International

Revue de presse

07 fév. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

07 fév. 2020 homeviewsenegal.com, 31/01/2020

Les États-Unis financent l’énergie sénégalaise à hauteur de 320 milliards de francs CFA

Dans le cadre de la phase 2 du Millenium Challenge Account (MCA), les autorités américaines se sont engagées à financer à hauteur de 320 milliards de francs CFA les infrastructures énergétiques sénégalaises. Cet investissement sera complété à hauteur de 30 milliards de francs CFA par l’État sénégalais. Ainsi que l’a déclaré Tulinabo Mushingi, l’ambassadeur des États-Unis au Sénégal : « nos deux gouvernements ont créé ce vaste programme qui va non seulement investir dans les infrastructures électriques (…), mais également dans la réforme institutionnelle du secteur énergétique en milieu urbain et périurbain ». En tant que vice-présidente du MCA, Jeanne Hauch appelle à ce que cet engagement perdure cinq années, sur le modèle du MCA-Sénégal 1 qui avait permis l’émergence d’infrastructures au Sénégal telle que la route nationale 6 (reliant Ziguinchor et Vélingara). « Notre pays doit s’honorer d’avoir mobilisé deux fois, en moins de dix ans, ce programme très ambitieux du département d’Etat américain, quand on sait les conditions à remplir pour y être éligible », a commenté le secrétaire général de la présidence sénégalaise, Mahammad Dionne.

Production d'énergie

07 fév. 2020 connaissancedesenergies.org, 30/01/2020

Les projections énergétiques aux États-Unis à l’horizon 2050

Le 29 janvier 2020, l’Energy Information Administration (EIA) livrait ses projections sur l’évolution de la production et de la consommation d’énergie aux États-Unis à l’horizon 2050. Celles-ci anticipent une augmentation « modérée » de la consommation énergétique américaine, de l’ordre de 0,3% par an jusqu’à 2050, quand le PIB augmenterait annuellement d’1,9% sur la même période. La demande d’électricité américaine croîtrait quant à elle de l’ordre de 1% par an entre 2019 et 2050. Jusqu’au mitan des années 2020, l’EIA prévoit que les productions de gaz et de pétrole seront en forte croissance, avant de se stabiliser pour le pétrole brute (à 14 millions de barils par jour). Sur le plan des énergies vertes, l’EIA pronostique pour 2050 un doublement de leur part dans le mix énergétique : elles atteindraient 38% contre 19% en 2019. Quant au charbon, s’il est voué à connaître un net recul dans les années 2020, il devrait par la suite se maintenir à un niveau stable jusqu’en 2050. Pour finir, sur le plan des émissions carbonées, l’EIA anticipe une quasi-stagnation puisque celles-ci devraient selon ses projections représenter en 2050 96% du niveau de 2019.

Energies renouvelables

07 fév. 2020 timesofisrael.com, 28/01/2020

Les réalisations photovoltaïques de Gigawatt Global au Rwanda et au Burundi

Fin janvier 2020 devait commencer le chantier de construction de la plus grande centrale photovoltaïque du Burundi, sous l’égide de la société néerlandaise Gigawatt Global. D’une capacité de 7,5 MW, elle alimentera en énergie 87 000 foyers, et augmentera la capacité nationale de production d’électricité de 15%. Ce projet burundais fait suite à un autre investissement lancé il y a cinq ans par Gigawatt Global au Rwanda voisin. D’un montant de 23 millions d’euros, il a permis d’ériger le premier champ solaire à l’échelle commerciale en Afrique subsaharienne continentale (hors Afrique du Sud). « Apporter de l’énergie propre à l’un des pays les moins développés du monde remplit la mission de Gigawatt Global, qui est d’être une plateforme de choix pour les énergies renouvelables en Afrique », déclare Michael Fichtenberg, directeur général de Gigawatt Global Burundi SA et directeur principal du projet. « Il faut un village mondial pour amener l’énergie verte à l’échelle des services publics là où elle est le plus nécessaire en Afrique », explique quant à lui Yosef Abramowitz, PDG de Gigawatt Global. Poursuivant : « Suite à la morne conférence des Nations unies sur le climat (COP 25 à Madrid, qui a eu lieu en décembre), nous démontrons au monde entier qu’il est possible de créer et de mettre à l’échelle un modèle commercial pour atteindre, en particulier sur les marchés frontaliers, bon nombre des objectifs de développement durable des Nations unies ».

07 fév. 2020 forbes.fr, 28/01/2020

L’avenir prometteur de l’éolien offshore américain

Outre-Atlantique, l’éolien en mer affiche une croissance avoisinant les 30% annuels. À la fin du mois de janvier 2020, l’Etat de New-York a lancé un appel d’offres historique par son ampleur pour l’installation d’1 GW de capacité d’éoliennes en mer. Avec 1,7 GW déjà construit par Orsted et Equinor en 2019, l’éolien offshore en service dans l’Etat de New-York correspondra bientôt à la production de trois réacteurs nucléaires. À la différence de l’éolien terrestre, l’éolien en mer a vocation à se développer au large des zones de peuplement dense, ce qui correspond parfaitement à la situation américaine où 80% de la population vit près du littoral ou des Grands Lacs. De surcroît, un communiqué du Bureau de l’énergie américain évalue que les éoliennes offshore produisent plus que leurs homologues terrestres pendant la journée, laquelle correspond aux pics de consommation. Ce qui permet d’envisager un meilleur lissage de l’intermittence des énergies renouvelables, si souvent dénoncée par leurs détracteurs. Il est néanmoins à noter que le développement de l’éolien en mer américain se heurte à des freins tels que la faiblesse des infrastructures portuaires, les réticences des riverains et des pêcheurs, ou encore le classement en zone militaire protégée de la moitié des côtes californiennes.

