International

Revue de presse

13 nov. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

13 nov. 2020 latribune.fr, 02/11/2020

La Chine revoit ses objectifs concernant les véhicules verts

Afin de tenir son engagement visant à atteindre la neutralité carbone en 2060, la Chine, responsable d’un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre, a publié ce lundi 2 novembre un document appelant à un développement massif du secteur des véhicules électriques, passant par l’instauration de réseaux plus efficaces concernant la recharge et le recyclage des batteries. Le gouvernement central chinois a ainsi émis le souhait d’atteindre 20% de ventes d’automobiles fonctionnant aux énergies nouvelles d’ici 2025, une prévision inférieure aux 25% que le ministère du commerce avait annoncé en 2019. Les ventes de véhicules verts (électriques, hybrides, pile à combustible) devraient, selon le gouvernement, devenir le « courant dominant » en 2035. A la suite de cette annonce, les constructeurs automobile BYD et les équipementiers locaux Shenglan Technology ou Kstopa ont vu leurs actions grimper en bourse.

13 nov. 2020 Lemonde.fr, 05/11/2020

Le retour des Etats-Unis dans l’accord de Paris sur le climat

Mercredi 4 novembre, dans l’une de ses dernières décisions en tant que président des États-Unis, Donald Trump quittait l’accord de Paris sur le climat. Le soir-même, Joe Biden réagissait sur Twitter en déclarant que « dans exactement soixante-dix-sept jours, l’administration Biden le [rejoindrait]. » Le nouveau président démocrate démontre ainsi son intention de faire du climat un outil majeur de sa politique extérieure et commerciale et du retour des États-Unis dans la communauté mondiale. Malgré les différentes réglementations mises en place par Donald Trump en faveur du charbon et du pétrole, les États-Unis ne sortent pas si mauvais élèves de son administration sur le plan climatique : en raison de la crise du charbon, de celle du Covid-19 et des investissements dans les énergies renouvelables. Les émissions de CO2 américaines devraient en effet reculer de 10% selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie. Joe Biden compte aller bien plus loin et prévoit déjà d’investir 2 000 milliards de dollars sur quatre ans, soit 10 % du PIB annuel et 40 % du budget, dans les énergies vertes et les infrastructures. Il a également formulé la promesse d’atteindre zéro émission carbone d’ici à 2035 dans la production d’électricité, de cesser de subventionner l’industrie des énergies fossiles et d’interdire les forages sur les terres fédérales. Figure également à son programme l’instauration d’une taxe carbone aux frontières « sur les produits à forte intensité de carbone provenant de pays qui ne respectent pas leurs obligations ».

Economies d'énergie et émissions carbone

13 nov. 2020 actu-environnement.com, 02/11/2020

France stratégie étudie l’hypothèse d’un prix carbone pour les métaux

Selon une note de France stratégie, « à eux seuls, l'extraction et le raffinage des métaux sont à l'origine d'un dixième des émissions mondiales de gaz à effet de serre, avec toutefois des variations considérables ». L’acier et l’aluminium, par exemple, s’ils possèdent une intensité réduite en carbone comparés à des métaux comme le platine ou l’or, représentent presque 90 % des émissions de CO2 des dix-sept métaux étudiés, en raison de leurs volumes extraits et consommés. Fort de ce constat, France stratégie se demande comment prendre en compte ces impacts en fixant un prix carbone. Le calcul n’est toutefois pas chose aisée, de nombreux paramètres devant être combinés, comme le procédé d’extraction utilisé ou le mix énergétique du pays d’extraction. Toutes les données ne sont pas forcément documentées. Dans le cas où il serait décidé d’instaurer une taxe carbone ou des droits de douanes, calculer l’empreinte carbone des métaux ne suffirait pas : il faudrait également calculer le contenu en métal des biens importés, « ce métal pouvant entrer pour la première fois sur le territoire européen de manière plus ou moins transformée et être incorporé dans d'autres biens ». En attendant de pouvoir se fonder sur une approximation du contenu carbone par la « meilleure technologie disponible », l’organisme propose de « prendre en compte le coût carbone des métaux utilisés dans l'ensemble des projets [d’investissements publics, ndlr], en retenant des hypothèses sur la part de matériaux recyclés dans les ressources utilisées (et sur l'économie carbone associée). Les investissements les plus économes en matière primaire seraient ainsi favorisés et l'industrie nationale et européenne ne serait plus désavantagée ». Concernant l’impact sur les prix d’une telle taxation, ils augmenteraient de 25% pour l’acier et de 60% pour l’aluminium. Selon l’organisme, « globalement, ce sont les métaux de base qui seraient les plus affectés par l'internalisation de la contrainte carbone ». Pour le reste des métaux étudiés, le coût additionnel ne devrait pas dépasser les 11%, et devrait plutôt se situer aux alentours de 5%.

