International

Revue de presse

10 sep. 2021

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Techniques et innovations

10 sep. 2021 automobile-propre.com , 31/08/2021

Etats-Unis : une route intelligente pour recharger les véhicules électriques

Aux États-Unis, la première route à induction qui permet de charger les voitures électriques va être expérimentée dans l’Indiana. Le département des Transports de l’État et l’Université de Purdue se sont associés pour tester un asphalte magnétique, baptisé MagPad, conçu par l’entreprise allemande Magment. Le matériau utilisé pour cette route repose sur un mélange de béton et de ferrite recyclée, qui peut ainsi être conducteur. Il suffit alors de munir les voitures d’une plaque de chargement par induction sous le châssis pour que l’ensemble « communique ». Il s’agira pour les deux partenaires d’évaluer l’efficacité énergétique de cette technologie par rapport au montant investi. L’entreprise germanique assure que le bloc d’asphalte offre une puissance de charge pouvant aller de 200 watts à 250 kilowatts. Magment promet par ailleurs que le coût de revient de cette technologie de route serait équivalent à celui d’une route classique.

Tendances et acteurs

10 sep. 2021 lemondedelenergie.com , 12/08/2021

Tokyo 2020 : une stratégie durable pour une empreinte carbone réduite

Sur le plan environnemental, les Jeux Olympiques de Tokyo 2020, qui se sont tenus à huis clos durant l’été 2021, bénéficiait d’une absence de spectateurs. Selon l’agence Greenly, spécialisée dans le calcul de bilans carbone, cette première édition sans public aurait permis d’éviter 340 000 tonnes d’émissions d’éq. CO2, soit 12,5% de moins que prévu. L’empreinte carbone a été estimée à 2,4 millions de tonnes de CO2, un chiffre bien inférieur à celui des Jeux de Londres en 2012, et de Rio en 2016. La réduction des émissions de CO2 était l’un des enjeux principaux de l’organisation, qui souhaitait proposer des « Jeux durables ». Les infrastructures sportives, qui constituent le premier poste de l’empreinte carbone d’une olympiade, ont représenté 55% du bilan carbone total de Tokyo. Pour maîtriser son empreinte, le comité d’organisation a misé sur 25 sites déjà existants sur 43 sites au total. Les nouvelles infrastructures ont été construites avec un objectif de performances environnementales élevées, tandis que pour la première fois, l’électricité était issue à 100% d’énergies renouvelables. L’hydrogène vert a également été sollicité, à la fois pour permettre d’alimenter la flamme olympique, et pour la fourniture en électricité et en eau chaude d’une partie du village olympique. Les organisateurs ont tout mis en œuvre pour se rapprocher de l’objectif zéro carbone. Un exemple à suivre pour le comité d’organisation de Paris 2024, qui a pour ambition de faire encore mieux que les Jeux de Tokyo 2020, en limitant son empreinte carbone à 1,5 million de tonnes de CO2. Pour y parvenir, Paris mise sur ses propres atouts : un taux d’infrastructures existantes de 95% ou encore la réduction du nombre de participants à 10 500 sportifs (600 de moins qu’à Tokyo).

