Présentation

Flamanville 3 : une centrale de nouvelle génération pour préparer l'avenir

Après les premiers travaux de préparation du site en 2006, la construction de l'EPR a débuté en décembre 2007. Le chargement du combustible et le démarrage du réacteur sont prévus à la fin du quatrième trimestre 2019, pour un coût estimé 10,9 milliards d'euros.
Il constitue le premier exemplaire d'une nouvelle génération de réacteurs nucléaires.
 

L'EPR : un enjeu industriel pour le futur

La réalisation de réacteurs EPR en France répond aux nécessaires besoins d'investissements dans de nouvelles capacités de production d’électricité pour assurer la sécurité d'approvisionnement et constitue une étape essentielle dans la préparation du renouvellement du parc nucléaire d’EDF. L'EPR s'inscrit dans la continuité des techniques existantes. Il intègre tous les progrès récents en matière de sûreté, de protection de l'environnement, de performance technique et économique, pour offrir une production d'électricité sûre, compétitive et décarbonée.
 

La technologie EPR

Cette technologie avancée offre des améliorations sur le plan de la sûreté, de l’environnement et des performances économiques.

Un très haut niveau de sûreté

Le réacteur EPR est doté d’un niveau de protection très élevé.

Il possède quatre systèmes de sauvegarde, parallèles et séparés dans des locaux distincts. Ils garantissent une quadruple redondance, tant au niveau de leurs composants électriques et mécaniques que sur le plan de leurs systèmes de contrôle-commande. Chaque système peut ainsi assurer à lui seul l’ensemble des fonctions sûreté essentielles pour protéger l’homme et l’environnement en toutes circonstances : l’arrêt de la réaction nucléaire et le refroidissement du réacteur.
Pour protéger le réacteur contre les actes intentionnels de malveillance, y compris la possibilité d’une chute d’un avion de ligne gros porteur sur le site. , le réacteur EPR possède une coque en béton, appelée également coque-avion, construite sur les parties les plus sensibles de l’installation.
Le réacteur EPR bénéficie également d’une réserve d’eau au plus près du réacteur et d’un dispositif conçu pour contenir et refroidir le cœur du réacteur en cas de situation accidentelle : le récupérateur de corium.

Des performances économiques améliorées

Héritier des réacteurs français N4 (Chooz et Civaux) et allemands KONVOI, l'EPR s'inscrit dans la continuité des techniques existantes. Il offre une plus grande souplesse d'utilisation et un coût d'exploitation moindre. L'EPR va permettre de consolider les compétences françaises dans le domaine du nucléaire et de préparer le renouvellement du parc français et européen.
L'EPR sera le réacteur le plus puissant au monde (1 650 MW, contre 1 500 MW pour les plus récents), avec un rendement amélioré.
Sa durée de fonctionnement est prévue pour 60 ans.
Le réacteur EPR devrait pouvoir atteindre un taux de disponibilité de 91 %, notamment grâce à une réduction de la durée moyenne des périodes d'arrêt pour rechargement du combustible, à sûreté équivalente. Cette durée sera réduite à 16 jours contre 30 à 45 jours aujourd'hui selon les différents types de centrales du parc. La production annuelle d'électricité sera ainsi augmentée de 36 % par rapport aux réacteurs actuels.

Une protection de l’environnement renforcée

L'EPR permettra de produire une énergie décarbonée. Les objectifs de conception et d'exploitation de l'EPR permettent notamment :
• une utilisation plus efficace du combustible : à production d'électricité constante, une diminution de 17% de la consommation de combustible par rapport aux réacteurs de 1 300 MW
• une réduction sensible des rejets d'effluents radioactifs liquides et gazeux par rapport aux meilleures unités de production du parc nucléaire français (- 30 %, hormis pour le carbone 14 et le tritium, pour lesquels les quantités restent équivalentes aux réacteurs actuellement en fonctionnement)
• une production de déchets radioactifs réduite de 30 %
 

