Sûreté et environnement

Les indicateurs environnementaux

Les résultats de la surveillance de l'environnement obtenus autour de la centrale.

  • Contrôles environnementaux
    • Des contrôles systématiques sont effectués dans l'environnement proche de la centrale pour s'assurer que les valeurs mesurées restent très largement inférieures aux normes journalières et annuelles.

      Les résultats de la surveillance des paramètres physico-chimiques (température et pH) font l'objet d'une limite réglementaire dans les arrêtés de prise et de rejets d'eau de chaque centrale.

      Les résultats des mesures effectuées pendant le mois écoulé sont comparés avec la moyenne des valeurs observées l'année précédente. Cependant, les fluctuations naturelles peuvent être importantes d'un mois sur l'autre. Les résultats fournis font l'objet d'un contrôle ultérieur de l'OPRI (Office de la Protection contre les Rayonnements Ionisants).

      Radioactivité ambiante

        rayonnement du mois en nanoGray
      moyenne du mois écoulé à 1km du site (septembre 2017) 78
      valeur moyenne en France 90

       

      La radioactivité est un phénomène naturel. La moyenne en France est de 90 nanoGray/heure, la moyenne en Bretagne étant de 150 nanoGray/heure. La radioactivité ambiante est enregistrée en continu aux quatre points cardinaux, à un kilomètre environ de la centrale. L’intégralité des résultats de la surveillance de la radioactivité de l’environnement réalisée par la centrale de Chooz est consultable sur le site internet du Réseau National de Mesure de la Radioactivité de l’Environnement (www.mesure-radioactivite.fr).

      CHAINE ALIMENTAIRE

      Radioactivité des eaux souterraines

        activité beta totale activité tritium
      moyenne du mois écoulé (septembre 2017) < 0,14 Bq/l < 5,8 Bq/l
      moyenne de l'année précédente < 0,15 Bq/l <6,1 Bq/l

       

      On mesure d'une part l'activité tritium et d'autre part l'ensemble des rayonnements Bêta. Les activités sont exprimées par unité de volume (Becquerel/litre). Il arrive fréquemment que l'activité réelle soit plus petite que celle qu'il est possible de mesurer avec les appareils utilisés. On le signale par le signe < (qui signifie inférieur à) dans la colonne correspondante et on indique la plus petite valeur mesurable.

      Radioactivité du lait et des végétaux

      En vertu de l'arrêté du 5 décembre 2016 portant homologation de la décision n°2016-DC-0569 de l'Autorité de Sûreté Nucléaire du 29 septembre 2016 modifiant la décision n°2013-DC-0360 de l'Autorité de Sûreté Nucléaire du 16 juillet 2013 relative à la maîtrise des nuisances et de l'impact sur la santé et l'environnement des installations nucléaires de base, EDF s’est adapté à l’évolution de la réglementation à travers la mise en place d’analyses plus performantes, comme la spectrométrie gamma, plus à même de renseigner sur l’origine de la radioactivité de l’environnement via une caractérisation des radionucléides présents. Ainsi, c’est cette analyse qui est désormais réalisée en lieu et place de l’indice d’activité beta global, notamment pour la surveillance mensuelle du lait et de l'herbe.

      En savoir plus :

      Chaque année, l'Institut de Protection de Sûreté Nucléaire (IPSN) réalise une campagne de mesures radioécologiques sur les milieux terrestre et aquatique autour des centrales, afin de détecter toute éventuelle évolution de la radioactivité. Plus de 500 prélèvements sont réalisés sur le sol, les légumes, les fruits, les poissons, les algues, les sédiments... Enfin, tous les dix ans, un bilan radio-écologique complet permet de mesurer une éventuelle évolution par rapport à l'étude d'impact qui a constitué le "point zéro" d'origine.

  • Effluents liquides et gazeux
    • Comme toute installation industrielle, une centrale nucléaire effectue des rejets dans l'environnement. Ces rejets, strictement réglementés, font l'objet d'une surveillance constante. Ils se présentent sous forme d'effluents liquides et gazeux dont le détail est présenté ci-après. L'objectif permanent du personnel des centrales est de réduire ces rejets à des valeurs très en deçà des limites fixées.