10 sep. 2021 francetvinfo.fr , 09/08/2021

Changement climatique : ce qu'il faut retenir du 6e rapport du GIEC

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié le 9 août 2021 son sixième rapport sur l’évolution du climat et ses prévisions. « L'influence humaine a réchauffé le climat à un niveau sans précédent depuis au moins 2 000 ans » alertent d’entrée les auteurs. Pour la climatologue et coprésidente du GIEC, Valérie Masson-Delmotte, « c'est indiscutable, c'est un fait établi, les activités humaines sont à l'origine du changement climatique ». Tout au long du rapport tant attendu, les experts mettent en avant la responsabilité des activités humaines sur plusieurs événements climatiques : le schéma actuel des précipitations, les changements de la salinité des eaux océaniques proches de la surface, le recul des glaciers, la fonte de la banquise en Arctique, ou encore le réchauffement de la couche supérieure des océans. Le rapport note un réchauffement climatique « sans précédent » : « la température globale sur la surface de la terre était plus chaude de 1,09°C entre 2011 et 2020 qu’elle ne l’était entre 1850 et 1900 ». Par conséquent, le niveau des mers a augmenté de 20 centimètres entre 1901 et 2018, soit « plus vite que lors de n'importe quel autre siècle depuis au moins 3 000 ans ». Le GIEC s’inquiète de la hausse des émissions de gaz à effet de serre, à l’origine du réchauffement climatique : « depuis 2011, la concentration [de gaz à effet de serre] a continué d'augmenter dans l'atmosphère », atteignant en 2019 son plus haut niveau « depuis au moins 2 millions d'années » pour le CO2 et « depuis au moins 800 000 ans » pour le méthane et le protoxyde d'azote. Dans ce contexte, le GIEC propose plusieurs scénarios adaptés à une hausse des émissions. La température pourrait augmenter de 2,1°C à 3,5°C d’ici la fin du siècle par rapport à la période 1850-1900 et de 3,3°C à 5,7°C pour les scénarios les plus pessimistes. Le GIEC alerte sur les conséquences : « toutes les régions vont vivre plus de répercussions du changement climatique ». Pour les experts, certaines conséquences seront même « irréversibles pour des siècles voire des millénaires ». Selon les auteurs, de nombreuses catastrophes climatiques récentes auraient été causées par le changement climatique. Le rapport note que « certaines chaleurs extrêmes au cours de la dernière décennie auraient été extrêmement improbables sans l'influence de l'activité humaine sur le système climatique ». Le GIEC insiste sur l’importance d’agir rapidement : « le réchauffement à 1,5°C et 2°C va être dépassé pendant le XXIe siècle, à moins qu'une profonde baisse des émissions de CO2 et des autres gaz à effet de serre ne se produise dans les prochaines décennies ». Le groupe d’experts offre plusieurs préconisations : atteindre la neutralité carbone en arrivant à un équilibre entre les émissions anthropiques et les absorptions de CO2, car "chaque tonne de CO2 émise s'ajoute au réchauffement global, un budget carbone limité à environ 500 gigatonnes de CO2, ou encore la capture de carbone. Le GIEC devrait publier début 2022 un volet dédié aux mesures d’atténuations de ce sixième rapport.

Energies renouvelables

10 sep. 2021 lemonde.fr , 10/08/2021

Le Chili se hisse parmi les 3 premiers exportateurs d’hydrogène vert dans le monde

Le président chilien, Sébastien Pinera, a indiqué, fin 2020, vouloir faire du Chili l’un des trois premiers exportateurs d’hydrogène vert dans le monde. Pour atteindre cet objectif, le président a annoncé la création d’un fonds de 50 millions de dollars pour doper la filière tout en misant sur une « diplomatie de l’hydrogène vert ». Le pays bénéficie de conditions climatiques très favorables à la production d’énergies renouvelables, telles que l’ensoleillement le plus important au monde du désert d’Atacama, et un fort vent sur 4 000 kilomètres de côtes. Le Chili a vu ses capacités de production multipliées par dix durant les sept dernières années grâce aux investissements étrangers. C’est précisément le cas du fonds américain EIG Global Energy Partners, qui a investi plus de 800 millions de dollars dans la construction d’une centrale solaire thermodynamique. Pour Dario Morales, directeur des études au sein de l’association Acera, « au fur et à mesure que le Chili s’approche du 100% renouvelable, il faut mettre en place des technologies qui ajustent l’offre à la demande, et améliorer le stockage d’électricité ». Le pays devra cependant résoudre la question de l’acquisition de terres, pour la construction de centrales, auprès des communautés locales qui émettent souvent des résistances.

