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En un peu plus de 40 heures, 193 assemblages de combustible rejoindront d’ici ce week-end la cuve du réacteur de la tranche 2. Une opération minutieuse, assurée par les équipes de la section combustible de la centrale, qui entame le processus de démarrage de l’unité n°2.

 « Nous allons mettre en place un tiers de combustibles neufs » précise Philippe Bourlaise, cadre technique en charge du combustible. Les deux autres tiers correspondent à des assemblages combustibles déjà utilisés : l’un ayant déjà réalisé 1 cycle1 et l’autre 2 cycles. Les assemblages ayant réalisé trois cycles sont stockés dans la piscine de désactivation pour un durée minimum de 300 jours en attendant leur départ vers la filière de retraitement ».

Un assemblage combustible, qu’est-ce que c’est ? L’explication en vidéo ici.

Des opérateurs dédiés à chaque étape

Durant les arrêts pour maintenance, les assemblages de combustible sont stockés dans le bâtiment combustible, qui jouxte le bâtiment réacteur. La chaîne complète, permettant le rechargement, est  constituée d’un pont passerelle dans le bâtiment combustible, d’un tube transfert et de la machine de chargement dans le bâtiment réacteur. Elle permet la manutention des assemblages de combustible. Toutes les manœuvres entre la piscine du bâtiment combustible et la cuve du réacteur se réalisent sous plusieurs mètres d’eau, protégeant ainsi les intervenants des radiations.

L’opérateur du pont passerelle va dans un premier temps retirer l’assemblage combustible de son alvéole, située à une dizaine de mètres de profondeur au fond de la piscine combustible. L’assemblage est alors transféré dans la piscine du bâtiment réacteur via le tube transfert, lui aussi manœuvré par un opérateur dédié. Là, c’est l’opérateur de la machine de chargement qui prend le relai. Il va saisir l’assemblage combustible et le placer à la position prévue, dans la cuve du réacteur. Toutes ces opérations sont supervisées par un chef de chargement.

Un personnel formé et habilité

« Toute l’importance de ce processus, c’est de prendre le bon assemblage dans le bâtiment combustible, le manutentionner sans l’endommager et le déposer à la bonne position et en toute sûreté dans la cuve du réacteur, souligne Philippe. Tous les opérateurs de manutention combustible sont formés, habilités et sensibilisés aux risques inhérents à ces opérations ».

Dans le cadre de ces opérations de chargement de combustible,  des documents sont scrupuleusement édités et mis à jour. Ils permettent de tracer les assemblages en temps réel. « Cette traçabilité est une exigence du haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS), précise Philippe. Nous devons à tout moment être en mesure de localiser les éléments combustibles en notre possession. Il s’agit d’une exigence réglementaire ».

Ce tétris géant d’assemblages suit un plan de chargement précis qui garantit une réaction nucléaire équilibrée au sein de la cuve pour toute la durée du programme de production établi. Le chargement du combustible constitue la première étape vers le redémarrage de l’unité de production.

1 Un cycle équivaut à 18 mois de production à pleine puissance.