International

Revue de presse

17 juil. 2020

Partager :

Réglementations et politique de l'énergie

17 juil. 2020 lemondelenergie.com, 09/07/2020

Le Japon durcit ses investissements dans des projets de centrales à charbon à l’étranger

Afin de réduire ses émissions de CO2, le Japon a annoncé le 9 juillet son intention de durcir les conditions d’investissement dans les projets de centrales à charbon à l’étranger sans toutefois renoncer à cette politique qui suscite de nombreuses critiques. « On ne peut pas ignorer qu’il y a des pays en voie de développement dans le monde qui n’ont pas d’autre choix que de se tourner vers le charbon (…). Il est important d’aborder la décarbonisation en ayant en tête cette réalité », a commenté Hiroshi Kajiyama, le ministre japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie. La stratégie japonaise est très conversée : moins polluantes que les centrales à cycle combiné au gaz, les nouvelles centrales à charbon que le pays entend financer n’en demeurent pas moins deux fois plus émettrices de CO2 que les centrales à cycle combiné au gaz, comme l’explique Yukari Takamura, experte des questions environnementales à l’université de Tokyo. Le pays a toutefois promis d’étudier de nouvelles solutions lui permettant de réduire sa dépendance énergétique au charbon d’ici 2030.

Economies d'énergie et émissions carbone

17 juil. 2020 siecledigital.fr, 10/07/2020

Facebook réduit ses émissions de gaz à effet de serre

Facebook semble en passe d’atteindre l’objectif qu’il s’était fixé en 2018 : alimenter ses activités avec 100% d’énergies renouvelables avant la fin de l’année 2021. Dans son premier rapport sur le développement durable publié le 8 juillet 2020, le groupe annonce en effet avoir réduit de 59% ses émissions de gaz à effet de serre et utiliser 86% d’énergies renouvelables pour ses activités. Le réseau social multiplie par ailleurs les investissements dans des projets verts, comme en témoignent la construction d’un parc solaire au Texas ou encore les projets de restauration d’eau menés en Oregon et au Nouveau-Mexique. Facebook est loin d’être la seule entreprise engagée dans cette voie : dernier exemple en date, Amazon a annoncé la création d’un fonds de deux milliards de dollars pour réduire son empreinte carbone. Si ces initiatives méritent d’être saluées, nombre d’observateurs soulignent que les activités de ces multinationales continuent à nuire à l’environnement.

17 juil. 2020 novethic.fr, 07/07/2020

Impact carbone du commerce extérieur

Selon « l’étude sur l’empreinte carbone des Français », publiée en janvier 2020 par le ministère de la Transition écologique et solidaire, un quart des émissions mondiales de carbone est lié au commerce extérieur, les importations représentant 57% de l’empreinte carbone dans le cas de la France. Si les émissions liées aux importations ont plus que doublé depuis 1995, les émissions intérieures ont, elles, diminué de 21 % en France. La majorité de ces émissions de CO2 imputables à l’importation concerne des pays dont le mix énergétique est particulièrement carboné, comme la Chine qui a généré plus de 50% de la hausse des émissions carbone en lien avec les échanges commerciaux entre 2005 et 2015. Selon « l’étude de la Banque de France sur les émissions de CO2 dans le commerce international », la Chine faisait partie en 2015 des plus gros exportateurs de CO2 avec l’Inde, la Russie et L’Afrique du Sud. Les Etats-Unis sont à l’inverse le plus gros importateur de CO2, loin devant la France. Les constats mis en lumière par ces deux études questionnent sur la nécessité de mettre en place des mesures plus compatibles avec la lutte contre le réchauffement climatique : relocalisations, clauses de suspension dans les accords commerciaux en cas de non-respect des engagements climatiques internationaux, taxe carbone ou encore création d’un CO2 score pour inciter les consommateurs à acheter des produits locaux.

