Présentation

La centrale nucléaire de Flamanville

 
La centrale nucléaire de Flamanville est un acteur économique essentiel de la région Normandie.
En 2018, elle a produit 12,6 milliards de kilowatts par heure (kWh) soit environ 3,2 % de la production nucléaire française.
 
La sûreté constitue l’ensemble des dispositions prises par l’exploitant d’une installation nucléaire pour protéger l’Homme et l’environnement contre la dispersion de produits radioactifs. Avec la prévention des risques, c’est la première priorité des équipes d’EDF Flamanville. Le professionnalisme des exploitants de la centrale de Flamanville, la recherche systématique de l’amélioration continue et le bon état des matériels garantissent un bon niveau de sûreté. En 2018, 37 événements significatifs sûreté ont été déclarés à l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) dont 4 de niveau 1 sur l’échelle INES (International nuclear event scale) qui en compte 7.
 
La sécurité des personnes intervenant sur les installations, qu’elles soient salariées d’EDF ou d’entreprises extérieures, est une préoccupation de tous les instants.
En 2018, le taux de fréquence d’accidents (nombre d’accidents par million d’heures travaillées) s’est élevé à 3,3, soit 11 accidents ayant entraîné un arrêt de travail. Les actions de sensibilisation à la sécurité ont été nombreuses, avec notamment une semaine dédiée à la sécurité routière.
La centrale porte une attention particulière aux rayonnements auxquels pourraient être exposés les salariés travaillant en zone nucléaire. Le souci de les limiter au maximum est permanent.
Ainsi, en 2018, aucun intervenant n’a dépassé 16 mSv, la réglementation fixant la limite d’exposition pour les travailleurs du nucléaire à 20 mSv/an. La dosimétrie individuelle maximum intégrée s’est élevée à 10,7 mSv en 2018.
En 2018, les rejets émis par l’exploitation de la centrale sont toujours restés inférieurs aux limites autorisées.
 
La centrale de Flamanville 1&2 travaille en continu au renouvellement des compétences de ses équipes.
En 2018, 6  nouveaux embauchés ont rejoint les effectifs, ce qui porte à 780 le nombre de salariés EDF. EDF considère la formation comme une donnée essentielle dans la montée en compétences de ses équipes, ainsi, près de 66 000 heures de formation ont été dispensées, soit en moyenne 80 heures par salarié et par an.
 
L’année 2018 a par ailleurs été marquée par une visite décennale (VD) de l’unité de production n°1. Lors de cet arrêt, un tiers du combustible a été renouvelé. Environ 1 700 intervenants d’entreprises partenaires ont contribué à réaliser plus de 10 000 activités. Des aléas lors du redémarrage de certains matériels ont retardé le couplage. Il n’est pas inhabituel de rencontrer des aléas techniques sur ce type d’arrêt, du fait des contrôles extrêmement poussés et complets que mènent les intervenants. Notre priorité absolue reste la sûreté, et il a été de notre responsabilité d’exploitant de prendre tout le temps nécessaire pour terminer la visite décennale de l’unité de production n°1 et la redémarrer en toute sûreté.
 
 

Que faire en cas d'accident ?

L'exploitation d'une centrale nucléaire nécessite l'utilisation d'uranium dont la fission libère de l'énergie et crée de la radiocativité. Les rayonnements émis, appelés ionisants, peuvent avoir des conséquences sur la santé de ceux qui y sont accidentellement exposés. EDF, en tant qu'indutriel responsable, assure cette activité avec la plus grande vigilance. Elle a mis en place, dès la conception de ses centrales, des processus de sécurité très stricts afin de protéger les hommes et l'environnement. La pertinence de ces précautions est réexaminée en permanence en fonction de l'évolution des connaissances et de l'expérience d'exploitation de ces installations.
Cependant, bien que la probabilité d'accident soit extrêmement faible,  la centrale de Flamanville et la Préfecture de Saint-Lô ont mis en place conjointement une organisation rigoureuse afin de répondre au mieux aux situations d'urgence.

Vous souhaitez en savoir plus sur la prise d'iode et les réflexes à avoir en cas d'alerte nucléaire ?