10 sep. 2021 lemonde.fr , 01/09/2021

Essor de l’énergie solaire en Afrique du Nord

Selon l’Agence Internationale de l’Énergie (IEA), l’Afrique du Nord enregistre depuis une dizaine d’années une hausse de 40% de sa production d’énergie renouvelable. Cette progression s’expliquerait notamment par la mise en place de partenariats publics-privés visant à financer des projets d’électrification solaire, à l’instar du parc solaire de Benban, inauguré en 2019 en Egypte. Composé de six millions de panneaux photovoltaïques étendus sur 37 kilomètres carrés, ce parc, d’un montant global de 4 milliards de dollars, a été financé à hauteur de 3,4 milliards d’euros par la Banque Mondiale. Le parc de Benban participe à l’objectif du pays d’atteindre 42% d’énergies renouvelables dans sa production électrique d’ici 2035. Pour Mohamed Abdel Raouf, chercheur en économie verte, le gouvernement égyptien devra adopter des mesures incitatives afin de permettre aux foyers modestes de s’équiper en installations solaires. En Algérie, où les énergies renouvelables ne sont encore que peu exploitées, l’énergie solaire présente un potentiel très intéressant avec 3 600 heures d’ensoleillement annuelles. Le Maroc, l’un des pionniers des énergies renouvelables dans la région, dispose de l’un des plus grands parcs solaires au monde, la centrale Noor Ouarzazate. Dans les pays d’Afrique du Nord, le développement des énergies renouvelables se fait en priorité par la construction de complexes de très grande ampleur. Pour Ahmed Zahran, PDG de la startup Karm Solar, le modèle commercial de vente de l’énergie à l’État, basé sur le public-privé, doit être revu : « les entreprises sont concentrées sur la vente d’électricité à leur acheteur » et ne s’attachent pas particulièrement à « contribuer aux infrastructures des pays dans lesquels elles opèrent ».

10 sep. 2021 lenergeek.com , 20/08/2021

Transition énergétique : le Vietnam mise sur l’éolien offshore

Après l’hydroélectricité, l’éolien terrestre et le photovoltaïque, le Vietnam mise sur l’éolien offshore. Le pays, qui fait face à une augmentation croissante de ses besoins énergétiques, s’est fixé pour objectif d’atteindre entre 3 et 5 GW de puissance installée dès 2030 et 21 GW en 2045. Le Vietnam s’est lancé il y a quelques années dans une politique massive d’installations de production d’énergie renouvelable. Le pays vit une véritable révolution énergétique : entre 1990 et 2018, la consommation d’énergie primaire a progressé en moyenne de 5,6% par an, celle d’électricité de 13,9%, et les émissions de CO2 liées à l’énergie ont augmenté de 9,7%. Auparavant exportateur d’énergie, le Vietnam est devenu un importateur net d’énergie depuis 2015. En 2018, plus de 80% de la production d’énergie primaire du pays était assurée par des combustibles fossiles, dont 44% par le charbon. Dans ce contexte, le gouvernement a choisi d’investir dans les énergies renouvelables sous différentes formes. L’hydroélectricité est ainsi passée de 27 TWh annuels en 2010 à 90 TWh en 2019, soit 1,2% de la production mondiale. L’éolien terrestre, lancé à la fin des années 2010, disposait en 2018 de 4 GW de projets en cours de construction. De son côté, l’énergie photovoltaïque a connu un véritable boom en 2019, pour atteindre 16,4 GWc installés fin 2020, faisant du Vietnam le 8ème producteur mondial. Réunis en août 2021 lors d’un séminaire sur le développement de l’éolien offshore, les représentants du gouvernement et les représentants des associations professionnelles ont fixé des objectifs élevés, ainsi qu’un programme de réglementations indispensables à la création d’une filière nationale. En plus de « coûts énergétiques de référence réduits de plus en plus », le « développement de l’éolien en mer contribuera à créer plus de nouveaux emplois, à promouvoir l’attraction des investissements et à réduire les émissions de carbone », souligne le président l’Union des associations scientifiques et technologiques du Vietnam, Phan Xuan Dung. Demandant à l’État de soutenir le développement de cette filière, de nombreux experts ont rappelé que « le système de base juridique et les normes techniques pour la production, la construction et l’installation, l’exploitation et la maintenance des ouvrages d’éolien en mer laissent encore à désirer ».

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