International

Revue de presse

30 nov. 2018

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Techniques et innovations

30 nov. 2018 usherbrooke.ca, 20/11/18

L’Université de Sherbrooke déploie son parc solaire

L’Université de Sherbrooke (UdeS), en collaboration avec plusieurs partenaires industriels, a déployé un parc solaire d’une puissance totale de 1 MW assorti de deux centrales solaires thermiques intelligentes, assurant ainsi près 15 % de la pointe de consommation du Campus principal de l’Université. La chaleur de la première centrale, injectée dans la bouilloire principale du Campus, permettra à l’Université d’économiser 6 850 m³ de gaz naturel par an, tandis que la deuxième servira à expérimenter les technologies associées au stockage thermique et à l’utilisation de l’énergie solaire. S’inscrivant ainsi dans la « Stratégie de gestion de l’énergie et des gaz à effet de serre de l’Université », ce parc permettra à l’UdeS d’atteindre la carboneutralité d’ici 2030, mais aussi, selon les mots de Denyse Rémillard, professeur de l’UdeS, de faire advenir « des innovations technologiques et sociales dessinant les contours d’une société sobre en carbone ». En effet, grâce à son très haut niveau d’instrumentation, l’UdeS deviendra un lieu de référence pour les chercheurs et industriels du secteur, afin de valider les futures technologies de production et de stockage issues des énergies renouvelables. Comme le souligne Vincent Aimez, vice-recteur à la valorisation et aux partenariats de l’UdeS : « avec ce projet, l’Université alliera ses forces à celles de ses partenaires pour se démarquer à l’échelle internationale, avoir un impact économique important au Québec et créer des emplois ici en lien avec les énergies renouvelables. » De leurs côtés, les partenaires industriels ont fait part de leur satisfaction quant à la réalisation de ce parc et des potentialités qu’il offre.

Tendances et acteurs

30 nov. 2018 agenceecofin.com, 20/11/18

Le Nigeria réaffirme son engagement en faveur des EnR

Babatunde Fashola, le ministre de l'Énergie, des Travaux et du Logement nigérian, a réaffirmé la volonté de son pays de s’engager en faveur des énergies renouvelables. Des accords de rachats d’électricité ont ainsi été signés avec 14 producteurs indépendants afin de favoriser le développement de ces dernières. Ces producteurs construiront également des centrales solaires d’une capacité installée totale de 1 000 MW. Cet objectif s’inscrit dans la « Vision 30:30:30 » portée par le Gouvernement nigérian qui vise à atteindre 30 GW de puissance installée en 2030, dont 30 % seront issus des énergies renouvelables. Un programme ambitieux, alors que le mix électrique du Nigeria est actuellement issu à 85 % des centrales thermiques, fonctionnant principalement au gaz et 15 % des barrages hydroélectriques.

30 nov. 2018 lemondedelenergie.com, 22/11/18

EDF et Nawah signe un accord-cadre pour Barakah

Jeudi 22 novembre, un « accord-cadre de longue durée » a été signé entre EDF et Nawah, l’exploitant de la centrale nucléaire de Barakah, aux Emirats arabes unis, dont la construction de la première des quatre unités s’est achevée cette année. Courant sur dix ans, l’accord entre EDF et la filiale d’Emirates Nuclear Energy Corpation (ENEC) permettra à l’électricien français de proposer non seulement des études et des formations, mais surtout de fournir « des services dans plusieurs domaines dont la sûreté, la radioprotection, la gestion du cycle du combustible et le suivi environnemental ». Initialement programmée pour 2018, la mise en service de la première unité devrait intervenir entre fin 2019 et début 2020.

