International

Revue de presse

25 oct. 2019

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Economies d'énergie et émissions carbone

25 oct. 2019 connaissancedesenergies.org, 16/10/2019

L’AIE épingle les SUV

Selon Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), « ces dix dernières années, les SUV ont été la deuxième source de croissance des émissions de CO2 » dans le monde, juste après le secteur de l’énergie. « Certes, des constructeurs automobiles mettent beaucoup d'argent dans les voitures électriques, mais les mêmes mettent aussi sur le marché de plus en plus de modèles de SUV », constate-t-il. Le directeur de l’AIE rappelle par ailleurs que la moitié des voitures électriques roulent en Chine, où les deux tiers de l’électricité est produite par des centrales à charbon. « Si l'appétit des consommateurs pour les SUV continuait de croître au rythme de cette dernière décennie, ces voitures ajouteraient près de 2 millions de barils par jour à la demande mondiale de pétrole d'ici 2040, annulant les économies permises par 150 millions de voitures électriques », en conclut Fatih Birol, avant de rappeler que « des voitures plus grosses et plus lourdes comme les SUV sont plus difficiles à électrifier ».

Energies renouvelables

25 oct. 2019 Lesechos.fr, 21/10/2019

L’AIE prévoit une croissance « spectaculaire » de l’énergie solaire

D’après l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), les énergies renouvelables (ER) verront leurs capacités progresser de 1 200 MW d’ici 2024, ce qui génèrera une hausse de 50% de la production. Ce dynamisme sera en grande partie lié à celui de l’énergie solaire qui continuera à progresser dans les années à venir grâce à la baisse des coûts de production des cellules photovoltaïques et des politiques publiques. Bénéficiant d’un contexte favorable, l’installation de fermes solaires est d’ores et déjà moins coûteuse que l’installation de centrales à charbon ou à gaz dans certains pays. L’éolien terrestre devrait quant à lui s’imposer comme la deuxième source d’énergie renouvelable dans le monde tandis que les capacités de l’éolien en mer devraient tripler dans les cinq années à venir. Malgré un léger ralentissement, l’énergie hydroélectrique devrait toujours représenter un dixième de la croissance de la production des énergies renouvelables. Ce dynamisme n’empêchera pas le charbon de rester la première source de production d’électricité et ne permettra pas d’atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris.

Tendances et acteurs

25 oct. 2019 lemondedelenergie.com, 16/10/2019

L’Australie pourrait jouer un rôle majeur dans la transition énergétique

Dans le cadre d’une étude consacrée à l’avenir énergétique de l’Australie, les chercheurs de l’Australian-German Energy Transition Hub ont identifié six stratégies que pourrait adopter le pays afin de rattraper son retard criant dans le domaine environnemental. Dans le cadre du scénario le plus ambitieux, l’Australie parviendrait à couvrir 200% de sa demande intérieure en électricité à l’horizon 2050 grâce au recours aux énergies renouvelables. Selon les auteurs de l’étude, une telle performance est conditionnée au développement de l’hydrogène qui permettrait de stocker l’énergie propre et de faciliter l’approvisionnement des territoires éloignés des sites de production. Dans le cadre de ce scénario, l’Australie pourrait même devenir un exportateur majeur d’énergies renouvelables. « L’un des moteurs fondamentaux de cette évolution est la décision du monde de s’engager fermement contre le changement climatique. La demande d’hydrogène repose essentiellement sur une profonde décarbonation de l’économie mondiale et australienne », précise toutefois Dylan McConnell, l’un des auteurs de l’étude.

25 oct. 2019 latribune.fr, 14/10/2019

Le boom du véhicule électrique va créer un écosystème structuré autour des producteurs d’électricité

Selon une étude menée par le cabinet Accenture, les ventes de véhicules électriques devraient dépasser celles des véhicules conventionnels en France à l’horizon 2040. Autre enseignement, l’avènement du véhicule électrique devrait favoriser l’émergence d’un nouvel « écosystème », structuré autour de la production et la distribution d’électricité, ainsi que les infrastructures et services associés. Les producteurs d’électricité ont vocation à profiter pleinement des 200 milliards d’euros que devrait représenter cet écosystème reposant sur une « valorisation de la flexibilité ». Thierry Mileo, directeur chez Accenture, explique : « il s'agit de stocker intelligemment l'énergie et la délivrer en fonction des prix du marché, et ainsi se substituer aux moyens de production centralisés, en fonction des besoins de consommation ». Selon l’étude d’Accenture, les acteurs historiques tels qu’EDF et Enedis seront au cœur de cet écosystème. La régulation publique constituera un enjeu de taille. Thierry Mileo explique : « nous avons établi deux scénarios théoriques. Le premier envisage que tout cet écosystème relève de la sphère privée, avec une recharge exclusivement au domicile. Le second implique la puissance publique et prévoit une part importante de recharge dans des lieux accessibles au public. Nous estimons que le deuxième scénario permet de maximiser l'utilisation d'une borne de recharge puisque celle-ci pourra être utilisée par plusieurs véhicules ». Si l’expert estime que les énergéticiens historiques « ont des atouts pour rester au centre du jeu » grâce à leurs « liens clients privilégiés », il prédit néanmoins qu’ils « n'y arriveront pas seuls » et devront « nouer des partenariats ». Cette tendance est déjà à l’œuvre, comme l’illustre l’accord récemment conclu par EDF et Nissan.

25 oct. 2019 lenergeek.com, 17/10/2019

La transition énergétique ne pourra se faire sans l’électrification

Le premier Electrification Europe Summit s’est tenu à Paris les 16 et 17 octobre 2019. Cet événement visait à mettre en évidence l’importance du rôle qu’il convient de réserver à l’électrification pour réussir la transition énergétique. « Les technologies électriques sont trois à cinq fois plus efficaces que les technologies utilisant des énergies fossiles. Prenons par exemple les véhicules électriques : leur coefficient d’efficacité énergétique est de 80 à 90%, c’est-à-dire que 80 à 90% de l’électricité consommée sert effectivement à propulser les véhicules, tandis que ce ratio n’est que de 20 à 25% pour les véhicules à moteur thermique », ont rappelé treize acteurs de la filière (EDF, l’AIE…) dans une tribune. Les pompes à chaleur constituent un autre exemple d’électrification vertueuse : celles-ci affichent en effet des coefficients de performance pouvant atteindre jusqu’à 300%. Le sommet a ainsi constitué l’occasion de livrer un véritable plaidoyer en faveur de l’électrification du chauffage (laquelle doit aller de pair avec l’isolation des bâtiments pour être réellement efficace énergétiquement). Résumant les enjeux des débats, le PDG d’EDF, Jean-Bernard Levy, a twitté : « l’urgence climatique nous oblige à la neutralité carbone d’ici 2050. Nous devons accélérer dans la production d’énergie bas carbone et l’efficacité énergétique de nos véhicules, bâtiments et industries. L’électricité bas carbone est une solution incontournable ».

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