L’inspection du parement amont du barrage est réalisée à l’aide d’une embarcation.

Une visite décennale pour garantir la sûreté du barrage et sa pérennité

Régulièrement, les grands barrages sont inspectés, sous le contrôle rigoureux des services de l’Etat pour vérifier leur bon état général et celui de leurs composants, notamment les parties habituellement immergées des ouvrages. En 2016, EDF investit 170 000 € pour procéder à l’examen technique complet décennal du barrage de Vassivière sur la Maulde. Cette inspection vient compléter la surveillance permanente effectuée de l’ouvrage, grâce notamment aux nombreux appareils de mesure (pendules dans le corps du barrage, instruments de mesure de pression et de débit…). Didier Casse, responsable EDF du groupement d’usines hydrauliques sur la Maulde et le Taurion intégrant le barrage de Vassivière, ajoute : « Cette opération permet de garantir à long terme le plus haut niveau de sûreté et contribue à pérenniser ce patrimoine industriel ».

Un abaissement partiel du lac pour minimiser les impacts

Pour réaliser l’examen technique complet du barrage de Vassivière, EDF a proposé à la DREAL* un abaissement partiel et non une vidange totale du lac afin de minimiser l’impact sur les différents usages de l’eau et sur l’environnement. Depuis septembre, l’exploitant hydraulique a progressivement baissé le niveau du lac jusqu’à atteindre environ 5 mètres d’abaissement fin octobre. Ce niveau évolue désormais en fonction de la pluviométrie, des besoins de production hydroélectrique et du soutien du débit de la Vienne, comme le permettent les consignes d’exploitation du barrage à cette période de l’année. La première phase d’examens a montré un barrage en bon état Au printemps dernier, une première phase d’examens avait permis d’une part, d’inspecter visuellement, à l’aide de jumelles, les parties dénoyées du barrage accessibles en permanence en fonctionnement normal (les surfaces en béton sur le parement aval et le couronnement du barrage) ; d’autre part, d’examiner par robot subaquatique les parties immergées. « Pour ces visites subaquatiques, nous avons bénéficié de bonnes conditions de visibilité grâce à une eau claire, une turbidité favorable », précise Lionel Dettori, ingénieur génie civil pour le Centre d’ingénierie d’EDF qui pilote l’ensemble des expertises et inspections réglementaires réalisées dans le cadre de l’examen technique complet du barrage. « Les inspections réalisées jusqu’alors ont montré un barrage en bon état, ne nécessitant que quelques reprises mineures de la surface en béton », ajoute-t-il.

Une deuxième et dernière phase consacrée notamment à l’inspection visuelle du barrage

Cette dernière phase d’examens en cours consiste à inspecter, grâce à l’abaissement du plan d’eau de la retenue, la partie amont du barrage la plus exposée aux variations du niveau d’eau, sur une hauteur d’environ 5 mètres. « A partir d’une embarcation sur le lac, nous regardons au plus près les détails du parement du barrage, explique Lionel Dettori, nous profitons de l’abaissement du lac pour effectuer des travaux d’entretien de la surface en béton », ajoute-t-il. « Nous allons par ailleurs examiner les principaux organes de sûreté du barrage : les évacuateurs de crue et les vannes de fond », complète Didier Casse. Ces dispositifs, essentiels pour la sûreté du barrage ont chacun leur fonction. Les vannes de fond, appelées aussi vannes de vidange, permettent, en cas de besoin, d’abaisser rapidement le niveau du lac. Les évacuateurs de crue, comme leur nom l’indique, sont prévus pour le passage des crues. Leur inspection consiste à vérifier le bon état de chacune des différentes parties mécaniques des vannes et de leur dispositif de manœuvre. Concrètement, sur toutes les parties métalliques, EDF réalise une inspection visuelle globale ainsi que des contrôles plus poussés permettant d’évaluer leur niveau d’usure.
A l’issue de l’examen technique, un rapport de sûreté complet du barrage sera réalisé par EDF puis transmis et présenté à la DREAL pour contrôle.