International

Revue de presse

16 oct. 2020

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Economies d'énergie et émissions carbone

16 oct. 2020 journalmetro.com, 09/10/2020

CAE a investi 500 000$ pour devenir neutre en carbone

En un an, CAE est devenue la première entreprise neutre en carbone du secteur aéronautique au Canada en réduisant ou contrebalançant ses dépenses en carbone par des actions écologiquement responsables. Présent dans plus de 35 pays, CAE a réussi à limiter son empreinte carbone en formant ses pilotes grâce à des simulateurs de vols. Certaines sources de pollution subsistent toutefois : l’entreprise utilise 250 petits appareils utilisés pour former les élèves pilotes, la plupart de ses sites émettent du carbone en consommant de l’électricité, ses employés sont amenés à se déplacer régulièrement à l’étranger… Comme l’explique la vice-présidente aux affaires publiques et communications mondiales, Hélène V. Gagnon, CAE a dès lors recours à l’achat de certificats d’énergie renouvelable et de crédits carbones pour compenser ses émissions. L’entreprise s’est également engagée dans la protection des forêts au Canada et a investi dans un projet d’éoliennes en Inde. Emettant 90 000 tonnes de carbone chaque année, CAE compte poursuivre ses efforts de décarbonation dans les mois à venir en investissant dans la conversion de ses petits avions à l’hybride ou à l’électrique.

Energies renouvelables

16 oct. 2020 greenunivers.com, 09/10/2020

L’Australie et l’Europe en tête des projets d’hydrogène par électrolyse couplé

Le cabinet Rystad Energy s’est intéressé aux projets de production d’hydrogène par électrolyse couplé avec des énergies renouvelables et a dégagé de grandes tendances mondiales. Actuellement, les projets hydrogène d’une capacité unitaire supérieure au mégawatt représentent 60 GW dans le monde et 87% d’entre eux ont une puissance supérieure au gigawatt. Le cabinet estime que la moitié de ces installations devrait être opérationnelle d’ici 2035. Les zones géographiques les plus impliquées dans ce type de projets sont l’Europe (27 GW), qui bénéficie d’un cadre législatif incitatif, et surtout l’Australie (30 GW), qui regroupe sur son sol la moitié des capacités en cours de développement à l’échelle mondiale. En Europe, les principaux projets se trouvent en Allemagne, en Espagne et en France. Chacun de ces trois pays s’est fixé pour objectif d’installer entre 4,5 et 6,5 GW d’électrolyseurs à horizon 2030. Un peu en retrait, la Chine a tout de même investi dans un projet intitulé Beijing Jingneng H2 facility dont la mise en service est prévue pour 2021. La viabilité économique de ces projets dépendra étroitement du coût de production de l’électricité car celui-ci représente environ 50% du coût total. Pour l’heure, la meilleure formule semble résider dans la combinaison de l’éolien terrestre et de l’énergie solaire car elle permet de maximiser l’usage des électrolyseurs à un coût raisonnable. Certains acteurs, à l’image de Shell et de Gasunie, envisagent quant à eux de recourir à l’éolien mais les coûts occasionnés rendent son utilisation moins avantageuse.

16 oct. 2020 connaissancedesenergies.org, 08/10/2020

La plus grande centrale solaire néo-zélandaise va pouvoir entrer en service

L’expert des énergies renouvelables Vector Powersmart vient de terminer la construction de la plus grande centrale solaire flottante de Nouvelle Zélande. La nouvelle installation couvre un hectare du bassin de traitement des eaux usées de Rosedale à Auckland. Elle est constituée de 2 700 panneaux solaires assemblés au-dessus de près de 4 000 pontons flottants, reliés au fond grâce à une soixantaine d’ancres en béton pesant chacune près de 2,5 tonnes. A terme, cette centrale devrait produire près de 1 486 MWh par an, l’équivalent de la consommation moyenne d’électricité de 200 foyers néo-zélandais. Le gérant de la station de traitement des eaux usées Watercare indique que l’électricité produite sera dédiée à des « tâches de pompage et d’aération qui aident les batteries naturelles à décomposer les déchets dans le processus de traitement ». La quasi-totalité des autres besoins en énergie de Rosedale sont satisfaits par le biogaz issu du processus de traitement des eaux usées. Actuellement peu développée en Nouvelle-Zélande en raison de conditions d’ensoleillement défavorables et du manque d’espace, l’énergie photovoltaïque voit sa part de marché augmenter lentement. Selon le gestionnaire du réseau néo-zélandais Transpower, le solaire pourrait toutefois représenter 9,3% de la production nationale en 2050, contre 0,2% en 2020. Elle deviendrait alors la quatrième énergie renouvelable du pays après l’hydroélectricité (24,8%), l’éolien (19,6%) et la géothermie (12,5%).

