International

Revue de presse

10 Mai. 2019

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Economies d'énergie et émissions carbone

10 Mai. 2019 enerzine.com, 25/04/19

L’empreinte carbone de Solidia diminue de 70%

L’entreprise Solidia Technologies a mis au point un procédé permettant de réduire de 70% l’empreinte carbone du ciment et du béton. Son PDG Tom Schuler l’explique : « notre technologie influence les deux aspects du défi lié aux émissions de carbone, d’une part en réduisant les émissions et d’autre part en capturant puis confiant le CO2 de façon sécurisée, et ce, dans un secteur suffisamment vaste pour faire véritablement changer la donne. » Si la technologie était utilisée à l’échelle mondiale, elle permettrait de réduire de 4% les émissions mondiales de CO2, de 100% la consommation d’eau utilisée dans la fabrication du ciment, de 260 millions de barils de pétrole utilisés par les cimenteries et de de 100 millions de tonnes de déchets de béton. En outre, une forte diminution des émissions de mercure, d’oxyde d’azote et d’oxyde de soufre serait constatée. De plus, les techniques employées par Solidia ne nécessitent pas d’investissements autres que les équipements utilisés. M. Schuler conclut qu’« en plus d’être dotés d’un profil de durabilité supérieur, nos produits à performances et esthétiques optimisées résolvent des problèmes propres au secteur. Celui-ci se tournera vers Solidia parce que nous avons montré qu’adopter des innovations durables était une démarche sensée, dans l’intérêt de l’activité et générant une valeur ajoutée et une incidence prouvées et mesurables. »

Production d'énergie

10 Mai. 2019 usinenouvelle.com, 29/04/17

La difficile électrification de l’industrie

Dans son World Energy Outlook 2017, l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) annonce que pour la première fois en 2016 : « la consommation électrique dans le monde est arrivée à parité avec celle des produits du pétrole ». Dans ses prévisions, l’AIE table sur une augmentation des 3/5 de la demande mondiale d’électricité pour 2040. Alors que 19% de la consommation finale d’énergie est aujourd’hui assurée par l’électricité, cette part pourrait être portée de 30 à 40%. En France, le taux d’électrification pourrait atteindre les 50% en 2050 contre 27% aujourd’hui. « L’électricité est de plus en plus un facteur de décarbonation de l’énergie et de l’économie, avec les renouvelables et le nucléaire. C’est aussi une source d’efficacité énergétique. Dans la mobilité, les moteurs électriques ont un rendement de 80 à 90%, contre 30% pour les moteurs thermiques », analyse Bernard Salha, directeur de la Recherche et Développement d’EDF et directeur technique du Groupe. Les constructeurs automobiles ont tous anticipé cette mutation en électrifiant leurs gammes. Ce qui n’est pas sans poser des problèmes en termes d’enjeux d’approvisionnement pour les composants des batteries. « Attention à la puissance de la Chine qui a également fait le choix de l’électrique avec une stratégie affirmée d’approvisionnement. Les batailles que l’on a connues sur le pétrole vont se reporter sur ces matières premières », met en garde Jérémie Almosni, chef du service transport et mobilité de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). L’hydrogène s’affirme aujourd’hui comme une voie de salut pour sortir des énergies fossiles, à la condition que celui-ci soit produit par électrolyse de l’eau et non par vapocraquage comme c’est aujourd’hui ultra-majoritairement le cas. C’est en ce sens qu’EDF a abondé de 16 millions d’euros en juin 2018 le fabricant d’électrolyseurs et de solutions de stockage et distribution d’hydrogène McPhy. Début avril, EDF annonçait la création d’Hynamics, une filiale qui produira et commercialisera de l’hydrogène bas carbone produit par électrolyse à destination de l’industrie. La principale difficulté à laquelle l’industrie va être confrontée est celle du changement de combustible : « il s’agit d’entrer dans une logique d’adaptation de l’outil industriel avec des contraintes process et matières », explique Sylvie Padilla, responsable du service industrie à l’Ademe.

Tendances et acteurs

10 Mai. 2019 Challenges, 02/05/19

EDF International Networks déploie ses compteurs communicants en Inde

Ainsi que l’annonçait dès 2015 son Premier ministre, Narendra Modi, l’Inde a pour objectif de porter à 280 millions le nombre de compteurs intelligents sur son territoire en 2021. L’année dernière, l’agence gouvernementale Energy Efficiency Services Limited lançait donc un premier appel d’offres pour l’implantation de 5 millions de compteurs dans les Etats de l’Andra Pradesh et du Bihar, à la frontière népalaise. EDF, à travers sa filiale EDF International Networks, s’est vu confier la maîtrise d’œuvre du projet pour un montant de 66 millions d’euros. « À partir du mois d’août, on posera 20 000 compteurs par jour », détaille Marie-Line Bassette en sa qualité de directrice générale d’EDF International Networks. L’Inde constitue un marché particulièrement porteur dans la mesure où les agglomérations y sont en constante croissance et où la consommation électrique y augmente de 5% par an. Avec les 280 millions de smart meters promis par Narendra Modi, le pays représenterait un quart du marché mondial. « Si l’on peut gagner 10% du marché, soit 28 millions de compteurs, ce serait très bien. », explique Christophe Feuillard, vice-président Inde et Asie du sud-est pour EDF. Pour déployer ses compteurs Genus, ainsi qu’ont été baptisés sur ce marché les compteurs communicants, EDF compte s’appuyer sur l’expérience des 17,5 millions de boîtiers Linky déjà installés en France. Les compteurs intelligents constituent un maillon essentiel de la transition énergétique en ce sens qu’ils facilitent l’intégration des énergies renouvelables et les déplacements de consommation vers les heures creuses. De plus, ils permettent de réduire les pertes « non techniques », un euphémisme pour désigner la fraude. Cette dernière est particulièrement importante en Inde puisqu’« au total, ces pertes représentent 40% de la consommation d’électricité, contre 6% en France », précise la directrice générale d’EDF International Networks.

10 Mai. 2019 lefigaro.fr, 26/05/19

Le transport de marchandises réinvente le fret à la voile

La société française de transport maritime Towt, TransOceanic Wind Transport estime que le trafic de marchandises par les océans devrait augmenter de 50% à 250% à l’horizon 2050. Par conséquent, elle a choisi de revenir à un mode de transport résilient : le fret à la voile. Guillaume Le Grand, son président, explique : « on affrète des bateaux existants en capacité de transporter 10, 200 ou 300 tonnes de marchandises […] Nous renseignons le trajet emprunté par le produit et son bilan carbone […] Nous offrons ainsi une traçabilité complète aux consommateurs qui peuvent également savoir de quelle coopérative viennent les fèves de cacao, par exemple. […] On offre une solution concrète aux entreprises qui souhaitent diminuer leur empreinte carbone et répondre aux attentes des consommateurs en la matière […] En 2016, nous avons transporté 120 tonnes de produits puis 180 tonnes en 2017 et 220 tonnes l’an passé. » L’entreprise ne compte pas s’arrêter là : elle compte mettre en service à la fin 2021 un trois-mâts de 67 mètres capable de transporter 1 000 tonnes de marchandises à 11 nœuds par heure. Comme d’autres entreprises françaises, Grain de Sail et Neoline, Towt a fait le pari d’une technique ancienne résolument moderne, afin de s’approcher des recommandations de l’OMI : réduire de 50% minimum des émissions de CO2 du transport maritime d’ici 2050.

Techniques et innovations

10 Mai. 2019 linfodurable.fr, 03/05/19

Un arbre mécanique mexicain capable de reproduire la photosynthèse

Au Mexique, la société BiomiTech a développé un arbre mécanique révolutionnaire, baptisé Biourban 2.0, capable de reproduire le phénomène naturel de la photosynthèse. Ainsi que le précise Jaime Ferrer en sa qualité de co-fondateur de l’entreprise : « un unique Biourban est capable de rejeter une quantité d’oxygène équivalente à celle de plus de 300 arbres ». Cet arbre robotique est constitué de cinq cylindres mécaniques de capacités respectives de 100 litres. Ils sont chargés de micro-algues qui reproduisent le phénomène de photosynthèse : l’azote et le dioxyde de carbone de l’air sont absorbés pour être transformés en oxygène qui est ensuite rejeté dans l’atmosphère. Ces arbres mécaniques fonctionnent en continu, y compris la nuit, car des panneaux solaires intégrés éclairent les algues la nuit grâce à l’énergie accumulée pendant la journée. Le coût unitaire de ces arbres robotiques que l’on trouve au Mexique, mais également en Turquie, au Panama ou en Colombie, est de 50 000 dollars.

10 Mai. 2019 enerzine.com, 30/04/19

Un combustible plus vert pour l’industrie spatiale

Les satellites, fusées et stations spatiales utilisent aujourd’hui des combustibles nommés hypergols, hautement inflammables et la majorité d’entre eux sont à base d’hydrazine, composé chimique d’atomes d’azote et d’hydrogène qui se révèle extrêmement cancérigène. Science Advances vient de publier un article qui pourrait changer l’industrie spatiale : « même si nous n’en sommes encore qu’aux premiers stades de travail en laboratoire avec ces matériaux, les résultats obtenus laissent penser que l’on pourra mettre au point une classe de nouveaux hypergols plus propres et hautement configurables pour l’industrie spatiale », précise Hatem Titi, co-auteur de l’article. Plus précisément, il s’agit d’utiliser des déclencheurs chimiques permettant la libération de MOF ou metal-organic frameworks ou réseaux de coordination organométallique : ensemble d’ions métalliques liés par le ligand, une molécule organique. Selon Tomislav Frisci, professeur au département de chimie de l’Université Mc Gill et co-auteur de l’article, les nouveaux combustibles auraient « un temps de réaction et de combustion très court, une qualité essentielle des combustibles de fusée. »

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