      Radioéléments rejetés dans l'air

        gaz rares tritium gazeux iodes autres radionucléides
      valeur du mois (septembre 2017) 0,02598 TBq 0,09936 TBq 0,0009838 GBq 0,0005384 GBq
      depuis le 1er janvier 2017 0,603 TBq 0,72 TBq 0,0692 GBq 0,00594 GBq
      % de l'autorisation annuelle (cumulé) 2,41 % 14,4 % 8,65 % 5,94 %
      autorisation annuelle 25 TBq 5 TBq 0,8 GBq 0,1 GBq

       

      Les rejets gazeux de Chooz B sont composés de gaz rares (xénon et krypton principalement) de tritium, d'halogène (principalement d'iodes) et d'autres radioéléments.

      Gaz rares : les principaux sont le xénon et le krypton. Ils existent en faible proportion dans l'air. Ils se mesurent en Térabecquerels (mille milliards de Becquerels).

      Aérosols : fines poussières sur lesquelles se fixent des radioéléments. Ils se mesurent en Gigabecquerels (un milliard de Becquerels). Constitués de gaz rares (xénon, krypton...), d'halogènes (iode), et d'aérosols (essentiellement césium), les effluents gazeux proviennent du circuit primaire et de la ventilation des bâtiments nucléaires, des éventages de différents réservoirs et de la mise en dépression de l'enceinte en béton. La ventilation des bâtiments nucléaires est filtrée en continu. Les poussières radioactives issues des différents réservoirs ainsi que l'iode sont piégés par une succession de filtres. Les effluents gazeux produits sont stockés, un mois minimum, dans des réservoirs. Leur radioactivité décroît naturellement avec le temps. Lorsque le niveau de radioactivité requis est atteint, ils sont rejetés par une cheminée prévue à cet effet.

      Radioéléments rejetés dans l'eau

        tritium activité totale hors tritium iodes
      valeur du mois (septembre 2017) 6,247 TBq 0,1304 GBq 0,0008854 GBq
      depuis le 1er janvier 2017 29,8 TBq 0,471 GBq 0,00701 GBq
      % de l'autorisation annuelle (cumulé) 33,1 % 9,42 % 7,01 %
      autorisation annuelle 90 TBq 5 GBq 0,1 GBq

       

      Tritium : le tritium, ou hydrogène radioactif, est un radioélément produit au sein de l'eau du circuit primaire. Il existe à l'état naturel dans la plupart des eaux minérales issues de zones volcaniques. Contrairement aux autres radioéléments, il émet uniquement des rayonnements de type Bêta, de faible énergie. Il est faiblement radiotoxique. Les quantités produites sont directement fonction du temps de fonctionnement et de la puissance des réacteurs. Elles sont mesurées indépendamment du reste des radioéléments.

      Activité totale hors tritium : il s'agit de la somme des activités mesurées pour les radioéléments autres que le tritium. Ces liquides contiennent des gaz de fission dissous (xénon, krypton, iode), des produits de fission solides (césium, lanthane, strontium) et des produits d'activation (cobalt, manganèse, antimoine). Ils proviennent des mouvements d'eau (purges, échantillonnages) effectués à l'intérieur du circuit primaire. Ils sont en majeure partie réutilisables et retournent alimenter les circuits de la centrale après filtration, dégazage, évaporation et distillation. Une partie de ces liquides, la plus faible, n'est pas recyclable. Elle provient du recyclage ou du nettoyage de matériels effectué pour des opérations de maintenance. Ces effluents sont stockés puis traités et enfin rejetés après contrôle selon les normes fixées par la réglementation interministérielle.