16 oct. 2020 infomediaire.net, 09/10/2020

Les impressionnantes réalisations du Maroc

« Le Maroc représente à lui seul les trois quarts de la croissance de la production d’électricité renouvelables en Afrique du Nord. Le pays qui a annoncé, en 2009, un objectif de 52% d’énergies renouvelables pour la fourniture d’électricité d’ici 2030, prévoit désormais de l’atteindre cinq ans plus tôt », révèle une étude de l’AIE (Agence Internationale de l’Energie) intitulée “Les voies de l’Afrique du Nord vers les transitions énergétiques propres”. Selon Ana Rovzar, chargée de programme Afrique à l’Agence internationale de l’énergie (AIE-OCDE) et autrice de l’analyse, le Maroc est « sur la bonne voie pour augmenter la part des énergies renouvelables dans l’électricité à 60-65% d’ici 2030 ». Pour réaliser cet exploit, le royaume a inscrit le droit au développement durable dans la constitution et créé un cadre juridique et réglementaire favorable au développement d’une stratégie de transition. Certaines lois ont ainsi encouragé les investissements privés dans le secteur ainsi que le lancement d’appels d’offres et d’enchères pour des projets solaires et éoliens à grande échelle. Le pays a par ailleurs renforcé la confiance des investisseurs en créant des agences compétentes « guichet unique » telle que l’Agence marocaine pour le développement durable (MASEN). “La persistance du Maroc dans la stratégie a été durable et le climat incertain en 2020 n’a pas fait dérailler ses initiatives, le Maroc ayant mis en service avec succès deux projet éoliens cette année” souligne Ana Rovzar. Non content d’avoir développé la production d’énergies renouvelables sur son territoire, “le Maroc a développé des interconnexions avec l’Espagne et l’Algérie, et cherche désormais à s’intégrer davantage dans d’autres marchés en Afrique du Nord et subsaharienne, ainsi qu’en Europe”, indique l’autrice.

Tendances et acteurs

16 oct. 2020 connaissancedesenergies.org, 07/10/2020

Les constructeurs automobiles misent sur les poids lourds à hydrogène

Le constructeur automobile coréen Hyundai a récemment livré ses sept premiers camions à hydrogène « Xcient Fuel Cell » à des transporteurs suisses. Hyundai a choisi de se lancer en Suisse car le diesel y est cher et que la géographie du pays se prête bien à l’usage de poids lourds. Dotés d’un réservoir de stockage de 32 kilos, ces camions d’une capacité de 36 tonnes peuvent parcourir 400 kilomètres à pleine charge. L’hydrogène qui alimente le moteur électrique des véhicules est transformé grâce à une pile à combustible. Cette réalisation est le fruit d’un long travail de recherche et développement que Hyundai compte poursuivre en dédiant 6 milliards d’euros à l’amélioration de ses moteurs à hydrogène d’ici 2025. Le constructeur a par ailleurs indiqué vouloir produire 2000 Xcient par an à partir de 2021 et fait part de ses projets de développement en Europe, aux Etats-Unis et en Chine. La marque coréenne n’est pas la seule à s’intéresser aux poids lourds à hydrogène : Michelin s’est associé à l’équipementier Faurecia pour créer une coentreprise fabriquant des piles à combustibles tandis que le constructeur automobile nippon Toyota développe actuellement des modèles de poids lourds pour les marchés nord-américain et japonais, tout comme Daimler et Volvo.

Techniques et innovations

16 oct. 2020 connaissancedesenergies.org, 06/10/2020

Toyota développe un poids lourd à hydrogène

Le constructeur automobile Toyota a annoncé le développement d’un poids lourds électrique fonctionnant à l’hydrogène à destination du marché nord-américain. Conçu en collaboration avec sa filiale Hino, le premier prototype de ce véhicule de 25 tonnes sera testé dès le premier semestre 2021. Déjà pionnier mondial des voitures à piles à combustible avec son modèle Mirai, Toyota est également impliqué dans un projet pilote de camions à hydrogène pour le port de Los Angeles ainsi que dans la fabrication d’un train à motorisation hybride, combinant hydrogène et batteries électriques. Fruit d’un partenariat avec la compagnie ferroviaire japonaise JR East et le constructeur Hitachi, ce dernier projet fera l’objet d’une expérimentation en conditions réelles au Japon à partir de mars 2022.

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