International

Revue de presse

31 oct. 2019

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Réglementations et politique de l'énergie

31 oct. 2019 lemonde.fr, 26/10/2019

Les pays donateurs du Fonds vert pour le climat vont verser 9,8 milliards de dollars

À l’occasion de la Conférence de reconstitution du Fonds vert pour le climat qui s’est déroulée à Paris le 25 octobre 2019, les 27 Etats qui composent son conseil d’administration se sont engagés à verser 9,8 milliards de dollars dans les quatre années à venir. En dépit du retrait des États-Unis, le fonds bénéficie ainsi du même niveau de financement qu’à sa création, il y a cinq ans. « C’est un signal encourageant, même si nous espérions un doublement des contributions, et cela vient renforcer un instrument financier indispensable à la réalisation des objectifs de l’accord de Paris sur le climat de 2015. », a commenté la responsable des négociations internationales au Réseau action climat, Lucile Dufour. Le Fonds vert pour le climat présente la particularité d’être exclusivement dédié à l’atténuation et à l’adaptation au réchauffement climatique. « Ce qui fait sa spécificité, c’est que les Etats sont à l’initiative des projets et ont un accès direct au fonds », explique Damien Naviset, responsable de la division changement climatique à l’Agence Française de Développement (AFD). Un autre particularisme du fonds est que les 4/5 de ses ressources correspondent à des dons. « L’investissement peut permettre de limiter le changement climatique en utilisant, par exemple, les énergies renouvelables, mais seuls les dons peuvent aider les pays pauvres à s’adapter au réchauffement », précise Lucile Dufour. Le directeur exécutif du Fonds vert pour le climat, Yannick Glemarec, explique : « Nous sommes un catalyseur, c’est-à-dire que nous cofinançons des projets privés, publics ou de la société civile qui n’auraient jamais vu le jour sans notre soutien. ». Il poursuit : « nous sommes agnostiques, c’est-à-dire que nous pouvons travailler avec n’importe qui, dans le privé ou dans le public, avec aucun autre critère que celui de l’incidence climatique ». Malgré la recapitalisation annoncée du fonds, les pays développés n’atteignent toujours pas les 100 milliards de dollars par an d’aide aux pays en développement dans leur lutte contre le changement climatique auxquels ils se sont engagés. Les derniers chiffres de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) évaluent qu’en 2017, leurs dépenses ont plafonné à 71,2 milliards.

Economies d'énergie et émissions carbone

31 oct. 2019 connaissancedesenergies.org, 25/10/2019

Forte hausse de l’empreinte environnementale du secteur numérique

Le 22 octobre 2019, le média GreenIT.fr dévoilait les résultats de sa dernière étude consacrée à l’empreinte environnementale du secteur numérique dans le monde. Celle-ci évalue que le secteur numérique mondial compte aujourd’hui « 34 milliards d’équipements pour 4,1 milliards d’utilisateurs, soit 8 équipements par utilisateur », auxquels il convient d’ajouter les data centers ainsi que les infrastructures de réseaux. Ceux-ci engendreraient une consommation annuelle électrique de 1 300 TWh, c’est-à-dire 5,5% de la consommation annuelle mondiale d’électricité, ou encore l’équivalent de la production électrique annuelle cumulée de la France, l’Allemagne et la Belgique. La ventilation de la consommation électrique du secteur numérique serait la suivante : 44% pour les consommateurs, 24% pour les data centers et 32% pour les réseaux. Aujourd’hui, près de 3,8% des émissions carbonées seraient imputables au secteur numérique. GreenIT prédit que l’empreinte environnementale du secteur numérique a vocation à croître fortement dans les années à venir. En effet, le nombre d’équipements connectés devrait doubler à l’horizon 2025 pour atteindre les 68,5 milliards (ils n’étaient qu’un milliard en 2010). Du fait d’un « tassement des gains en matière d’efficience énergétique », GreenIT.fr évalue que la consommation énergétique du secteur numérique devrait être multipliée par 2,7 sur la période 2010-2025 « parce que le nombre d’équipements augmente, mais aussi parce que certains équipements consomment de plus en plus d’énergie ».