L’EPR : une réalisation à l’horizon 2019

2004 : débat public sur l'EPR de Flamanville.
2006 : EDF décide de lancer le projet d'EPR à Flamanville et dépose une demande d'autorisation de création (DAC) auprès des pouvoirs publics.
2007 : le gouvernement signe le décret d'autorisation de création après instruction du dossier par l'ASN.
2008 : le gouvernement décerne le label « Grand chantier » à la construction de l'EPR.
2009 : les premiers gros composants arrivent sur le chantier (les premiers éléments de la future turbine, de l'alternateur...).
2010 : mise sous tension du transformateur principal permettant la liaison au réseau électrique.
2011 : les travaux de génie civil de la salle des machines et de la station de pompage sont terminés, permettant la réalisation des montages électriques et mécaniques dans les locaux.
2012 : les innovations de sûreté propres à l'EPR telles que le récupérateur de corium, les réservoirs de sauvegarde et les toitures coque-avion de deux bâtiments de sauvegarde sont achevées. Le canal d'amenée de la station de pompage est mis en eau en novembre ; la station de pompage et la salle des machines présentent désormais leur aspect définitif.
2013 : la pose du dôme est réalisée le 16 juillet avec la grue "Big Benny". Les essais de mise en eau du réservoir de sauvegarde sont effectués en fin d'année de manière satisfaisante. La cuve du réacteur est acheminée sur site en octobre. En 2013, l'EPR présente sa configuration électrique définitive.
2014 : les défis ont été nombreux et chaque entreprise, chaque salarié s'est impliqué avec professionnalisme dans la réussite et le franchissement de nombreuses étapes : introduction de la cuve du réacteur, du premier des quatre générateurs de vapeur et du pressuriseur, achèvement du bétonnage de l'enceinte interne, mise en service de la salle de commande... L'année est aussi marquée par la réalisation des premiers grands essais sur un EPR, notamment au niveau du circuit d'eau brute secourue en station de pompage.
2015 : de nouvelles étapes importantes ont été franchies sur le chantier de l’EPR : les montages dans le bâtiment réacteur autour de la cavité réacteur (introduction des générateurs de vapeur, etc.), les nombreuses mises sous tension de tableaux électriques, les premiers essais dans l’îlot nucléaire… L’année aura été conclue avec la fin du bétonnage de l’enceinte externe le 17 décembre.
2016 : Une année marquée par l’atteinte de la première étape clé, fixée par le groupe EDF en septembre 2015 : celle de la finalisation des montages mécaniques du circuit primaire principal de l’installation. D’autres challenges ont été relevés avec succès, comme la prise en main de la salle de commande par les équipes qui exploiteront le réacteur, le départ de la dernière grue du chantier ou encore le passage symbolique des 1 000 km de câbles électriques installés.
2017 : Le chantier de l’EPR ressemble de plus en plus à une véritable centrale nucléaire. Le mois de mars marque le démarrage des essais d’ensemble, conformément au planning fixé. Ces essais s’intensifieront toute l’année et se termineront par l’étape des essais à froid, permettant de tester l’étanchéité du circuit primaire principal dans des conditions de pression supérieures à celles que connaitra le circuit en exploitation.

Les aspects socio-économiques

Un label «Grand chantier» à Flamanville

Le label «Grand chantier » a été délivré le 1er août 2008 par le Premier ministre, à la demande d’EDF, avec le soutien de l’ensemble des acteurs locaux. Un budget total de 123,5 millions d’euros est ainsi attribué pour l’ensemble des projets socio-économiques liés au chantier, dont un tiers est pris en charge directement par EDF. Les actions engagées visent à soutenir la politique de formation et d’aide au recrutement de la main d’œuvre locale, à faciliter le financement pour la construction d’infrastructures et à valoriser les installations dans l’économie locale après le chantier.
 

Des retombées économiques importantes pour la région

Le chantier de construction entraîne une croissance de l’activité économique dans la région. 150 contrats de sous-traitance et de fourniture d’équipements ont déjà été engagés. Des actions ont été menées avec le concours de la chambre de commerce et d’industrie afin d’identifier les entreprises locales et régionales susceptibles de répondre aux appels d’offre. Parallèlement, le Pôle emploi appuie EDF dans sa volonté de favoriser l’emploi local.
Dans le cadre de l’Engagement de Développement des Emplois et des Compétences (EDEC), des actions spécifiques d’information sont organisées auprès des salariés pour leur présenter des opportunités de reconversion principalement en lien avec les activités du chantier et de la maintenance nucléaire. Par exemple, dans le cadre de l'EDEC, sur la population du Génie Civil (cible 550 salariés) environ deux personnes sur trois ont retrouvé un emploi ou une formation.