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L’été 2023 a été sec et ponctué de pics de chaleurs, bien que dans une proportion moindre qu’en 2022. Une situation qui n’a pas posé de difficultés pour le fonctionnement de la centrale de Civaux, dont les deux unités de production sont actuellement à la disposition du réseau électrique national.

Produire en période estivale : une préparation en amont

Tout comme le passage de l’hiver, le passage en période estivale se prépare plusieurs plusieurs mois en amont. L’objectif est de préserver les matériels pour faire face à des conditions climatiques plus contraignantes afin de garantir les performances de production et de sûreté. La réglementation définit ainsi les actions de prévention et de surveillance à mettre en oeuvre pour protéger les matériels sensibles en cas de fortes chaleurs. Il s’agit notamment de maintenir une température conforme aux exigences dans les locaux contenant du matériel important pour la sûreté afin d’en garantir le bon fonctionnement et la disponibilité, quelle que soit la température extérieure (installation de brumisateurs dans les locaux sensibles, peinture de murs en blanc à titre d’exemples). Par ailleurs, des équipes dédiées d’EDF réalisent en continu une surveillance de la météo et de l’hydrométrie en étroite collaboration avec Météo France. Ce suivi permet ainsi d’anticiper les situations de forte sécheresse et de canicule.

La Vienne : une contrainte devenue un atout ?

La centrale nucléaire de Civaux étant située en bord de rivière et non en bord de mer ou d’un fleuve, la prise en compte de son débit plus faible et de la nécessité de ne pas trop la réchauffer a été prise en compte dès la conception. Ainsi, des mini aéroréfrigérants motorisés permettent d’accélérer le refroidissement de l’eau restituée à la rivière. Par ailleurs, en cas de débit trop faible dans la Vienne, la centrale, tout comme les autres utilisateurs de l’eau (agriculture, pêche, tourisme, alimentation en eau potable...) peuvent bénéficier des 120 millions de m3 d’eau des 17 barrages situés en amont (soit l’équivalent d’environ 48 000 piscines olympiques), situés sur la Vienne et ses affluents (Maulde, Taurion...)