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Dans la nuit du 20 au 21 février 2021, les équipes de la centrale procèdent à la mise à l’arrêt programmée de l’unité de production n°1. Après le découplage au réseau électrique et l’arrêt du réacteur, les activités consistent à faire décroître progressivement les niveaux de température et de pression du circuit primaire afin de permettre les opérations de maintenance planifiées. A ces différents paliers de température et de pression, les règles techniques d’exploitation prévoient que certaines conditions doivent être respectées en ce qui concerne la position de groupes de grappes de commande que l’on insère à l’intérieur du réacteur pour contrôler sa puissance*. Au cours des activités réalisées un peu avant minuit, les équipes n’ont pas identifié dans leur consigne qu’avant de poursuivre la baisse de température et de pression, l’un des groupes de grappes devait être complètement extrait comme cela était déjà le cas pour deux autres groupes. Lorsqu’ils l’ont constaté, les opérateurs ont rapidement corrigé la position du groupe pour se remettre en conformité avec les règles d’exploitation. Cet événement n'a eu aucune conséquence réelle sur la sûreté des installations, ni sur l'environnement. La direction de la centrale de Cruas-Meysse l’a déclaré, le 24 février 2021, à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) au niveau 1 de l’échelle INES qui en compte 7.
 
*Les grappes de commande contiennent des matériaux absorbant les neutrons. Elles sont insérées verticalement, plus ou moins profondément dans le cœur du réacteur. Avec l’ajustement de la concentration en bore dans l’eau du circuit primaire, elles sont l’un des moyens principaux pour laisser s’entretenir ou freiner la réaction nucléaire.