Production d'énergie

17 juil. 2020 connaissancedesenergies.org, 06/07/2020

L’AIE publie un rapport sur la situation énergétique de la Géorgie

Dans un rapport publié le 1er juillet 2020, l’AIE (Agence internationale de l’énergie) a dévoilé des informations et chiffres clés sur la situation énergétique de la Géorgie, qu’elle a qualifiée de « plateforme énergétique régionale » en raison de sa situation géographique qui la place entre la Russie (au nord) et la Turquie (au sud), favorisant ainsi les interconnexions avec ses pays voisins. Le gaz naturel, pour la majeure partie importée d’Azerbaïdjan, est la principale source d’énergie (40%) de la Géorgie et sa consommation a presque doublé en 10 ans en raison d’une hausse de la demande des particuliers (chauffage, cuisson) et des transports. L’hydroélectricité représente une part importante (80%) de la production énergétique de la Géorgie, un pays recourant peu au charbon (6% de son mix énergétique en 2017, contre 27% en moyenne au niveau mondial). La Géorgie ambitionne de doubler ses capacités électriques à l’horizon 2029 en tablant sur l’hydroélectricité, l’éolien et le gaz, mais l’AIE se montre sceptique dans son rapport sur la capacité du pays à atteindre cet objectif, encourageant la Géorgie à mener une stratégie plus axée sur le long terme.

17 juil. 2020 agenceecofin.com, 06/07/2020

39% des projets de mini réseaux électriques se situent en Afrique subsaharienne

Selon une étude intitulée « State of the global mini-grids market report » (réalisée par BloombergNEF en collaboration avec Sustainable Energy for All), sur les 7181 projets mondiaux de mini réseaux électriques en cours de réalisation en mars 2020, 39% étaient situés en Afrique subsaharienne. Les autres projets se répartissaient entre l’Asie, les Etats insulaires et l’Amérique Latine. Ces mini-réseaux, moins onéreux pour les populations rurales, sont alimentés à 63% par l’énergie solaire, à 21 % par l’hydroélectricité et à 11 % par des générateurs au diesel. Ces mini réseaux ont un rôle majeur à jouer dans l’accès universel à l’électricité en 2030 mais des investissements conséquents (128 milliards de dollars, soit 78 % de plus qu’estimé) et la mise en place de régulations pour réduire les risques (comme celles instaurées par le Nigéria) seront nécessaires pour atteindre cet objectif.

Techniques et innovations

17 juil. 2020 lefigaro.fr, 09/07/2020

La pile à hydrogène constitue un atout pour la transition énergétique

Selon de nombreux observateurs, la pile à hydrogène est un véritable atout pour la transition énergétique. En effet, à condition d’être produit par électrolyse de l’eau, l’hydrogène n’émet pas de CO2. De plus, contrairement à l’électricité qui est très difficile à stocker, l’hydrogène se conserve longtemps sous forme gazeuse, « ce qui permet de coupler au maximum la production et son usage », explique Daniel Hissel, professeur à l’université de Franche-Comté. Dans le cas des voitures à hydrogène, les batteries des voitures électriques classiques sont par exemple remplacées par un réservoir d’hydrogène couplé à une pile combustible. Cette dernière produit simultanément de l’eau, de l’énergie électrique et de la chaleur. Ainsi, aucun déchet polluant n’est généré. « Le “plus” de l’hydrogène par rapport aux véhicules électriques à batterie réside dans l’augmentation de l’autonomie : un véhicule familial peut parcourir environ 100 km avec 1 seul kilogramme d’hydrogène », commente Daniel Hissel. En effet, le gaz compressé permet à un véhicule de rouler au moins 600km, le temps de recharge ne dépassant pas quelques minutes.

Toute l'actualité du marché de l'énergie

31 juil. 2020
International

Revue de presse du 31 juil.

A la une : USA : 15 Etats veulent électrifier l’ensemble de leur flotte de transport routier d’ici 2050

24 juil. 2020
International

Revue de presse du 24 juil.

A la une : Douze entreprises pétrolières et gazières s’engagent à réduire leur intensité carbone

10 juil. 2020
International

Revue de presse du 10 juil.

A la une : Un consortium international s’entend sur les bonnes pratiques du solaire flottant

Voir toutes les revues de presse