International

Revue de presse

20 nov. 2020

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Economies d'énergie et émissions carbone

20 nov. 2020 connaissancedesenergies.org, 10/11/2020

L’occasion manquée d’une relance verte dans le secteur aérien

Le 10 novembre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a déploré que la plupart des gouvernements aient accordé des aides aux entreprises du secteur aérien sans exiger de contreparties environnementales de leur part. En effet, seulement quatre compagnies aériennes sur les trente ayant bénéficié d’une aide financière de l’Etat ont dû consentir à faire des efforts pour réduire leur empreinte carbone. Les quatre entreprises en question, Air France-KLM, Austrian Airlines et Swissair, se sont engagées à réduire leurs émissions de CO2, à améliorer leur efficacité et à renoncer à certains vols au profit du train. Deux d’entre elles ont aussi accepté d’utiliser un mélange de carburants verts à hauteur de 2% pour assurer l’approvisionnement de leur flotte. D’après les calculs de l’AIE, les compagnies ont bénéficié d’une aide de 76 milliards de dollars tandis que les transports en commun et ferroviaires ont perçu 55 milliards de dollars. L’agence regrette que ces plans de relance, pour l’essentiel sans contreparties, ne permettent pas d’encourager le développement des carburants bas-carbone dont le coût est plus élevé que celui des kérosènes d’origine fossile. Elle rappelle que cet enjeu est de taille puisqu’en 2019, ces biocarburants ne comptaient que pour 0,01% des carburants consommés par le secteur aérien.

Energies renouvelables

20 nov. 2020 latribune.fr, 10/11/2020

Les énergies renouvelables devraient fortement se développer d’ici 2025

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a récemment publié son rapport Renouvelables 2020 dans lequel elle anticipe que les énergies renouvelables (EnR) devraient devenir la première source de production d’électricité en 2025 et ainsi dépasser le charbon. Si les énergies alternatives aux énergies fossiles ont fortement crû en 2020 et devraient atteindre 200 GW d’ici la fin de l’année, l’AIE appelle les pouvoirs publics à continuer de soutenir leur développement. En effet, l’agence redoute la fin des mesures de soutien en Chine et dans le secteur du photovoltaïque. Cet élan devrait tout de même se maintenir en 2021, porté par la réalisation des projets suspendus en raison de la pandémie de Covid-19. Les capacités installées d’EnR devraient enregistrer un bond de 10%, notamment dans l’Union européenne et en Inde. L’AIE anticipe une croissance importante de l’éolien en mer liée à la chute des coûts de production. Le secteur offshore devrait représenter un cinquième du marché de l’éolien en 2025.

20 nov. 2020 afrik21.africa, 13/11/2020

Afrique : Le HCR lance un appel d’offres pour l’installation de systèmes solaires hybrides

Le Fonds vert du Haut-Commissariat des Nations Unis pour les réfugiés (HCR) annonce le lancement d’un appel d’offres pour le déploiement de systèmes solaires hybrides sur dix sites en Ethiopie, au Kenya et en Ouganda. Avec ce projet bénéficiant du soutien de l’Agence suédoise de coopération internationale pour le développement (Sida) et de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), le HCR souhaite se doter de centrales solaires aux capacités allant de 60 kilowatt-crête (kWc) jusqu’à 500 kWc, pour une capacité cumulée de 1,8 Mégawatt-crête (MWc). Les producteurs indépendants d’électricité ont jusqu’au 30 novembre pour faire parvenir leur dossier. Les soumissionnaires devront en outre se conformer à un certain nombre d’exigences, une solide expérience et des capacités financières suffisantes étant notamment requises. « La phase de candidature sera suivie d’un appel d’offres auprès des soumissionnaires présélectionnés, qui devrait commencer au début de l’année 2021. Les offres par consortiums seront autorisées, sous réserve de critères de qualification spécifiques », indique le HCR. Les entreprises retenues devront signer des contrats d’achat d’électricité (CAE) avec le HCR.

