Présentation

La centrale nucléaire de Creys-Malville

La centrale de Creys-Malville est implantée au nord-est du département de l’Isère, entre les « Terres Froides » et les premiers contreforts des monts du Bugey.
 
Elle est située sur la commune iséroise de Creys-Mépieu, sur la rive gauche du Rhône (à 50 km environ à l'est de Lyon). La centrale de Creys-Malville abritait le réacteur Superphénix, réacteur à neutrons rapides (RNR) refroidi au sodium. Ce réacteur, d’une puissance de 1240 mégawatts électriques, était le premier prototype de la filière RNR construit à l’échelle industrielle, après plusieurs unités expérimentales de plus petite taille (Rapsodie, puis Phénix).
 
Aujourd'hui, le site de Creys-Malville abrite 2 installations nucléaires de base : Superphénix (réacteur actuellement en cours de démantèlement) et une installation nucléaire d'entreposage de combustible. 350 personnes oeuvrent pour réaliser les activités de déconstruction du réacteur, la surveillance et l'exploitation permanentes des installations dans le respect du planning et du coût des chantiers. Au quotidien, cela représente des activités variées comme la démolition nucléaire, le pilotage de travaux, la prévention des risques, la surveillance de l’environnement, l’exploitation et la maintenance d’équipements industriels, la radioprotection, la gestion des déchets, le gardiennage de site, l’entretien des espaces, la sûreté nucléaire, la gestion des transports, les activités tertiaires. Le nombre de travailleurs varient en fonction de l’évolution des chantiers.
L'exigence de professionnalisme garantit au quotidien le respect des exigences réglementaires dans les domaines de la sûreté, la sécurité, la radioprotection et l'environnement.
 
Les principaux jalons

19 juin 1997 : décision d’arrêt de Superphénix
 
30 décembre 1998 : décret de mise à l’arrêt définitif
 
Les années 1999 à 2007 étaient principalement axées sur la suppression du risque de criticité et le démantèlement de la partie non nucléaire de l'installation : Déchargement du combustible, démantèlement de la salle des machines et d'équipements non-radioactifs, constructions des installations nécessaires pour la suite du démantèlement (dont TNA, installation de traitement du sodium).
 
20 mars 2006 : décret d’autorisation de démantèlement après enquête publique réalisée en 2004. L'APEC ne fait pas partie du périmètre de la déconstruction. Son exploitation est autorisée jusqu'en 2035.
 
Les années 2007 à 2017 sont dédiées à l'élimination du risque sodium avec :

  • Le démantèlement des composants immergés dans la cuve du réacteur : achevé en 2012
  • Le traitement des objets sodium complexes (dont les pièges froids secondaires : achevé en mars 2014)
  • La mise en service et exploitation de l’installation de destruction du sodium (TNA) : de 2010 à 2014
  • La carbonatation de la cuve (traitement chimique permettant de détruire les résidus de sodium) de novembre 2016 à février 2017
  • La mise en eau de la cuve mi-2017
Cliquez ici pour visionner les travaux de la fin de l'année 2016 dans le bâtiment réacteur
 
Les années 2017-2030 seront essentiellement consacrées à l'élimination du risque radiologique de l'installation avec l’ouverture de la cuve mi-2018, puis le démantèlement des internes de cuve, des autres équipements électromécaniques, des dernières fonctions support et l’assainissement radiologique des ateliers jusqu’à l’horizon 2030.