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Vie industrielle : synthèse des événements déclarés à l'Autorité de sûreté nucléaire en février 2023

En février 2023, la centrale de Dampierre-en-Burly a déclaré 7 événements significatifs de sûreté de niveau 0 (écarts) à l’Autorité de sureté nucléaire.

 

Unité de production N°1 : Aucun événement significatif de sureté déclaré.

 

Unité de production N°1 et 2 (matériel commun aux deux unités de production)

Déclaré le 1er février 2023 : le 16 janvier, après le remplacement d’un capteur du circuit qui assure le traitement et le contrôle des effluents, un dysfonctionnement apparaît sur l’alarme qui lui est associée lors du test de requalification. Ce dysfonctionnement est dû à un matériel changé au mois de mai 2022 et lié à cette alarme. Le remplacement de ce dernier a permis de valider la requalification du capteur.

Cet écart de niveau 0 sous l’échelle INES, sans impact réel sur la sûreté des installations, a été déclaré par la centrale à l’Autorité de sûreté nucléaire.

 

Unité de production N°2

Déclaré le 13 février 2023 : le 9 février 2023, un essai périodique est réalisé par les équipes de conduite sur une pompe du circuit d’aspersion*. Lors de l’essai, la pompe ne démarre pas. Le technicien envoyé sur place constate que la pompe est débrochée. Après analyse, il apparaît que celle-ci est déconnectée depuis le 27/11/2022.

Cet écart de niveau 0 sous l’échelle INES, sans impact réel sur la sûreté des installations, a été déclaré par la centrale à l’Autorité de sûreté nucléaire.

* le circuit d’aspersion permet la recirculation de l’eau utilisée en cas d’incident dans le bâtiment réacteur

 

Unité de production N°3

Déclaré le 13 février 2023 :  Le 12 février, un opérateur présent en salle de commande détecte une variation des données de température issues d’un capteur situé sur une pompe du circuit d’injection de sécurité. Ce capteur est immédiatement réparé par les équipes de la centrale. Toutefois, les données du capteur servant à valider deux critères des essais périodiques, ces derniers ne peuvent être considérés comme satisfaisants.

Cet écart de niveau 0 sous l’échelle INES, sans impact réel sur la sûreté des installations, a été déclaré par la centrale à l’autorité de sûreté nucléaire.

 

Unité de production N°3 et 4 (matériels présents sur deux unités de production)

Déclaré le 21 février 2023 :  Une analyse de l’historique de maintenance, réalisée par les équipes de la centrale sur un des moteurs diesel de secours de l’unité de production n°3, a montré que celle-ci n’avait pas été réalisée dans les délais prévus. La visite technique aurait dû être réalisé lors de l’arrêt pour maintenance de 2021 alors qu’elle a été réalisée en 2022. La même anomalie a été constatée sur un des moteurs diésel de l’unité de production n°4.

Cet écart de niveau 0 sous l’échelle INES, sans impact réel sur la sûreté des installations, les moteurs ayant toujours été disponibles, a été déclaré par la centrale à l’Autorité de sûreté nucléaire.

 

Unité de production N°4

Déclaré le 7 février 2023 :  Un essai périodique est réalisé le 4 février sur le système de protection du réacteur. Cet essai se décompose en différentes séquences. Lors de la neuvième, l’intervenant tourne par réflexe un commutateur alors que cette action ne doit intervenir que dans la séquence suivante. Cette action entraine le démarrage effectif d’un diesel, ce qui n’est pas prévu dans le cadre de cet essai périodique. 

Cet écart de niveau 0 sous l’échelle INES, sans impact réel sur la sûreté des installations, a été déclaré par la centrale à l’Autorité de sûreté nucléaire.

Déclaré le 13 février 2023 :  Le 10 février, une opération de maintenance est réalisée sur une vanne du circuit d’injection de sécurité. A l’issue de l’intervention, le technicien réalise une manœuvre d’ouverture puis fermeture de la vanne, d’une durée de 8 secondes, sans en avoir informé la salle de commande alors que le réacteur est en fonctionnement.

Cet écart de niveau 0 sous l’échelle INES, sans impact réel sur la sûreté des installations, a été déclaré par la centrale à l’Autorité de sûreté nucléaire.

Déclaré le 13 février 2023 : En février 2023, l’IRSN* interroge la centrale de Dampierre sur l’analyse de la consommation élevée d’un groupe électrogène de secours après une opération de maintenance. La reprise du dossier de maintenance par les équipes de la centrale a fait apparaitre plusieurs anomalies dans sa rédaction.

Bien que ce groupe électrogène soit resté disponible, la centrale de Dampierre a déclaré cet écart de niveau 0 sous l’échelle INES, sans impact réel sur la sûreté des installations, à l’Autorité de sûreté nucléaire.

* IRSN : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

 

Sur le mois de février, ont été également déclarés auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire :