International

Revue de presse

10 Juin. 2022

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Economies d'énergie et émissions carbone

10 Juin. 2022 positivr.fr, 31/05/2022

L’industrie du tabac et son empreinte environnementale

Un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) présenté le 31 mai 2022 s’intéresse à l’empreinte environnementale de l’industrie du tabac dans son ensemble. Selon le directeur de l’OMS pour la promotion de la santé, Rüdiger Krech, cette industrie constitue « l’un des plus grands pollueurs que nous connaissons. Chacun des 4 500 milliards de mégots de cigarettes qui finissent chaque année dans la nature peut polluer jusqu’à 100 litres d’eau ». Chaque année, le secteur nécessite l’abattage de 600 millions d’arbres et l’utilisation de 22 milliards de tonnes d’eau tout en générant environ 84 millions de tonnes de CO2. Le rapport met par ailleurs en évidence la quantité impressionnante de déchets plastiques générés par les cigarettes, tout particulièrement par leurs filtres. Contenant des traces de microplastiques, ces derniers représentent en effet la deuxième source de pollution plastique sur la planète : « Les produits du tabac, qui sont les détritus le plus souvent jetés de la planète, contiennent plus de 7 000 composés chimiques qui, une fois jetés, se répandent dans l’environnement », indiquent ainsi les auteurs de l’étude. Citant en exemple l’Espagne et la France, deux pays ayant adopté le principe du pollueur-payeur, Rüdiger Krech affirme que l’industrie du tabac doit payer « vraiment pour les dégâts qu’elle est en train de créer ».

10 Juin. 2022 Lesechos.fr, 03/06/2022

Les revenus de la tarification du carbone explosent

En 2021, les revenus des taxes et marchés du CO2 ont augmenté de plus de 60% pour atteindre un nouveau record, à 84 milliards de dollars, selon le dernier rapport de la Banque mondiale sur la tarification du carbone. Cette tendance s’explique par l'envolée des prix sur le marché du carbone en Europe et dans le monde. Actuellement, 36 taxes carbone et 32 marchés couvrent près de 23% des émissions de CO2. En termes d'émissions couvertes, le marché le plus important est celui du carbone chinois lancé en 2021. Cependant, moins de 4% des émissions de CO2 dans le monde sont couvertes par un prix du carbone suffisamment élevé pour permettre d'atteindre les objectifs de l'Accord de Paris et limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, déplore le rapport. Le document souligne ainsi que « les prix du carbone doivent être maintenus, renforcés, et étendus à une plus grande partie des émissions mondiales ». De son côté, la Commission européenne a décidé de remettre des quotas carbone sur le marché européen, afin de dégager 20 milliards d'euros de financements pour réussir la transition énergétique et être indépendante des énergies fossiles russes.

Energies renouvelables

10 Juin. 2022 euro-energie.com, 31/05/2022

Energies renouvelables : accord de coopération entre l’AQPER et le SER

Lors de sa conférence annuelle, l’Association Québécoise de la Production d’Énergie Renouvelable (AQPER) a signé un accord de coopération avec le Syndicat des énergies renouvelables (SER) au Québec. Ce contrat vise à renforcer les actions de collaboration commerciale, industrielle, de recherche développement et de formation entre les deux organisations, tout en améliorant la compétitivité des filières éolienne, solaire, biogaz, petite hydroélectricité et biocarburants. L’accord comprend également des échanges de pratiques exemplaires en matière de réglementation, d’environnement, de coopération technique, de mise en place de procédures qualité et de financement. « L’AQPER et le SER ont beaucoup à apprendre mutuellement, notamment sur les actions de structuration de filières et de collaboration entre leurs adhérents sur les marchés français, québécois, les territoires insulaires et les marchés tiers comme l'Afrique », souligne le président du SER, Jean-Louis BAL. « Cette collaboration nous permettra notamment d’échanger des informations importantes sur les meilleures pratiques, l’expertise et la réglementation qui seront avantageuses pour le développement des filières d’énergies renouvelables du Québec », ajoute le président-directeur général de l'AQPER, Gabriel Durany. Pour 2030, le pays veut augmenter la part des énergies renouvelables électriques de 25% et des bioénergies de 50%.

Tendances et acteurs

10 Juin. 2022 connaissancedesenergies.org, 01/06/2022

Automobile : la marque Buick s’engage dans la conversion au tout électrique

À l’horizon 2035, General Motors, qui s’est engagé dans une conversion à l’électrique, ne proposera plus que des véhicules passagers sans moteur thermique. Pour y parvenir, le groupe s’est doté d’une vaste stratégie qui prévoit un investissement de 35 milliards de dollars dans les véhicules électriques et autonomes d’ici 2025. C’est dans ce cadre que sa marque mythique Buick lancera en 2024 sa première voiture zéro émission en Amérique du Nord. Cette nouvelle ambition s’accompagne d’un changement du logo de Buick et bientôt d’une nouvelle identité graphique. Toutes les nouvelles voitures électriques de la marque utiliseront le nom Electra pour l’identification. Cadillac s’engage aussi à proposer une gamme composée de modèles 100% électriques dès 2030. De son côté, sa maison mère promet 30 modèles de véhicules électriques d’ici 2025 et espère en vendre plus d’un million par an. D’autres constructeurs, comme Mercedes-Benz, ont également lancé la même stratégie après le succès de Tesla. Le cabinet Cox Automotive note que les véhicules électriques représentaient 5,2% des ventes aux États-Unis au premier trimestre 2022, contre 2,5% sur la même période en 2021.

Techniques et innovations

10 Juin. 2022 trustmyscience.com, 01/06/2022

Les ascenseurs de gratte-ciel pour stocker et exploiter de l’énergie gravitationnelle

Dans une étude publiée par la revue Science Direct, des chercheurs de l’Institut international d’analyse des systèmes appliqués (IIASA) mettent en évidence l’intérêt de l’énergie potentielle (vulgarisée « gravitationnelle ») dans le cadre du processus de transition énergétique. Baptisé Lift Energy Storage Technology (LEST), cette solution consiste à accumuler de l’énergie en soulevant des conteneurs de matériaux à haute densité installés à l’extérieur et à l’intérieur d’ascenseurs avec des remorques autonomes. Le premier avantage de ce système est de ne pas nécessiter d’investissements spécifiques en termes d’espace, les ascenseurs étant déjà pré-disponibles. Une partie des 18 millions d’ascenseurs actuellement en service dans le monde n’est pas utilisée pour le transport de personnes et pourrait l’être pour stocker de l’électricité. Le stockage d’énergie du système LEST présente d’autre part un coût relativement modeste, estimé entre 21 et 128 dollars par kilowattheure. Des obstacles doivent être surmontés avant qu’une telle solution puisse être mise en application. Incapable de répondre aux pics actuels de demande en énergie électrique, ce système pourrait combler les lacunes ou intervenir en cas de pannes. « L’utilisation coordonnée de ces ressources distribuées atténue le besoin d’investir dans des systèmes de stockage centraux à grande échelle », met en avant Behnam Zakeri, co-auteur de l’étude et chercheur au sein du groupe de recherche sur l’évaluation intégrée et le changement climatique de l’IIASA.

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