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Le mois d’octobre a connu de belles victoires sur le site de Flamanville 1&2 et signe la fin de l’affaire Corrosion sous Contrainte (CSC) sur l’unité n°2.  Retour sur une instruction menée tambour battant. 

Pour rappel, en janvier 2022, l’annonce d’une possible présence de CSC sur les unités 1 et 2 vient menacer les arrêts prévus. Début février, une première annonce décale le redémarrage de l’unité n°2 (qui était alors en configuration d’arrêt pour simple rechargement) de quelques semaines pour y ajouter des étapes de contrôle sur le circuit de sauvegarde RIS.

Démarre alors la longue série de contrôles ultrasons sur les soudures du circuit de sauvegarde d’injection de sécurité (circuit RIS), avec la préparation de chantiers spécifiques pour les effectuer, dans un contexte de forte dosimétrie. La mise en place d’une chaîne de savoir-faire en lien avec les entités d’ingénierie nationale est également à souligner, car la gestion de cet aléa a vraiment été l’affaire d’une équipe et non pas le seul fait du site.

Pour résumer, l’unité n°2 a subi en mai une découpe de 4 tronçons sur le circuit RIS (contrôles destructifs). En parallèle, cette elle a été l’une des unités test pour éprouver la nouvelle méthode de contrôle par ultrasons approfondis, qui s’est révélée concluante. Les nombreuses opérations de contrôles et leurs analyses se sont prolongées sur juin et juillet. En août, un atelier a vu le jour sur le site pour lancer la pré-fabrication de 4 nouveaux tronçons (afin de remplacer les tronçons qui avaient été découpés et envoyés pour analyse). Leur montage a été validé par l’ASN début septembre.

Les mois de septembre et octobre ont été consacrés à la repose des tronçons, puis à leur raccordement sur la tuyauterie du circuit primaire.  Chaque tronçon a fait l’objet d’un chanfreinage (préparation des extrémités des tronçons permettant d’assembler des tubes épais), d’un accostage (qui permet le centrage quand on présente les pièces l’une à l’autre), et de passe-racine (qui constitue la soudure initiale entre les deux tronçons sur laquelle porteront les autres soudures de raccordement).  En bref, du travail d’orfèvre avec des tuyaux de 30 cm de diamètre, dans un contexte de travail complexe (exiguïté et dosimétrie élevée) !

A l’issue de la repose de ces tronçons, les opérations de redémarrage « classiques » de l’arrêt ont repris leur cours normal avec notamment le rechargement prévu pendant le dernier week-end d’octobre. En conclusion, les analyses ont montré que l’unité n°2 ne présentait pas de corrosion sous contrainte.

Côté unité n°1, les choses ont aussi bien avancé. Les nouveaux générateurs de vapeur sont tous installés dans leur logement définitif, les raccordements aux circuits primaires et secondaires se déroulent conformément à l’attendu. L’heure est maintenant venue de procéder aux analyses CSC sur l’unité n°1, en utilisant la nouvelle méthode, éprouvée en juillet sur l’unité 2, des ultrasons approfondis (contrôle non-destructif, évitant la découpe des circuits). La géométrie des systèmes étant identique sur les 2 unités, le site reste assez confiant sur les résultats à venir.

Flamanville se met en ordre de marche pour revenir sur le réseau pour l’hiver !