20 nov. 2020 afrik21.africa, 13/11/2020

Tanzanie : Yolk lance une campagne de financement participatif pour son projet « vache solaire »

Après le lancement de la phase pilote du projet « vache solaire » en 2018 au Kenya, c’est en Tanzanie que la startup coréenne Yolk entend poursuivre son objectif de favoriser la scolarisation de millions d’enfants africains en s’attaquant au problème de la pénurie d’électricité dans les zones défavorisées. En effet d’après le rapport 2018 de la Banque Mondiale, moins de 35,6% de la population tanzanienne a accès à l’électricité. Fort de ce constat, Yolk ambitionne de déployer des stations de recharges à l’énergie solaire en forme de vache dans les écoles du pays. « Les enfants pourront brancher leurs batteries portables distribuées par Yolk aux stations de recharge en forme de vache de leurs écoles en assistant aux cours. Après les cours, ils récupéreront leurs batteries complètement chargées pour les emporter chez eux afin d’alimenter toute la famille sans débourser d’argent. Chaque batterie portable, également équipée d’une lampe de poche pourra stocker jusqu’à 10 W d’électricité », explique la start-up. Selon Yolk, ses batteries pourront permettre aux foyers concernés de réaliser jusqu’à 20% d’économie sur leurs revenus mensuels. Autre effet bénéfique, les « vaches solaires » devraient entraîner une baisse des achats de diesel servant à alimenter des générateurs et autres appareils d’éclairage. Enfin, Yolk assure que l’initiative s’est déjà traduite par une augmentation de 8 % des effectifs en 2019 dans une école primaire rurale du district de Monduli, près d’Arusha. Pour mener ce projet à bien, Yolk a lancé une campagne de financement participatif.

20 nov. 2020 lefigaro.fr, 09/11/2020

Energies renouvelables : De nombreux investisseurs intéressés par des parcs éoliens et solaires

Depuis le début de l’année, la chute de la valeur boursière des énergies traditionnelles contraste avec l’essor de celle des énergies renouvelables (ENR). « Au-delà de la préoccupation des investisseurs en termes d’investissement socialement responsable (ESR), la rareté des actifs cotés dans les renouvelables tire tout le monde vers le haut », explique un investisseur. Cet essor des ENR devrait s’inscrire dans la durée, notamment grâce aux plans de relance initiés par nombre de gouvernements européens pour faire face à la crise sanitaire : d’ici 2040, les capacités installées du photovoltaïque devraient ainsi être multipliées par dix dans le monde, celles de l’éolien par cinq. Les investisseurs ne se contentent pas d’exprimer leur intérêt pour les ENR sur les places financières. Un nombre croissant d’institutionnels, d’assureurs, de banques et de fonds de pensions s’est en effet lancé dans une politique de rachats de parcs éoliens ou solaires : « les parcs ENR sont devenus une classe d’actif à part entière, du même ordre que les aéroports ou les concessions autoroutières… avec un gros plus : leur dimension verte », explique un acteur du secteur. Les grands énergéticiens adoptent également des stratégies comparables : huit années étant nécessaires pour développer un parc éolien en France contre cinq à l’étranger, ces acteurs peuvent notamment trouver intéressant de racheter des projets en développement afin d’accélérer leur croissance organique sur le court terme.

Tendances et acteurs

20 nov. 2020 lenergeek.com, 12/11/2020

Partout dans le monde, les grands groupes se détournent du charbon

Au cours de l’année 2020, plusieurs grands groupes, à l’image des japonais Mitsubishi et Toshiba, de l’américain General Electric et de l’allemand Siemens, ont fait part de leur intention de ne plus construire de nouvelles centrales à charbon. Toshiba, le dernier constructeur en date à avoir fait une annonce en ce sens, a décidé de mener à terme ses dix projets de centrales à charbon en cours avant de suspendre cette activité au profit de la construction d’éoliennes et de la réalisation de recherches pour produire des cellules photovoltaïques de nouvelle génération. Le conglomérat japonais souhaite également réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50% à l’horizon 2030 et ainsi se conformer aux objectifs du gouvernement japonais qui a annoncé vouloir atteindre la neutralité carbone en 2050. Il s’agit d’un important défi pour le Japon car le charbon représente 32% de sa production électrique. Ces décisions s’inscrivent dans une tendance de fond puisque la part du charbon dans la production d’électricité mondiale ne cesse de se réduire et qu’un nombre croissant d’investisseurs – tels que la Banque européenne d’investissement ou les trois plus grandes banques du Japon, à savoir Mizuho, Mitsubishi UFJ Financial Group et Sumitomo Mitsui Banking Corporation – se détournent de ce type de projet. Selon les projections de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), d’ici 2025, les énergies renouvelables devraient dépasser le charbon comme première source d’électricité mondiale.

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