  • Propreté
    • PROPRETE DES TRANSPORTS

      Transport de combustible usé

        nombre de convois nombre d'écarts
      dans le mois (septembre 2017) 0 0
      depuis le 1er janvier 2017 2 1

       

      Transport d'outillages contaminés

        nombre de convois nombre d'écarts
      dans le mois (septembre 2017) 36 0
      depuis le 1er janvier 2017 246 3

       

      Transport d'emballages vides servant au transport du combustible neuf ou des outillages

        nombre de convois nombre d'écarts
      dans le mois (septembre 2017) 0 0
      depuis le 1er janvier 2017 18 0

       

      Transport de déchets radioactifs

        nombre de convois (Chooz B) nombre d'écarts
      dans le mois (septembre 2017) 3 0
      depuis le 1er janvier 2017 18 0

       

      Transport de déchets non radioactifs

        nombre de convois nombre de déclenchements des balises en sortie de site
      dans le mois (septembre 2017) 42 0
      depuis le 1er janvier 2017 288 0

       

      Légende

      Un convoi est constitué du moyen de transport (wagon ou camion) et des emballages spéciaux adaptés à la nature des produits transportés (combustible neuf, ou usé, outillages ou déchets). Pour le combustible usé et les déchets radioactifs, le nombre d'écarts correspond au nombre de points supérieurs à 4 Becquerels par cm2 détectés sur les convois à leur arrivée à destination ou nombre de convois présentant au moins un point de contamination supérieur à la réglementation. Pour les emballages vides utilisés pour le combustible neuf, ce seuil est fixé à 0,4 Becquerel par cm2. Pour les outillages contaminés, le seuil est fonction du type de conteneur utilisé. Pour les écarts concernant les déchets non radioactifs, ce nombre correspond au nombre de déclenchements des balises de mesure situées à la sortie des sites nucléaires et à l'entrée des sites éliminateurs de déchets.

      Le Becquerel mesure l'activité d'une source radioactive, c'est à dire le nombre d'atomes qui se transforment et émettent un rayonnement par unité de temps. Un Becquerel correspond à l'émission d'un rayonnement par seconde. Par exemple, dans un litre de lait ayant une radioactivité naturelle de 50 Bq par litre, il se produit 50 transformations d'atomes par seconde. Le Becquerel est une très petite unité dont on utilise plus souvent les multiples : le KiloBecquerel ou millier de Becquerels (1 000 BQ), le Mégabecquerel ou million de Becquerels (1 000 000 Bq), le Gigabecquerel ou milliard de Becquerels (1 000 000 000 Bq) ou le Terabecquerel ou 1000 milliards de Becquerels (1 000 000 000 000 Bq).

      PROPRETE DES VOIRIES DU SITE

      Nombre de points de contamination détectés sur les voiries du site

        > 800 Bq
      dans le mois (septembre 2017) 0
      cumul de l'année 2017 0

       

      Est considéré comme un point de contamination tout point présentant une radioactivité supérieure à 800 Becquerels. Tout point détecté à plus de 1 Million de Becquerels constitue un incident significatif.

  • Rapport d'évaluation complémentaire de la sûreté de la centrale de Chooz
    • Suite à l'accident au Japon, l'ASN, mandatée par le gouvernement, avait demandé le 5 mai à chaque opérateur français de site nucléaire de réévaluer l'état de la sûreté de ses installations à l'aune des événements de Fukushima et de rédiger un rapport d'évaluation complémentaire de sûreté site par site.

      Conformément au planning défini, les 19 rapports ECS concernant les réacteurs en exploitation ou en construction d'EDF ont été remis le 15 septembre 2011 à l'Autorité de Sûreté Nucléaire.

Les mesures à la centrale de Chooz

Les rapports de la centrale

Rapport annuel d’information du public relatif aux installations nucléaires de base de Chooz

Les articles L.125-15 et L.125-16 du code de l'environnement (ex article 21 de la loi Transparence et sécurité en matière nucléaire) demandent aux exploitants nucléaires de rédiger un rapport présentant leur bilan en matière de sûreté, de radioprotection et d'environnement.

Rapport INB - Centrale Chooz

Fiche reprenant toutes les modalités d'information du public définies par EDF dans le cadre de l'art. 2.8.1. de l'arrêté INB