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Mardi 24 août 2021, un salarié EDF a réalisé des contrôles visuels sur plusieurs vannes dans le bâtiment réacteur de l’unité de production n°2, actuellement en arrêt programmé pour maintenance.

A sa sortie de zone contrôlée, le salarié se présente aux portiques de contrôle de la radioactivité. Une contamination externe est détectée.

Le salarié a été immédiatement pris en charge par le service médical de la centrale, pour réaliser des contrôles complémentaires et traiter le point de contamination selon les procédures usuelles. Une particule radioactive a été identifiée au niveau de sa nuque et retirée.

L’exposition du salarié est calculée à partir du niveau de radioactivité de la particule présente sur la peau (activité) et du temps durant lequel cette particule a exposé effectivement le salarié.

 Les équipes du service prévention des risques ont mené différentes investigations dans le bâtiment réacteur, pour déterminer l’origine de la contamination du salarié en retraçant son parcours. Les résultats n’ont pas permis d’en préciser l’origine.

De manière conservatoire, EDF considère donc que le salarié a pu être exposé durant la totalité de son parcours en zone contrôlée, depuis son entrée jusqu’au retrait de la source d’exposition. Cette mesure, prise par précaution dans le calcul estimatif de l’exposition, conduit à un dépassement de la limite réglementaire annuelle dite « dose peau » de 500 mSv.

Le salarié a poursuivi son activité. Il fera l’objet d’un suivi médical par la médecine du travail, complémentaire au suivi classique des personnes intervenant en zone contrôlée.

La direction de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse a déclaré cet événement le 27 août 2021 à l’Autorité de sureté nucléaire, comme un événement significatif radioprotection de niveau 2 (incident) de l’échelle INES qui en compte 7, du fait du dépassement de la limite réglementaire annuelle pour la dose peau.