International

Revue de presse

26 juil. 2019

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Réglementations et politique de l'énergie

26 juil. 2019 lemonde.fr , 18/07/2019

Afrique du Sud : la nouvelle taxe carbone fait débat

Le 1er juin dernier, l’Afrique du Sud est devenue l’un des premiers pays émergents à instaurer une taxe carbone afin de limiter l’empreinte écologique de ses industries. Celle-ci a été fixée à 120 rands (8 euros) par tonne de CO2 émise. Mais, grâce à des abattements fiscaux pouvant aller jusqu’à 95%, son montant final variera entre 6 et 48 rands (de 0,4 à 3 euros), très loin des 40 à 80 dollars préconisés dans les Accords de Paris. Si les ONG environnementales comme le Fonds mondial pour la nature (WWF) ont salué « une première étape significative », les entreprises concernées par cette taxe ont manifesté leur désaccord, indiquant qu’elles seront certainement obligées de procéder à des licenciements et à des fermetures d’usines. L’organisation patronale Busa dénonce une taxe qui va « décourager les investissements étrangers et nationaux » dans un contexte déjà difficile de « chômage, de pauvreté et d’inégalités ». De leur côté, les syndicats, qui se disent à la fois « soucieux » de l’impact de la taxe carbone sur l’emploi mais aussi des « conséquences de la pollution sur les travailleurs les plus pauvres », estiment que le changement climatique offre « une opportunité parfaite » de créer des emplois, notamment dans la construction de voitures propres ou le développement de l’énergie solaire.

Economies d'énergie et émissions carbone

26 juil. 2019 slate.fr , 18/07/2019

L’AIE donne des pistes pour une climatisation plus vertueuse

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le marché mondial de la climatisation connaît une croissance économique sans précédent. Si moins d’un tiers des ménages dans le monde possède aujourd’hui un climatiseur, les ventes totales ont augmenté de 15% entre 2017 et 2018, notamment dans les pays en voie de développement comme l’Inde et la Chine, soumis à des records de chaleur. Mais l’usage intensif de ces appareils, grands consommateurs d’électricité produite à base de charbon, génère de fortes émissions de CO2, comme dans le secteur du bâtiment (12% des émissions). Surtout, les pays qui possèdent un mix électrique polluant (Arabie Saoudite, Chine…) s’avèrent les plus grands consommateurs de climatisation. En outre, les fluides frigorigènes, s’ils sont relâchés dans l’atmosphère, ont un potentiel de réchauffement climatique mille fois plus impactant que le CO2. L’AIE apporte plusieurs éléments qui pourraient contribuer à limiter l’impact de la climatisation sur le climat : décarboner l’énergie des bâtiments, adapter l’architecture, neuve et existante, aux impératifs climatiques, améliorer l’efficacité énergétique des climatiseurs, réglementer plus sévèrement les fluides frigorigènes, et encourager l’adoption de comportements plus vertueux. La nécessité de généraliser l’application de ces différentes solutions paraît primordiale, d'autant que le recours à la climatisation ne devrait pas cesser de grimper d’ici à 2050 pour atteindre le nombre de 5,6 milliards d’unités, contre 1,6 milliard aujourd’hui.

Energies renouvelables

26 juil. 2019 afrique.latribune.fr , 22/07/2019

Maroc : la première centrale solaire hybride d’ici 2022

Le Maroc va accueillir prochainement la future centrale solaire de Noor Midelt 1, l’un des plus importants projets au monde en matière de technologie solaire hybride, avec une puissance programmée de 800 MW. Un chantier de 700 millions d’euros dont la livraison aura lieu en 2022. L’Agence marocaine pour les énergies durables a choisi pour la réalisation le français EDF Renouvelables, associé à Masdar, société d’énergies nouvelles d’Abou Dhabi, et à Green of Africa, producteur marocain d’électricité renouvelable. « Le mode d'hybridation de ces technologies constitue une première mondiale », a déclaré EDF dans un communiqué, qui précise qu’ « en combinant dans une même installation les technologies photovoltaïques et la concentration de chaleur, la centrale proposée disposera d'un rendement amélioré et d'une capacité de stockage qui lui permettra de produire de l'électricité jusqu'à cinq heures après le coucher du soleil ». La concentration de chaleur est un procédé qui permet d’utiliser le rayonnement solaire en le concentrant en un point visé par plusieurs miroirs, et d’utiliser cette énergie pour chauffer l’eau, la transformer en vapeur qui, grâce à une turbine, pourra générer de l’électricité. Cette technologie nécessite un territoire fortement et constamment ensoleillé - elle est employée notamment en Espagne et aux Etats-Unis. L’objectif poursuivi par le Maroc est de porter à 52% la part du renouvelable dans sa production d’électricité en 2030.

26 juil. 2019 wam.ae , 22/07/2019

Arabie Saoudite : accord sur le financement du projet éolien Dumat Al Jandal

A la suite d'un appel d'offres lancé en août 2017 pour la construction du parc éolien de Dumat Al Jandal, le consortium composé d’EDF Renewables et de la Compagnie de l'Energie Future d'Abou Dhabi (Masdar) s’est vu accorder une enveloppe de 500 millions d’euros décernée par le Bureau de développement des projets d’énergie renouvelable (REPDO) du ministère saoudien de l’Energie, de l’Industrie et des Ressources Minérales. « Ce nouveau projet témoigne de nos ambitions dans le pays et représente un pas de plus dans la stratégie Cap 2030 du groupe EDF, qui vise à doubler sa capacité en énergies renouvelables d’ici 2030 - en France et dans le monde - à 50 GW », a déclaré Bruno Bensasson, président exécutif du groupe EDF, responsable des énergies renouvelables, et PDG d’EDF Renewables. Avec une capacité installée de 400 mégawatts, le projet Dumat Al Jandal sera le premier parc éolien d’Arabie saoudite et le plus grand du Moyen-Orient. Les travaux de construction devraient débuter au premier trimestre 2022.

Tendances et acteurs

26 juil. 2019 journaldelenvironnement.net , 18/07/2019

Madrid et Singapour expérimentent la végétalisation des bus

Dans le cadre du projet « Garden on the move », Singapour a lancé une expérimentation de trois mois qui consiste à recouvrir tous les toits des bus de succulentes, une plante particulièrement résistante et ne nécessitant que peu d’entretien et un faible apport en eau. De son côté, la ville de Madrid, qui a déjà entamé la végétalisation de 130 bus via le programme « Muevete en verde » lancé en 2017, a annoncé vouloir étendre cette démarche à l’ensemble de son réseau, soit 1 900 bus, pour un total de 20.000 m2 de toiture. Les bus végétalisés permettraient de réduire les températures intérieures des véhicules, d’absorber une partie des émissions de CO2 et les particules fines, ou même de stocker l’eau de pluie. De plus, la végétalisation réduirait les températures des véhicules de 4 à 5 degrés dans l’habitacle, entraînant de fait une diminution de l’utilisation de la climatisation, de la consommation d’essence et du rejet d’air chaud en extérieur.

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