Dans le Doron de Beaufort, certaines truites fario sont désormais porteuses d’une puce émettrice. L’objectif : étudier de plus près leur comportement migratoire pour pouvoir, à terme, optimiser le fonctionnement des dispositifs de franchissement qui permettent leur libre circulation dans la rivière. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un programme de recherche mené par la Fédération de pêche de Savoie et le service de recherche et développement d’EDF, en concertation avec l’Agence de l’eau et l’ONEMA*.
Le comportement migratoire et les déplacements dans les cours d’eau de la truite fario sont encore mal connus, contrairement à celui de certaines espèces de grands migrateurs très étudiées, comme le saumon par exemple. La Fédération de pêche de Savoie et EDF viennent de lancer un programme d’étude du comportement migratoire de la truite fario sur le Doron de Beaufort. Sur ce cours d’eau, EDF exploite plusieurs centrales de production hydroélectriques dont certaines sont équipées de dispositifs de franchissement. C’est sur ces passes à poissons que la Fédération de pêche de Savoie a installé en juin dernier des antennes émettrices, dont le rôle sera d’enregistrer le passage des poissons et de collecter ainsi des données sur leurs déplacements dans le cours d’eau. Les antennes sont placées à proximité des prises d’eau de Queige (à côté de la centrale de Villard) et de Roengers (à côté de la centrale de Queige).

Plusieurs campagnes de pêches électriques ont été réalisées en octobre et novembre 2016 afin d’équiper certaines truites fario d’une petite puce émettrice. Chaque truite capturée est pesée et fait l’objet d’un prélèvement d’écailles permettant de définir son âge avec précision. Les poissons correspondant aux critères de l’étude sont anesthésiés et équipés d’une puce, introduite dans leur cavité abdominale. Cette puce permettra de détecter le passage du poisson devant une antenne et de suivre ainsi ses déplacements dans le cours d’eau.

© Asters - Rémy DOLQUES
Le programme entrera en phase opérationnelle d’ici la fin de l’année. Les données seront collectées pendant 2 ans par la Fédération de pêche de Savoie puis analysées par le service de recherche et développement d’EDF. L’objectif est, à terme, d’optimiser le fonctionnement des dispositifs de franchissement et d’améliorer la circulation des truites fario dans les cours d’eau.

Initié dans le cadre d’une convention de partenariat qui lie EDF et la Fédération Nationale de la Pêche en France (FNPF), ce programme fait l’objet d’un suivi qui intègre l’Agence de l’Eau et l’ONEMA.

* Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques