International

Revue de presse

15 Mai. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

15 Mai. 2020 latribune.fr, 07/05/2020

Plaidoyer pour des politiques de relance respectueuses de l’environnement

L’Université d’Oxford a publié le 5 mai 2020 une étude mettant en lumière l’efficacité des politiques de relance respectueuses de l’environnement. Comptant parmi ses signataires le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, l’étude a mobilisé 231 experts répartis dans 53 pays. Celle-ci conclut que : « les projets verts créent plus d'emplois, génèrent des rendements à court terme plus élevés par dollar dépensé, et conduisent à de plus grandes économies de coûts à long terme, par rapport aux mesures de relance budgétaire traditionnelles ». Cinq politiques « avec un fort potentiel en termes d'effet multiplicateur comme d'impact climatique » sont identifiées. Au premier rang d’entre elles, les investissements dans les infrastructures renouvelables dont la construction se révèle « particulièrement exigeante en main-d'œuvre, (et) crée deux fois plus d'emplois par dollar que les investissements dans les carburants fossiles ». Sont également encouragés les investissements dans la rénovation énergétique des bâtiments, dans la résilience et la régénération des écosystèmes, dans la recherche et le développement durable ainsi que dans l’éducation et la formation. « Les plans de relance budgétaire verte peuvent découpler la croissance économique des émissions de gaz à effet de serre, tout en réduisant les inégalités déjà existantes, qui seront d'ailleurs exacerbées d'abord par la pandémie puis par le changement climatique », font valoir les auteurs du rapport. Ces derniers « espèrent donc que les pays saisiront cette opportunité générationnelle pour intégrer les critères climatiques dans leurs plans nationaux - pour leurs économies et l'environnement ».

15 Mai. 2020 bladi.net, 11/05/2020

Un journal allemand s’enthousiasme pour la politique énergétique marocaine

Le quotidien allemand Die Welt a récemment consacré un article à la politique marocaine en matière d’énergies renouvelables. Celle-ci y est présentée comme un des programmes énergétiques les « plus ambitieux au monde ». C’est en 2009, à l’initiative du roi Mohamed VI, que le Royaume a amorcé le développement des énergies vertes. En 2016, un tiers du mix énergétique marocain provenait des renouvelables. Une part qui devrait être portée à 42% en 2020. « D’ici 2030, 52% de l’électricité devrait provenir des énergies renouvelables. C’est un grand bond en avant pour le Maroc », commente Die Welt. Le pays dispose à Ouarzazate de la plus importante installation photovoltaïque mondiale : la centrale Noor. « Cette centrale solaire et d’autres, les éoliennes et les barrages, devraient non seulement garantir une grande partie de l’approvisionnement énergétique du Maroc en dix ans, mais également fournir de l’électricité à l’Europe », avance le journal allemand. Des accords d’exportation des énergies renouvelables marocaines vers l’Allemagne et d’autres États européens ont d’ores et déjà été conclus.

Production d'énergie

15 Mai. 2020 connaissancedesenergies.org, 04/05/2020

Coronavirus : les prévisions alarmistes de l’Agence Internationale de l’Énergie

Dans un rapport consacré à la crise du Covid-19 publié le 30 avril 2020, l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) observe le « plus grand choc depuis plus de sept décennies » pour le secteur énergétique. Pour le 1er trimestre 2020, l’AIE analyse une baisse de 3,8% de la consommation mondiale d’énergie primaire par rapport à l’année précédente. Sur l’ensemble de l’année, l’agence prévoit une contraction de 6% par rapport à 2019, soit « la plus forte baisse depuis la Grande Dépression ». En 2020, la consommation annuelle de pétrole devrait chuter de l’ordre de 9% par rapport à 2019. Le gaz naturel devrait quant à lui voir sa consommation se réduire de 5% sur l’année. Et le charbon pourrait être encore davantage impacté et voir sa production diminuer de 10%. Seules les énergies renouvelables pourraient tirer leur épingle du jeu et connaître une augmentation de leur production cette année, « grâce à une injection prioritaire de leur production sur les réseaux et des faibles coûts de fonctionnement ». Néanmoins, ainsi que le met en garde le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol : « il est encore trop tôt pour déterminer les impacts de long terme mais le secteur énergétique qui sortira de cette crise sera sensiblement différent de celui ayant précédé » la pandémie.

Energies renouvelables

15 Mai. 2020 lesechos.fr, 04/05/2020

Les énergies vertes peu impactées par la crise du Covid-19

Dans un rapport consacré à la crise du Covid-19, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) observe que les énergies renouvelables ont été relativement épargnées. Alors que la consommation mondiale d’énergie devrait chuter de l’ordre de 6% cette année, l’AIE révèle qu’ « au premier trimestre 2020, la consommation d'énergie renouvelable a progressé de 1,5% dans le monde. L'électricité produite à partir de ressources renouvelables croit même de 3% ». Fait inédit, l’Allemagne a par exemple au premier trimestre dépassé le seuil des 50% de renouvelables dans son mix énergétique. Cette tendance s’est également vérifiée ailleurs : « la part des énergies renouvelables dans le mix électrique a atteint des records en Belgique, en Italie, en Hongrie, aux Pays-Bas et dans l'est des Etats-Unis », analyse l’AIE. Pour l’année 2020, l’AIE pronostique une hausse de la consommation d’énergies vertes avoisinant les 5%. Ainsi que l’analyse le directeur général de l’AIE, Fatih Birol, « les plans de développement dans l'énergie renouvelable vont sortir de la crise en meilleure position ».

15 Mai. 2020 h2-mobile.fr, 05/05/2020

Le gouvernement australien débloque 178 millions d’euros pour soutenir l’hydrogène

Afin de promouvoir « une industrie de l’hydrogène propre, innovante, sûre et compétitive », le gouvernement australien a doté d’une manne de 300 millions de dollars australiens (178 millions d’euros) son établissement financier national qui vise à développer les énergies renouvelables, la CEFC (Clean Energy Finance Corporation). Ainsi que l’explique Ian Learmonth, qui préside la CEFC : « nous considérons l’hydrogène vert comme la voie la plus crédible vers la décarbonation pour les secteurs à forte émission et ceux qui sont dépourvus d’une alternative d’électrification évolutive. Ensemble, ces secteurs sont à l’origine de quelque 30% des émissions de gaz à effet de serre de l’Australie ». Ce sont les secteurs du transport, des besoins en combustibles et des processus industriels – respectivement responsables de 18%, 18% et 6% des émissions de CO2 – qui devraient le plus largement bénéficier de l’hydrogène vert. Est notamment en vue la décarbonation des camions et des bus, responsables du quart des émissions du secteur. « L’hydrogène est un vecteur d’énergie extrêmement polyvalent qui gagne un soutien important dans le monde entier actuellement comme carburant de l’avenir », souligne Ian Learmonth. C’est à travers des prêts et des participations au capital que la CEFC réalisera ses investissements. « Le financement de la CEFC reste essentiel pour combler les lacunes du marché », explique Ian Learmonth. D’autant plus que le soutien de la CEFC est gage de crédibilité pour les autres éventuels investisseurs.

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