International

Revue de presse

13 déc. 2019

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Economies d'énergie et émissions carbone

13 déc. 2019 latribune.fr, 03/12/2019

Le prix interne du carbone séduit les entreprises

La pratique du « prix de carbone interne » qui consiste à déterminer un coût monétaire pour les émissions de CO2 d’un projet ou d'une activité, séduit de plus en plus d’entreprises dans le monde. Selon l'organisation britannique Carbon Disclosure Project (CDP), 1 300 entreprises y ont désormais recours contre seulement 150 en 2014. Le succès croissant de ce dispositif est en lien avec « la pression croissante des actionnaires et des consommateurs pour que les sociétés gèrent correctement leurs risques liés à la crise climatique ». Deux types de modalités se distinguent pour la mise en œuvre de ce prix interne du carbone. La première est celle « purement comptable » du prix directeur ou « shadow price » : dans ce cas, chaque investissement est évalué à l’aune des risques liés à la réglementation, aux finances ou à la réputation environnementale de l’entreprise et une option moins carbonée, compatible avec les exigences des clients et des actionnaires, est alors proposée. L’autre option, choisie en France par la Société Générale ou la Banque Postale, est le recours à une taxe utilisée pour financer la transition écologique de l’entreprise : celle-ci reverse alors un montant (préétabli pour chaque activité) à la mise en place d’initiatives et de technologies plus vertes. La mise en œuvre de ces prix interne du carbone diffère grandement selon les entreprises, les zones géographiques ou encore les objectifs, « les prix internes du carbone (…) pouvant varier de 0,3 à 906 dollars la tonne de CO2 équivalent », selon la Banque mondiale.

13 déc. 2019 connaissancedesenergies.org, 04/12/2019

Bilan Carbon Project : toujours plus d’émissions de CO2 liées à l’activité humaine

Le bilan annuel du GCP (Global Carbon Project), dévoilé en marge de la COP 25 (conférence des Nations Unies sur le climat), prévoit pour 2019 une hausse de 0,6% des émissions de CO2 d’origine fossile et donc « une augmentation des concentrations de CO2 dans l'atmosphère » contribuant au dérèglement climatique. Si la tendance est toujours à la hausse en 2019, la croissance des émissions de CO2 est toutefois moindre que les années précédentes (+2,1% en 2018). Selon la climatologue Corinne Le Quéré, ceci s’explique par plusieurs facteurs combinés : « un ralentissement de la croissance économique, les conditions météorologiques et une baisse substantielle de l'usage du charbon aux États-Unis et en Europe ». Le recours au gaz naturel comme énergie de transition est une solution prisée mais imparfaite. Celui-ci émet moins de CO2 que le charbon mais il en émet quand même et si son usage augmente « on ne respectera pas l'accord de Paris », met en garde Philippe Ciais, chercheur au LSCE-Institut Pierre Simon Laplace. En France, les dernières données disponibles indiquent toutefois une baisse de 2,5% des émissions de CO2 en 2018 par rapport à l’année précédente.

Energies renouvelables

13 déc. 2019 afrique.latribune.fr, 09/12/2019

EDF s’apprête à construire la plus grande centrale biomasse d’Afrique de l’Ouest

Le 9 décembre 2019 était signée à Abidjan la convention de concession de la centrale biomasse Biovéa entre d’une part EDF associée à Méridiam et Biokala, et d’autre part les autorités ivoiriennes. Ainsi que l’explique Valérie Levkov, la directrice Afrique, Moyen-Orient et Méditerranée orientale d'EDF : « c'est un très bel exemple d'économie circulaire. Toutes les conditions nécessaires pour faire aboutir le projet ont été acceptées par les différents partenaires. Cette signature est l'élément-clé du modèle économique de ce projet qui comprend la répartition des risques et des responsabilités et qui fixe le rôle de chaque acteur, y compris celui du gouvernement, mais aussi le prix de l'électricité ». Ce dernier a été fixé à 62 francs CFA le kWh. Fort de son expérience de premier opérateur de centrales biomasses en France, EDF a « piloté l'appel d'offres et la sélection des entreprises qui assureront la construction de l'installation ». À partir de la mi-2020 commencera donc la construction de ce que Valérie Levkov décrit comme « une centrale qui doit faire référence, car elle sera de très loin, la première centrale biomasse raccordée au réseau et la plus grande centrale biomasse d'Afrique de l'Ouest ». Les travaux devraient s’achever en 2023. Valorisant de l’ordre de 480 000 tonnes de déchets de palmiers à huile, la centrale assurera une production annuelle de 336 GWh, soit l’équivalent de la consommation énergétique d’1,7 million d’Ivoiriens.

Tendances et acteurs

13 déc. 2019 medias24.com, 04/12/2019

COP25 : Ikea annonce un investissement de 200 millions d’euros en faveur du climat

Alors que se déroule la COP25, le groupe Inter Ikea s’est engagé à investir 200 millions d’euros avant 2030 afin de réduire son empreinte climatique, et de devenir une entreprise vertueuse en la matière. « Notre ambition est de réduire d'ici 2030 davantage d'émissions de gaz à effet de serre produits par l'ensemble de la chaîne de valeur Ikea, tout en développant l’activité de Ikea. Pour atteindre cet objectif, nous continuerons d’investir dans des domaines qui génèrent un impact positif pour le climat. Cet investissement permettra d’accélérer la transition vers l'utilisation d'énergies renouvelables dans notre chaîne d’approvisionnement et d’éliminer le carbone de l’atmosphère, grâce au reboisement et à de meilleures pratiques de gestion forestière », a déclaré Torbjorn Loof, PDG du groupe Inter Ikea. Cet investissement s’articulera autour de deux portfolios. « Le premier portfolio soutiendra l’ambition d’utiliser de l’énergie 100% renouvelable (électricité, chauffage, refroidissement et autres combustibles) d’ici 2030. II sera élaboré en collaboration avec des fournisseurs directs », précise Torbjorn Loof. Quant au deuxième : il « investira dans des projets visant à éliminer et à stocker le carbone grâce au reboisement et à une gestion forestière responsable ».

13 déc. 2019 next-finance.net, 09/12/2019

Levée record pour le fonds mondial d’énergies renouvelables BlackRock

Pour le premier closing de son fonds Global Renewable Power III, BlackRock Real Assets a réalisé la performance de lever la somme d’un milliard de dollars auprès de 35 investisseurs institutionnels répartis en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Cette levée record témoigne de l’engouement des investisseurs pour les actifs d’énergies renouvelables, à l’heure où les spécialistes de Bloomberg en matière de transition énergétique évaluent à dix milliards les investissements à réaliser dans le solaire et l’éolien à l’horizon 2050. Ainsi que l’affirme David Giordano, Responsable mondial de BlackRock Renewable Power : « la production mondiale d’électricité va passer de deux tiers d’énergies fossiles à deux tiers d’énergies renouvelables au cours des prochaines décennies. Dans ce contexte, les énergies renouvelables deviennent une classe d’actifs à part entière pour les investisseurs et représentent l’un des segments les plus dynamiques dans le secteur des infrastructures. Fort d’une équipe de spécialistes du secteur de l’énergie renouvelable, nous sommes parfaitement équipés pour identifier les opportunités d’investissement que présente la transition énergétique pour nos clients. »

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