Retour à l'accueil de la centrale

La centrale de Flamanville est en arrêt programmé pour maintenance sur son unité de production n°2 depuis le 23 février. Mais un arrêt de l’unité de production, quésaco ? On vous explique ! 🔍 📸 Et si vous n’avez pas le vertige, nous vous emmenons avec nous sur une activité d’ampleur !

 

3 types d’arrêts pour maintenance

Chaque année, plusieurs réacteurs sont arrêtés parmi les 57 que compte le parc nucléaire français afin de procéder au rechargement du combustible. On profite de ces arrêts pour procéder à l’entretien approfondi et réglementaire de différents matériels des installations et pour parfois les remplacer. Communément appelé « Arrêt de tranche », cette étape est essentielle pour garantir la sûreté et le bon fonctionnement des unités de production, comme celles de Flamanville.

Il existe trois types d’arrêts de tranche, à chacun son lot d’activités :

 

o L’arrêt pour simple rechargement (ASR)

Il s’agit du  plus « bref » de tous les arrêts, qui  prévoit le rechargement d’1/3 du combustible (composé de crayons d’uranium). 

Fréquence : tous les 12 ou 18 mois.

Durée : environ 35 jours.

 

o La visite partielle (VP)

Pour recharger 1/3 du combustible et effectuer contrôles et maintenances, la visite partielle est un arrêt mobilisant d’importantes ressources humaines et matérielles. Sur l’unité de production n°2 de Flamanville, arrêtée depuis le 23 février 2024, ce sont environ 500 personnes supplémentaires qui sont accueillies sur le site, pour réaliser 16 000 activités. 

Durée : environ 2 mois, la durée dépend du nombre d’opérations programmées.

La prochaine visite partielle aura lieu en octobre 2024 sur notre unité de production n°1. 

 

o La visite décennale (VD)

Star des arrêts pour maintenance, elle a lieu, comme son nom l’indique, tous les 10 ans, elle sollicite les équipes pendant plusieurs mois. 

Outre le rechargement du combustible, des contrôles approfondis des composants principaux de l’unité ont lieu. Cuve, circuit primaire, enceinte du bâtiment réacteur… Tout est passé au peigne fin, puisqu’à l’issue de cette visite, l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN), organisme national indépendant, décide si le réacteur peut prolonger son fonctionnement pour une durée de 10 ans.

 

Chaque arrêt se planifie des mois, voire des années en amont, afin d’assurer notre mission de service public qui est de produire une électricité neutre en CO2, conciliant préservation de la planète, bien-être et développement, grâce à l’électricité et à des solutions et services innovants (notre raison d’être 😉). Avant le redémarrage d’une unité de production, l’Autorité de sûreté du nucléaire doit donner son aval.

 

>>> L’arrêt de l’unité n°2 en chiffres :  (du 23 février 2024 au 18 juin 2024)
-24 000 heures de robinetterie
-90 dossiers de modification
-1700 partenaires mobilisés 
-41 millions d’euros

 

Les principales phases d’un arrêt de tranche

Elles sont les mêmes, quel que soit le type d’arrêt ! 

Etapes d'un arrêt de tranche.JPG


📸 Zoom sur une activité d’envergure : le retrait des rotors de la turbine

 

« Evacuation de la salle des machines tranche 2 », entend-on dans les hauts parleurs du site. Le balisage sécurité est en place. Perchés à 15,5 mètres, les équipes ont les yeux rivés au ciel. Le chef de manœuvre prend sa respiration. Le pont de levage d’une capacité de 240 tonnes de la salle des machines se met en marche, le plancher sursaute… Vous ne rêvez pas : les rotors haute et basse pression sont levés et traversent la salle des machines pour être examinés.

Malgré les dimensions, cela reste un véritable travail d’orfèvre : sur ce matériel, les examens doivent être « non destructifs » (contrôles radio, ultrasons, pour voir à travers la matière de la pièce, la magnétoscopie détectant les aspérités internes des pièces grâce à la lampe fluo en réaction à un produit injecté). 

L’objectif est de ne pas abîmer leur matière et de repérer les éventuels besoins de maintenance).

Et… Comme une image vaut mille mots :

Rotor levage 2 sur 2.JPG