07 fév. 2020 euro-energie.com, 29/01/2020

Mise en service d’un nouveau parc éolien par EDF Renouvelables et SITAC en Inde

Dans le cadre de leur partenariat signé en 2016 pour développer des projets électriques en Inde, EDF Renouvelables et le groupe SITAC ont annoncé la mise en service du nouveau parc éolien de Verdant dans le Gujarat. Doté de 50 éoliennes, ce nouveau site dispose d’une capacité installée totale de 105 MW, ce qui devrait permettre de répondre aux besoins énergétiques annuels de 300 000 foyers. Lors des enchères organisées en décembre par la société de distribution d’électricité de l’État du Gujarat, les deux entreprises se sont vu attribuer un contrat d’achat d’électricité de 25 ans pour le parc de Verdant. Il s’agit du sixième projet réalisé conjointement par les deux partenaires en Inde. Possédant désormais 270 MW de capacité installée dans le pays, EDF et Sitac s’apprêtent à lancer la construction d’une nouvelle installation de 300 MW. Ces projets répondent à une dynamique impulsée par le gouvernement indien qui souhaite atteindre une capacité de production d’énergies renouvelables de 175 GW d’ici 2022. « Six ans après son entrée en Inde, pays dans lequel le groupe EDF a de grandes ambitions, EDF Renouvelables détient aujourd’hui près de 1 500 MW de capacité brute éolienne et solaire en construction ou en exploitation. Nous contribuons ainsi à la stratégie d’entreprise CAP 2030 qui vise à doubler sa capacité renouvelable à l’échelle mondiale entre 2015 et 2030 pour atteindre plus de 50 GW nets », se réjouit Frédéric Belloy, directeur international d’EDF Renouvelables.

Tendances et acteurs

07 fév. 2020 lebigdata.fr, 31/01/2020

L’urgence de limiter l’empreinte environnementale des data centers

La consommation énergétique des data centers constitue une véritable menace pour l’environnement. À ce jour, ils sont déjà à l’origine de 17% des émissions carbonées générées par la technologie. Particulièrement énergivores, l’ensemble des data centers mondiaux avaient déjà consommé en 2016 plus d’électricité qu’un pays comme le Royaume-Uni. « Un seul data center peut consommer plus d’énergie qu’une ville américaine de taille moyenne », avance au New York Times Peter Gross, concepteur d’une multitude d’entre eux. Or, à l’heure actuelle, seule la moitié de la population mondiale est connectée à internet, la 5G n’en est qu’à ses balbutiements, et l’essor des cryptomonnaies est contenu. La massification des données à venir, avec une multiplication par cinq du volume de données générées par l’humanité entre 2018 et 2025 selon l’institut IDC, impose de limiter l’empreinte environnemental des data centers. Une solution naturelle pour contenir la consommation énergétique du refroidissement de ses data centers a été adoptée par Google. L’entreprise a fait le choix dès 2009 d’implanter un data center en Finlande, à Hamina. Le refroidissement des serveurs s’y fait grâce à de l’eau de mer glaciale. Des solutions résident aussi dans la robotisation et l’automatisation des data centers, notamment grâce à l’intelligence artificielle. Par exemple, afin d’optimiser ses serveurs, Google emploie des réseaux de neurones. Dès 2013, IBM s’était équipée du robot iRobot Roomba pour la surveillance de la température de ses data centers. Un autre axe de réduction de l’impact environnemental des data centers est celui de leur infrastructure même. Alors que 77% d’entre eux sont suréquipés en hardware, il convient selon Ian Whitfield, CEO de Red Engineering, de les rendre moins « voraces » énergétiquement. Le Lawrence Berkeley National Laboratory estime que le transfert de 80% des data centers américains dans des complexes hyperscale réduirait leur consommation énergétique d’un quart. Alors que les solutions émergent pour l’ouverture de data centers hyperscale, l’urgence climatique nécessite d’anticiper l’explosion du volume de données générées par l’humanité.

07 fév. 2020 begeek.fr, 30/01/2020

UPS s’équipe de véhicules électriques pour réduire ses émissions carbonées

Alors qu’Amazon s’est engagée à s’équiper d’une flotte de 100 000 utilitaires électriques, c’est au tour du géant de la livraison à domicile UPS de faire un geste en faveur de l’environnement. Ce dernier a ainsi passé une commande de 10 000 véhicules utilitaires électriques auprès de la société de technologie britannique Arrival. Le déploiement des véhicules devrait intervenir en Amérique du Nord et en Europe au cours des quatre prochaines années. Équipée d’un OS Blackberry QNX, la version finale de l’utilitaire devrait disposer d’un pack de batterie « autour de 75 KWh », précise le chef produit Patrick Bion. Cette capacité sera ajustable, détaille-t-il : « pour que le client, s’il n’a besoin que de 150 kilomètres par jour, n’ait pas à payer pour une batterie plus grande qui pourrait théoriquement faire plus ». Il faut dire qu’une certaine urgence se fait sentir quand on sait que 71% des émissions de CO2 dans le monde sont imputables exclusivement à 100 entreprises.

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