Energies renouvelables

31 oct. 2019 journaldelenvironnement.net, 25/10/2019

L’avenir prometteur de l’éolien en mer

Le 25 octobre 2019, l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) publiait un rapport consacré à l’éolien en mer. Cette étude révèle qu’entre 2010 et 2018, la puissance du parc mondial éolien offshore est passée de 8 TWh par an à 67 TWh par an, soit une multiplication par huit en huit ans. Il convient néanmoins de nuancer ces chiffres spectaculaires en rappelant que l’éolien marin ne produit aujourd’hui encore que 0,3% de l’électricité mondiale. Toujours est-il que le secteur des turbines marines a connu des développements spectaculaires, ainsi que le relève l’AIE. Les turbines marines affichent par exemple des puissances unitaires de 8 MW aujourd’hui contre 3 MW à l’entame des années 2010. En parallèle, leurs coûts de production se sont considérablement réduits, passant de 200 $/MWh à 140 $/MWh. Les derniers appels d’offres remportés notamment par EDF annoncent même des coûts avoisinant les 50 €/MWh. L’AIE envisage dans son étude que les coûts de production devront encore décroître jusqu’à 60% à l’horizon 2040. « Cela ferait de l’éolien en mer l’un des moyens de production d’électricité les plus compétitifs », révèle le rapport. Investisseurs et énergéticiens ont bien évidemment pris en considération cette évolution. À l’heure actuelle, pas moins d’une centaine de projets éoliens marins sont en cours de développement dans le monde.

31 oct. 2019 lemondedelenergie.com, 28/10/2019

Développement des énergies renouvelables dans les pays pétroliers du Golfe

Depuis le 20e siècle, les monarchies pétrolières du Golfe ont pu bénéficier d’une véritable rente grâce à leurs ressources en hydrocarbures. Néanmoins, elles ont été parmi les premières à se poser la question de la transition énergétique afin de réduire leur dépendance aux énergies fossiles dans un contexte d’inéluctable raréfaction de ces dernières. Ainsi, des solutions énergétiques telles que le photovoltaïque, l’éolien, la biomasse ou encore la géothermie sont aujourd’hui à l’honneur dans les programmes de politique énergétique des royaumes et émirats de la région. Depuis une décennie, une multitude de projets visant à développer les énergies renouvelables ont par conséquent vu le jour. L’un des exemples les plus aboutis est peut-être celui de Masdar City, aux Émirats-Arabes-Unis, qui consiste en une métropole futuriste exclusivement alimentée par des énergies renouvelables. En Arabie Saoudite, le prince héritier Mohammed ben Salmane présentait le 25 avril 2016 son plan Vision 2030, lequel visait à affranchir son royaume de la dépendance aux hydrocarbures en développant les énergies vertes. Il faut dire que la péninsule arabique présente de réels atouts en termes de développement des énergies renouvelables. En effet, son ensoleillement devrait lui permettre de parvenir à une forme de leadership dans le domaine de l’énergie photovoltaïque. Se pose dès lors la question de savoir si, dans le monde de l’après-pétrole, les pays du Golfe parviendront à conserver leur position sur le marché énergétique mondial grâce à leurs investissements dans les énergies renouvelables.

Tendances et acteurs

31 oct. 2019 leparisien.fr, 20/10/2019

Climatisation extérieure : la « solution » du Qatar face au réchauffement climatique

Afin de faire face à des températures comptant parmi les plus chaudes du globe et à un taux d’humidité extrêmement élevé, le Qatar consacre 60% de sa consommation d’électricité à la climatisation. Le pays diffuse même désormais de l’air frais sur les marchés, dans les centres commerciaux de plein air voire sur les trottoirs. Cette solution à court terme est toutefois vouée à aggraver le problème, les émissions carbones générées par la climatisation portant une grande part de responsabilité dans le réchauffement climatique. « Sans ces climatiseurs, la vie à l’extérieur serait tout simplement insupportable », justifie Yousef al-Horr, fondateur de l’Organisation du Golfe pour la recherche et le développement. En raison du réchauffement climatique et d’une urbanisation exponentielle, le Qatar a en effet vu ses températures croître de plus de 2°C depuis sa période préindustrielle. Dans ce contexte, certains scientifiques estiment que la consommation d’électricité liée à la climatisation est appelée à doubler dans le pays d’ici 2030 par rapport à 2016.

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