30 nov. 2018 les-smartgrids.fr, 20/11/18

EnR et smart grids, le Sri Lanka accélère sa transition énergétique

Alors qu’en 1985 seulement 25 % du pays était électrifié, 90 % du Sri Lanka est désormais raccordé au réseau. Le gouvernement cherche à présent à moderniser celui-ci en accroissant la part des énergies renouvelables (EnR), en abaissant les coûts de production, et en sécurisant son approvisionnement énergétique. Bien que le pays ait su très tôt valoriser ses ressources hydriques, avec dix centrales hydroélectriques d’une puissance installée de 1 745 MW assurant 27,3 % de la production électrique (4 004 GwH) en 2017, la forte augmentation de la demande en électricité depuis les années 2010 a conduit le Sri Lanka à s’appuyer davantage sur les énergies fossiles jusqu’alors absentes de son mix. Le charbon et le pétrole constituent dorénavant les deux tiers de sa production d’électricité, avec respectivement 34,8 % (5 103 GwH) et 34,4 % (5 045 GwH). Cela a eu pour conséquence non seulement l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi celle du prix de l’électricité qui répercute le coût de l’importation de ces ressources. Pour remédier à cette double problématique, les autorités sri-lankaises entendent ainsi accroître la part des EnR dans le mix électrique, en particulier celle du solaire et de l’éolien, et accélérer ainsi la transition énergétique du pays. Celle-ci a été amorcée dès les années 1980, date à laquelle les premières initiatives photovoltaïques se sont répandues dans les campagnes grâce à la société Suntec, fondée par trois canadiens d’origine sri-lankaise. Depuis, le Gouvernement a multiplié les investissements et les capacités installées en EnR, hors hydraulique, sont passées de 3 MW en 2008, à 208 MW en 2017. Si le développement des EnR est amené à se poursuivre, Colombo souhaite également améliorer son efficacité énergétique. Pour ce faire, le pays entend mettre en place un réseau de smart grids avec le déploiement de 60 millions de compteurs intelligents dans les cinq prochaines années. Estimé à 228 millions d’euros, ce projet a reçu le soutien financier de l’Agence Française pour le Développement (AFD) à hauteur de 30,3 millions d’euros.

Production d'énergie

30 nov. 2018 lesechos.fr, 22/11/18

L’AIE s’inquiète de « l’électrification croissante »

Publiant son rapport annuel World Energy Outlook 2018, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’interroge quant aux bénéfices de « l’électrisation croissante » observée à l’échelle mondiale. Les marchés électriques subissent en effet une « transformation unique en son genre, avec une demande accrue due à l'économie numérique, aux véhicules électriques et à d'autres changements technologiques ». Si l’électrification à ses avantages, l’AIE souligne qu’elle requiert « des mesures supplémentaires pour décarboner la production d'électricité afin d'atteindre les objectifs climatiques ». Alors que selon Fatih Birol, directeur exécutif de l'institution, « plus de 70 % des investissements mondiaux dans le domaine de l'énergie seront pilotés par les gouvernements », il sera essentiel « d'élaborer les bonnes politiques et les incitations appropriées pour atteindre nos objectifs communs de sécurité d'approvisionnement énergétique, de réduction des émissions de carbone, d'amélioration de la qualité de l'air dans les centres urbains et d'élargissement de l'accès de base à l'énergie en Afrique et ailleurs ». Face à ce défi, le nucléaire et les énergies renouvelables (EnR) apparaissent comme la seule solution viable. La première reste « la solution de choix » selon l’AIE, qui s’attend tout de même à ce que la part des EnR dans la production électrique mondiale passe de 25 % à plus de 40 % d’ici 2040. Alors que de nombreuses centrales entreront dans leur quarantième année d’activité en Europe et aux Etats-Unis, les décisions prises par les dirigeants quant à la poursuite ou l’arrêt de leur exploitation auront une incidence importante, tant sur le plan énergétique qu’environnementale.

Economies d'énergie et émissions carbone

30 nov. 2018 enviro2b.com, 20/11/18

Addis-Abeba inaugure la première centrale de valorisation des déchets d’Afrique

L’Ethiopie a inauguré la première centrale de valorisation des déchets du continent africain. Située à Addis-Abeba, la capitale, elle se trouve juste à côté de la principale décharge du pays. Cette proximité stratégique devrait d’ores et déjà permettre d’économiser une quantité importante d’énergie selon Mehret Debebe, président-directeur général de l’Ethiopian Electric Power Corporation (EEPCo), propriétaire de la centrale. Celle-ci produira jusqu’à 25 GW d’électricité de manière continue grâce à la combustion de 1 400 tonnes de déchets par jour. Tewolde-Berhan Gebreegziabher, directeur général de l’Autorité pour la protection de l’environnement, a indiqué que cette nouvelle installation permettrait de traiter le méthane qui s’échappe actuellement des déchets dont le nombre ne cesse de s’accroître et qui sont responsables d’une importante pollution olfactive et atmosphérique. Cette infrastructure devrait générer à terme 1 500 emplois directs et indirects. Sa construction s’inscrit pleinement dans la stratégie pour une économie verte résiliente au climat promue par le Gouvernement éthiopien depuis 2011, et qui doit faire du pays une économie à revenu intermédiaire d’ici 2025, tout en maintenant à un niveau constant ses émissions de gaz à effet de serre.

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