaires qui comprend un piège à iode (filtre à charbon actif). Cet équipement vise à assurer l'épuration des iodes radioactifs contenus éventuellement dans l'air de ventilation en cas d'incident. Il est aussi utilisé pour capter l’iode en amont de rejets autorisés par la réglementation.

Le 8 septembre, les équipes de la centrale ont constaté la présence de charbon à l’extérieur du piège à iode occasionnant son indisponibilité. Les équipes de la centrale n’ont pas pu procéder aux réparations du piège à iode sous 7 jours, ce qui constitue un écart aux spécifications techniques d’exploitation.

Cet événement n’a eu aucun impact sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel et l’environnement, l’utilisation du piège à iode n’a pas été nécessaire. Il a été déclaré le 16 septembre, à l’Autorité de sûreté nucléaire, au niveau 0 de l’échelle INES qui en compte 7.

- Evénement déclaré le 20 septembre (niveau 0)

Le 12 mai 2022, l’unité de production n°1 est à l’arrêt dans le cadre de sa 3ème visite décennale. Une intervention de maintenance est effectuée sur un robinet d’un des diesels d’alimentation électrique de secours. L’essai de requalification du diesel est ensuite réalisé. Il prévoit le démarrage du matériel pour tester son fonctionnement. A la fin de l’essai, les équipes de la centrale n’arrivent pas à mettre à l’arrêt le diesel comme prévu et décident alors de fermer manuellement deux vannes nécessaires à son démarrage. Cette action rend alors indisponible le diesel durant 3 minutes.

Une analyse menée a postériori à montrer que le diesel n’aurait pas était en mesure d’être redémarré, si nécessaire, durant son indisponibilité momentanée. Or ceci constitue un écart au spécifications techniques d’exploitation (STE). Cet événement sans impact réel sur la sûreté des installations a donc été déclaré, le 20 septembre 2022, à l’Autorité de sûreté nucléaire, au niveau 0 de l’échelle INES qui en compte 7.

- Evénement déclaré le 26 septembre (niveau 0)

Le 22 septembre 2022 l’unité de production n°2 est en fonctionnement et à pleine puissance. Un essai périodique est réalisé sur le système de refroidissement intermédiaire (RRI) pour valider la mesure de température par des sondes. Pour réaliser l’essai, une sonde doit être déconnectée. Suite à une erreur d’étiquetage, une mauvaise sonde est débranchée ce qui génère l’apparition non prévue d’une alarme en salle de commande. La sonde est immédiatement rebranchée et l’alarme disparait.

Cet événement, sans impact réel sur la sûreté des installations, a été déclaré le 26 septembre 2022, à l’Autorité de sûreté nucléaire, au niveau 0 de l’échelle INES qui en compte 7.

 

Transport

- Aucun événement déclaré

Radioprotection

- Aucun événement déclaré

Environnement

- Aucun événement déclaré

 

Evénement significatif sûreté générique relatif à la détection d’une anomalie dans une étude portant sur la maîtrise de la réactivité

Le 8 septembre 2022, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un événement significatif pour la sûreté relatif à la détection d’une anomalie dans une étude portant sur la maîtrise de la réactivité des réacteurs en situation incidentelle ou accidentelle. 

Lors d’un essai de conduite sur le simulateur d’un réacteur de puissance 1300MWe, reproduisant une situation de dilution du circuit primaire du réacteur*, les équipes menant l’essais ont détecté que, selon le degré d’usure du combustible contenu dans le réacteur, les alarmes avertissant les opérateurs et les dispositifs de protection du réacteur n’intervenaient pas selon le séquencement prévu par les études couvrant les scénarios de dilution du circuit primaire.

L’analyse de l’anomalie relevée a démontré l’absence d’impact sur la sûreté, dans la mesure où d’autres procédures et dispositifs existants permettent le pilotage et le maintien dans un état sûr du réacteur.  

EDF a toutefois déclaré cet événement significatif à caractère générique à l’Autorité de sûreté nucléaire au niveau 0 en dessous de l’INES qui en compte 7, pour l’ensemble des réacteurs du palier 1300 MWe.

* On parle de dilution du circuit primaire lorsqu’un apport trop important en eau non borée se produit dans ce circuit, conduisant à réduire la teneur en acide borique qu’il contient.