International

Revue de presse

10 jan. 2020

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Economies d'énergie et émissions carbone

10 jan. 2020 environnement-magazine.fr, 19/12/2019

Plus de nature pour réduire les émissions de CO2

L’Union internationale de la conservation de la nature (UICN) et la Plateforme océan et climat (POC) plaident pour l’intégration des solutions fondées sur la nature dans les objectifs de réduction des émissions carbonées des Etats. Les engagements des Etats à la COP26 devront « intégrer les solutions fondées sur la nature (SFN), avec des objectifs quantifiés : surface préservées, restaurées et CO2 stocké », déclare Sébastien Moncorps, directeur du comité français de la UICN. Selon une étude de l’université d’Oxford « les écosystèmes peuvent assurer un tiers de l’atténuation climatique attendue d’ici 2030 ». L’Université relève que 70% des contributions nationales mentionnent des actions en matière forestière mais que seulement 20% d’entre elles présentent des objectifs quantifiés et que seules 8% les traduisent en CO2 épargné. Moins d’un Etat disposant d’un écosystème côtiers sur cinq intègre les SFN aux mesures d’atténuation. A l’occasion de la 15ème COP sur la biodiversité biologique, l’UICN compte défendre « un objectif de 30% d’aires protégées sur terre (contre 15% aujourd’hui) et en mer (8%) d’ici 2030» déclare Sébastien Moncorps.

Energies renouvelables

10 jan. 2020 francetvinfo.fr, 26/12/2019

La Côte d’Ivoire se tourne vers la biomasse

La Côte d’Ivoire s’apprête à construire deux nouvelles centrales biomasse pour répondre aux besoins croissants en électricité du pays. La centrale d’Aboisso, à 100 kms à l’est d’Abidjan, produira de l’énergie à partir des déchets agricoles et des résidus des palmiers issus de 39 000 hectares de plantations locales. Porté par Bioeva Energie, ce projet bénéficiera de 180 millions d’euros d’investissements de l’Agence française de développement (AFP) et du soutien des membres du consortium EDF, Meridiam et Sifca (plantations). La deuxième centrale, installée à Divo, valorisera les 26 millions de tonnes de déchets issues de la production de cacao de la région et permettra d’économiser 250 000 tonnes de CO2 par an. Malgré ces nouveaux projets, l’énergie renouvelable reste très marginale en Côte d’Ivoire. 85% des besoins en électricité du pays restent en effet couverts par la production des centrales thermiques.

10 jan. 2020 lemondedelenergie.com, 18/12/2019

À Bahreïn, les champs pétrolifères abritent des fermes photovoltaïques

Afin de réduire sa dépendance au pétrole et d’amorcer sa transition énergétique, le royaume de Bahreïn s’est engagé à produire 700 MW d’énergie renouvelable en 2030. Pour y parvenir, une centrale solaire de 3 MW est actuellement en construction sur le site d’Awali, en plein milieu d’un champ pétrolifère exploité par Tatweer. Equipée de 8 000 panneaux solaires de type « canadien » et de 28 onduleurs ABB, elle permettra de porter à 4 MW la capacité de production en énergie solaire de la monarchie. L’autorité de régulation pour l’eau et l’électricité du royaume, l’EWA, projette par ailleurs de développer le photovoltaïque sur les toits des bâtiments gouvernementaux. Un plan national d’action en faveur du développement des énergies renouvelables a été mis en place, prévoyant de couvrir grâce aux énergies vertes 5% des besoins énergétiques du royaume dès 2025.

Tendances et acteurs

10 jan. 2020 journaldelenvironnement.net, 03/01/2020

Plus de la moitié des véhicules vendus seront électriques ou hybrides en 2030

Dans une étude rendue publique le 2 janvier 2020, le Boston Consulting Group (BCG) prévoit que les véhicules électriques ou hybrides représenteront au niveau mondial un tiers des ventes en 2025 et 51% à l’horizon 2030. Soit une légère augmentation par rapport aux prévisions établies par le même cabinet de conseil en 2017. En 2019, ce sont 2,8 millions de voitures électriques et hybrides rechargeables qui ont été produites à travers le monde. « C'est près de 800.000 de plus que ce que nous avions prévu en 2017 », expliquent les consultants. Parmi les facteurs qui contribuent au développement de la voiture électrique, figure notamment le nombre croissant de Zones à Faibles Emissions (ZFE) mises en place par les municipalités. Mais cet engouement s’explique essentiellement par le durcissement des normes d’émissions de CO2. Depuis le 1er janvier 2020, les véhicules commercialisés en Europe ne doivent en effet pas dépasser 95 grammes de CO2 émis par kilomètre (81g/km en 2025). Chaque gramme excédentaire par kilomètre sera facturé aux constructeurs 95 euros par véhicule. Dans ce contexte, « les 29 premiers équipementiers prévoient déjà d'investir plus de 300 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années pour poursuivre la production de VE, et beaucoup affirment qu'ils peuvent le faire de manière rentable. Quelques 400 nouveaux modèles devraient voir le jour d'ici 2025 ». La baisse du coût des batteries (le BCG table sur un recul de 80% entre 2014 et 2030) ou encore les incitations gouvernementales « qui jouent un rôle important dans la réduction du coût total de possession pour les consommateurs » contribuent également au développement du marché des véhicules électriques.

10 jan. 2020 journaldelenvironnement.net, 18/12/2019

Les véhicules électriques réduisent leur empreinte carbone

En décembre 2019, l’Institut de recherche environnementale suédois, l’IVL, a publié un rapport sur le bilan carbone de la production internationale de batteries pour véhicules électriques. Selon cette étude, la production d’un kWh de batterie roulante est à l’origine de 61 à 106 kg d’émissions carbonées. Deux ans auparavant, les chiffres oscillaient entre 150 et 200 kg par kWh. Cette amélioration s'explique notamment par l'essor des Gigafactories en Europe. L’électricité y est en effet nettement moins émettrice de carbone qu'en Chine (290g CO2 /kWh contre 850g CO2 /kWh). Or, cette dernière concentrait jusqu'alors l'essentiel des usines de production de batteries. Afin d’améliorer encore le bilan carbone des voitures électriques, l’IVL analyse : « l’essentiel des émissions étant imputable aux opérations minières et de transformation des matériaux, celles-ci peuvent être réduites, avec une plus grande proportion de matériaux réutilisés ». Les chercheurs suédois appellent par ailleurs à davantage de transparence, un constat partagé par l’ONG Transports et Environnement selon laquelle, « la future réglementation de l'UE sur les batteries devrait donc établir une base de données solide et obliger les entreprises à communiquer des données précises sur l'empreinte carbone ».

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