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  1. Dépassement de la pression du circuit primaire
Le 5 janvier 2021, l’unité de production n°1 poursuit ses opérations de redémarrage pour son retour sur le réseau électrique national, après le programme de maintenance réalisé lors de sa troisième visite décennale. Lors de ces opérations, un problème technique survient sur une pompe, nécessitant dans le domaine d’exploitation en cours, que le couple pression/température du circuit primaire soit inférieur à 45 bars absolus et à 220°C.
L’opérateur en salle de commande constate un léger dépassement de la pression du circuit primaire qu’il abaisse aussitôt. La valeur de pression primaire a atteint au maximum 45,2 bars absolus et le dépassement du seuil a duré 37 minutes. Ce dépassement constitue un écart aux spécifications techniques d’exploitation.
Cet événement, sans conséquence réelle sur la sûreté des installations a été déclaré le 7 janvier 2021, à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) au niveau 0 de l’échelle INES.
  •   Absence de précision relative à la limite de pression du circuit primaire pour l’une des phases de remontée en puissance dans les spécifications techniques d’exploitation des réacteurs des paliers 900 et 1300MWe
 Il a été constaté que lorsque la pression primaire est pilotée en automatique, la plage de pression documentée dans les spécifications techniques d’exploitation pouvait être vue comme plus restrictive que la plage retenue et validée par les études de sûreté.
Il n’y a eu aucune conséquence réelle sur la sûreté dans la mesure où, les études de sûreté prennent bien en compte les plages de pression de la régulation et que ces plages sont bien en deçà des seuils d’alarme et de protection automatique du réacteur. EDF procède donc à une mise à jour de la documentation des spécifications techniques d’exploitation en cohérence avec les études de sûreté pour les réacteurs 900 et 1300 MWe.
En raison de cette imprécision documentaire, EDF a déclaré le 15 janvier 2020 un événement significatif de sûreté au niveau 0  de l’échelle INES qui en compte 7 pour l’ensemble des réacteurs de 900 et 1300MWe à l’ASN.
 
* réacteurs de Bugey, Blayais, Chinon, Cruas-Meysse,  Dampierre-en-Burly, Gravelines, Saint-Laurent-des-Eaux et au Tricastin
**réacteurs de Flamanville, Paluel, Saint-Alban, Belleville, Cattenom, Golfech, Nogent-sur-Seine et Penly
 
  •  Entrée en zone contrôlée sans dosimètre passif, ni dosimètre opérationnel
 Le 15 janvier 2021, un agent de la Protection de Site participe à un exercice incendie avec les secours extérieurs. Il se rend au niveau de la laverie, lieu de l’exercice et rentre en zone contrôlée. L’Officier des Sapeur-Pompier Professionnel s’aperçoit qu’il ne porte pas de dosimètre passif, ni de dosimètre opérationnel*. Il lui demande aussitôt de prendre un appareil de mesure de radioactivité et de se contrôler. Le contrôle est conforme et les conséquences sanitaires pour le salarié sont nulles.
Le 20 janvier 2021, cet Événement Significatif Radioprotection a été déclaré à l’ASN au niveau 0 de l’échelle INES.
 
* Lors de chaque accès en zone nucléaire, les travailleurs disposent de deux appareils pour mesurer en continu le rayonnement auquel ils sont éventuellement exposés. Un dosimètre électronique mesure et affiche la dose reçue en temps réel et un dosimètre nominatif sert de référence et enregistre les doses qui sont comptabilisées chaque mois.