Tendances et acteurs

13 nov. 2020 journaldelenvironnement.net, 05/11/2020

Amazon investit pour le climat

Si le géant de la vente en ligne Amazon fait l’objet de nombreuses critiques en France, notamment pour ses projets d’entrepôts géants sur des terres agricoles, Jeff Bezos, son PDG, est au contraire plébiscité par les associations environnementales américaines pour son intention d’investir 10 milliards de dollars (8,5 milliards d’euros) pour le climat via le fonds Bezos Earth Fund (BEF). Selon le journal The Atlantic, les premiers 100 millions de dollars devraient être distribués sous peu à quatre grandes ONG environnementales : Environmental Defense Fund (EDF), Natural Resources Defense Council (NRDC), World Wildlife Fund (WWF), et Nature Conservancy, spécialisée dans la vente de crédits de carbone bleu. Toujours selon The Atlantic, 100 millions de dollars devraient revenir au think tank World Resources Institute (WRI), engagé sur les questions climatiques et environnementales. D’autres organisations moins connues comme l’Energy Foundation et la ClimateWorks Foundation devraient bénéficier de quelques dizaines de millions de dollars. Ces deux entités financent notamment les laboratoires d’idées que sont la fondation européenne pour le climat (ECF) Greenpeace ou encore la fondation Ellen MacArthur.

13 nov. 2020 lemondedelenergie.com, 05/11/2020

Le réseau de bornes électriques Ionity s’enrichit de Kia et Hyundai

Le réseau de bornes de recharges électriques Ionity, co-entreprise fondée en 2017 par BMW Group, Mercedes Benz AG, Ford Motor Company et Volkswagen Group, ayant pour but de normaliser l’utilisation des véhicules électriques sur longs trajets, vient d’accueillir un nouvel adhérent, Hyundai Motor Group, et ses deux constructeurs automobiles Kia et Hyundai. Un communiqué du groupe précise qu’« en participant à cette co-entreprise, Hyundai Motor Group encouragera l’extension de ce réseau de recharge à haute puissance le long des autoroutes européennes, favorisant ainsi une adoption plus large de la mobilité zéro émission. » Le réseau accueille ainsi deux partenaires de poids : Hyundai était en octobre le 2ème groupe étranger en nombre de véhicules vendus en France, Kia vendant pour sa part environ 4 000 véhicules par mois dans l’Hexagone. Ce dernier a par ailleurs annoncé que des tarifs préférentiels pour les possesseurs de véhicules électriques Kia et Hyundai seraient communiqués au début de l’année 2020 pour le territoire français.

Techniques et innovations

13 nov. 2020 pv-magazine.fr, 04/11/2020

Le solaire est la solution de dessalement la plus compétitive

L’Association internationale de l’eau considère que l’eau dessalée ne représente que 1% de l’eau potable dans le monde, en raison des besoins énergétiques élevés du dessalement et du coût qu’ils représentent. Dans une étude intitulée Techno-economic assessment of solar energy coupling with large-scale desalination plant : the case of Morocco, un groupe de scientifiques français mandatés par le Commissariat à l’Énergie Atomique et aux énergies alternatives (CEA) s’est penché sur le projet de l’usine de Chtouka-Aït Baha (région de Souss-Massa au Maroc) pour comparer les technologies de dessalement disponibles : le photovoltaïque (PV), l’énergie solaire à concentration (CSP) et l’utilisation d’un réseau, essentiellement à combustible fossile. L’étude s’est également intéressée à la possibilité d’intégrer le stockage. L’analyse prospective menée jusqu’à 2030 conclut que le photovoltaïque sera le moyen le plus compétitif de dessalement jusqu’à cet horizon. Cependant, l’étude n’exclut pas la capacité du CSP à stocker la chaleur et sa viabilité à plus long terme. « Les technologies PV et CSP font partie des technologies prometteuses du dessalement à court terme ». Les auteurs de l’étude préconisent que le Maroc, afin de sécuriser son approvisionnement en eau, lance immédiatement un programme de projets de dessalement utilisant le PV et commence à préparer un programme CSP pour l’avenir.

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