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La centrale de Dampierre-en-Burly a déclaré deux évènements significatifs de sûreté de niveau 0 (écart) dont un évènement significatif  générique à l’ensembles des centrale nucléaire de 900 MW française et un événement significatif radioprotection de niveau 0 (écart) à l'Autorité de sûreté nucléaire au mois de février 2022.

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08/02/22 : Pour fonctionner en toute sûreté, les centrales nucléaires disposent de différentes sources d’alimentation en électricité. Ces sources d’alimentation (lignes haute-tension, groupes électrogènes, moteurs diesel) sont redondantes afin d’exclure la possibilité d’une perte des alimentations électriques. Le 4 février, lors d’une opération de maintenance sur un des groupes électrogène de secours, une survitesse du moteur a entraîné la dégradation des coussinets moteur. Cet aléa a entraîné la prolongation de la visite technique au 12 février, au-delà de la limite réglementaire fixée au 6 février. Cet écart, de niveau 0 sous l’échelle INES, n’a eu aucun impact réel sur la sûreté des installations, l’ensemble des autres sources d’alimentation électrique étant disponibles.

 

25/02/2022 : Le 21 février 2022, EDF a informé l’Autorité de sûreté nucléaire de la survenue d’un événement significatif pour la sûreté relatif à la détection de la non prise en compte des conditions de réalisation d’un essai périodique. 

Afin de s’assurer du bon fonctionnement du réacteur nucléaire, de nombreux paramètres sont contrôlés et suivis en permanence notamment via des chaînes neutroniques. Ces dernières permettent de contrôler, grâce à de nombreux capteurs, le flux neutronique à l’intérieur de la cuve du réacteur. Lorsque le réacteur est en fonctionnement, un contrôle, appelé “essai périodique”, est réalisé à la maille hebdomadaire sur ces chaines neutroniques pour s’assurer de leur bon fonctionnement. Lorsque le réacteur est arrêté, ces contrôles périodiques sont toujours réalisés via d’autres capteurs spécifiques.

Les règles générales d’exploitation stipulent que, lorsque le réacteur est arrêté, l'essai périodique de ces matériels est également réalisé de manière hebdomadaire, avec une tolérance de réalisation de cet essai de 42h après l’arrêt de la réaction en chaine. A la suite d’un défaut d’analyse des conditions de réalisation de cet essai, certaines centrales nucléaires n’ont pas réalisé le premier contrôle dans le délai requis.  

Cet événement n’a pas eu de conséquence réelle sur la sûreté des installations, l’analyse montrant que ces matériels sont toujours restés disponibles.  

Toutefois, la détection de ces écarts a conduit EDF à informer le 21 février 2022 l’Autorité de sûreté nucléaire de la survenue d’un événement significatif pour la sûreté à caractère générique, au niveau 0 en dessous de l’échelle INES qui en compte 7, pour les réacteurs nucléaires des centrales du Bugey, du Tricastin, de Gravelines, de Dampierre-en-Burly, du Blayais, de Saint-Laurent-des-Eaux, de Cruas-Meysse, de Paluel, de Saint-Alban, de Flamanville, de Cattenom, de Belleville-sur-Loire, de Nogent-sur-Seine, de Penly et de Golfech. 

S’agissant de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly, cet événement a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 25 février 2022.

 

Unité de production N°1 (en production, connectée au réseau électrique national)

Aucun évènement déclaré sur l’unité de production n°1

 

Unité de production N°2 (en production, connectée au réseau électrique national)

09/02/22 : Afin d’assurer la sécurité des salariés et la protection de l’environnement, des chaînes de mesure de la radioactivité sont installées à différents emplacements du site. Pour fonctionner, elles utilisent une « source » radioactive de référence servant à les étalonner. En cas de remplacement, ces sources radioactives doivent être identifiées et stockées selon une procédure spécifique. Le 1er février, lors du remplacement d’une chaîne de mesure, le technicien en charge du remplacement n’a pas identifié immédiatement la source de la chaîne de mesure. Le 4 février, l’analyse de l’intervention a permis de relever cette anomalie et de traiter la source conformément aux règles en vigueur. Cet écart, de niveau 0 sous l’échelle INES, n’a eu aucun impact réel sur la santé des intervenants ou l’environnement, les contrôles faits à posteriori n’ayant montré aucune contamination.

 

Unité de production N°3 (en production, connectée au réseau électrique national)

Aucun évènement déclaré sur l’unité de production n°3

 

Unité de production N°4 (en production, connectée au réseau électrique national)

Aucun évènement déclaré sur l’unité de production n°4