International

Revue de presse

31 jan. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

31 jan. 2020 presse-citron.net, 25/01/2020

Insuffisance des investissements dans les énergies renouvelables

En hausse de 1% d’après le rapport mondial de BloombergNEF, les investissements réalisés dans les énergies renouvelables ont atteint 282 milliards de dollars en 2019. 138 milliards (+6%) ont été consacrés à des projets éoliens, 131 (-3%) investis dans l’énergie solaire. Les États-Unis, avec 56 milliards de dollars de dépenses annuelles, détiennent le record. Ce chiffre tendrait à démontrer que les États et les entreprises américaines ne partagent pas forcément l’engouement de Donald Trump pour les énergies fossiles. Tous pays confondus, les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables demeurent toutefois insuffisants pour réduire les émissions de CO2 et contenir, si ce n’est renverser le réchauffement climatique.

Production d'énergie

31 jan. 2020 lemonde.fr, 21/01/2020

L’Afrique de l’Est produit-elle trop d’électricité ?

Entre la ferme éolienne de Turkana, les cinq unités de géothermie de l’Ouganda, le méga-barrage hydraulique de la Renaissance en Ethiopie, les projets dans le domaine de la production d’énergie ont été si nombreux que l’Afrique de l’Est a transformé sa crise énergétique en « surcapacité », selon un rapport de Power Africa. De fait, la production d’énergie du continent dépasse désormais sa consommation. En 2018, le ratio était de 7 850 MW produits pour 7 000 MW consommés et la surcapacité attendue pourrait atteindre les 3 430 MW en 2025. L’électrification de la région demeure en effet insuffisante, ce qui constitue un frein à l’accès de la population à l’électricité. Selon la Banque mondiale, seuls 44% des Ethiopiens, 22% des Ougandais et 9% des Burundais en bénéficiaient en 2017. Au Kenya, cette proportion passe à 75% de la population, mais les particuliers en consomment très peu ce qui pose problème au distributeur national KPLC. S’il apparaît comme positif à première vue, ce surplus d’électricité en Afrique de l’Est s’avère en réalité difficile à gérer. La vente de cet excédent aux pays voisins est en effet rendue difficile en raison du manque d’interconnexions. Développer ces infrastructures constitue dès lors une « urgence » pour assainir l’écosystème électrique en Afrique de l’Est, estime l’expert indépendant, David Mwangi.

Energies renouvelables

31 jan. 2020 lemonde.fr, 26/01/2020

Le revers de la biomasse

Présentée comme une solution vertueuse, l’exploitation de la biomasse n’a pourtant pas que des effets positifs, son impact sur les forêts n’étant notamment pas anodin. Forts de ce constat, 800 chercheurs ont lancé en 2019 un appel visant à limiter l’exploitation de la biomasse forestière. « Les scénarios qui envisagent de déployer de nombreux projets BECCS pour maintenir des trajectoires vers le 1,5 degré projettent un déploiement de la bioénergie à une échelle faramineuse, et ce, dès 2050. Pour qu’ils soient efficaces, il faudrait utiliser un tiers des terres agricoles mondiales, soit l’équivalent de la taille de l’Inde, et il n’est pas certain, mais très probable, que ces zones de culture pour la bioénergie coïncident avec des endroits très riches en biodiversité », alerte la chercheuse sur le climat à l’Iddri, Alexandra Deprez.

Tendances et acteurs

31 jan. 2020 journaldelenvironnement.net , 20/01/2020

L’aérien se convertit lentement aux biocarburants

L’aviation entend réduire de moitié ses émissions carbonées entre 2005 et 2050, sans empêcher pour autant la croissance du trafic aérien. Une des solutions envisagées pour y parvenir est le recours aux biocarburants, dont l’empreinte carbone est de 80% inférieure à celle du kérosène classique. Plusieurs compagnies ont déjà franchi le pas : tel est notamment le cas d’Alaskan Airlines, de JetBlue, d’Air France, de Lufthansa ou de KLM. Les deux raffineurs proposant ce type de carburant (le finlandais Neste et le californien World Energy) ne suffisent toutefois pas à sécuriser l’approvisionnement. À cette question logistique s’ajoute celle des ressources utilisées pour produire du bio-carburant. Les matières premières alimentaires et l’huile de palme ne pouvant être utilisées, l’utilisation de la biomasse est actuellement privilégiée. Des expérimentations portant sur les huiles de cuisson, les graisses animales ou les ordures ménagères sont actuellement menées. Les tests réalisés dans le cadre du programme BioTfuel sont particulièrement prometteurs et laissent présager la commercialisation d’un biocarburant produit à partir de résidus agricoles d’ici un ou deux ans. Si la décarbonation du secteur aérien semble possible, elle devrait prendre encore un certain temps, celui de s’assurer que cette transition est sans incidence sur la sécurité des vols, compatible avec les jets fossiles et les motorisations actuelles.

31 jan. 2020 journaldelenvironnement.net, 20/01/2020

900 à 1 250 milliards d’euros nécessaires pour décarboner le transport maritime

Alors que l’Organisation maritime internationale (OMI) vise une réduction de 50% des émissions de CO2 du fret maritime entre 2008 et 2050, l’University Maritime Advisory Services Home et la coalition Getting to Zero ont cherché à estimer le coût de la décarbonation du transport maritime. Entre le développement de carburants à zéro ou faibles émissions, l’électrification des usages et la réduction de la vitesse des navires, 900 à 1 260 milliards d’euros devraient être nécessaires, une décarbonation totale d’ici 2050 impliquant un investissement supplémentaire de 360 milliards d’euros. Un montant vertigineux mais pas déraisonnable aux yeux du président de Globa Shipping Logistics and Offshore chez Citi : « L’investissement durable est là pour rester. Nous prévoyons qu'il y aura un grand appétit pour les investissements dans des projets d'infrastructure durable qui aident à réduire les émissions de gaz à effet de serre », déclare-t-il en effet.

Techniques et innovations

31 jan. 2020 tecsol.blogs.com, 22/01/2020

La centrale de Dongfang dopée par l’intelligence artificielle

L’heure est au bilan pour la première centrale photovoltaïque numérisée par Huaneng et Huawei à Dongfang. Des modules photovoltaïques monocristallins de 280 Wc et une solution photovoltaïque intelligente y avaient été installés en 2016. Ces technologies ont permis d’améliorer de 20% le rendement énergétique de l’installation. Dès 2017, les heures réelles d’utilisation globale ont été 12,43% supérieures à celles initialement estimées, tandis que le rapport de performance annuel moyen affichait 84,58%. Des progressions confirmées en 2018, tandis que 2019 a enregistré des performances record : 20,56 millions de kWh d’électricité produits sur l’année et 1 594 heures d’utilisation.

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