International

Revue de presse

03 juil. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

03 juil. 2020 lequotidien.sn, 24/06/2020

En Afrique de l’ouest, le Sénégal s’impose comme modèle dans la transition énergétique

Le Sénégal s'est fixé pour objectif de donner à l'ensemble de sa population accès à l’électricité d'ici 2025 tout en diminuant sa dépendance au fioul et au charbon, qui représentaient respectivement 67 et 12% de l’électricité produite l’année dernière dans le pays. Malgré l'un des meilleurs taux d'accès en Afrique (60%), 1,1 million de foyers restent en effet sans électricité. Afin de remédier à cette situation, le Sénégal prévoit d'atteindre une capacité de production électrique de 2,5 GW d’ici 2030, en recourant de manière accrue au gaz naturel et en portant à 30% la part des énergies renouvelables au sein de son mix énergétique. Pour atteindre cet objectif, le Sénégal a commencé à investir dans le solaire en construisant cinq centrales en 2016 qui produisent désormais 12% de l’électricité du pays. La construction de deux nouvelles centrales d'une capacité de 30 MW chacune est par ailleurs planifiée. L’énergie éolienne sera également mise à l'honneur via la construction du plus grand parc éolien d’Afrique, d'une capacité de 158,7 MW. Pour réduire la consommation de charbon, l’Etat a également investi dans l’exploitation de champs gazier et pétrolier au large de ses côtes. Le Sénégal fait office de modèle en Afrique : comptant parmi les premiers pays à libéraliser le marché de l’énergie dans les années 90, ses mesures pour inciter le secteur privé à produire de l’électricité y compris dans les zones les plus reculées se sont montrées efficaces.

03 juil. 2020 afrik21.africa, 26/06/2020

La République démocratique du Congo réunit les chefs d’Etat africains pour évoquer le projet de barrage du Grand Inga

Le gouvernement de la RDC (République démocratique du Congo) a invité les chefs d’Etat africains à échanger sur la faisabilité et le financement du projet hydroélectrique du Grand Inga dans le cadre d’une conférence qui a débuté le 26 juin. Ce projet vise à accélérer l’électrification du continent tout en favorisant le développement de l’énergie verte grâce à une production potentielle de 44 000 MW, soit 40% des besoins du continent en électricité. Le président de la RDC, Félix Antoine Tshisekedi, s’est personnellement investi dans cette conférence afin de convaincre de potentiels partenaires. La première phase de la conférence réunira principalement des experts qui auront pour mission d’établir des dossiers d’analyse. Ces derniers alimenteront les débats entre chefs d’Etat lors de la seconde phase de la conférence qui se tiendra en septembre ou en octobre 2020 et sera déterminante pour la réalisation du projet. Le Congo possède un potentiel hydroélectrique de 110 000 MW, soit le plus important d’Afrique, qu’il entend exploiter pleinement afin d’accélérer le développement du pays. Placée sous la direction du chef de l’Etat, une agence a été créée pour promouvoir les projets de barrage hydroélectrique dans le pays.

03 juil. 2020 lesechos.fr, 25/06/2020

La Chine privilégie le charbon à la transition énergétique

Fortement éprouvée par la crise sanitaire, la Chine compte sur le charbon pour relancer son économie. Alors que le pays est déjà le premier producteur et consommateur de cette énergie fossile, le gouvernement multiplie les autorisations pour construire de nouvelles centrales. Depuis le premier janvier, les centrales à charbon approuvées par les autorités pourraient produire 17GW d’électricité, soit 5GW de plus que pour les années 2018 et 2019 réunies. D’après le Global Energy Monitor et le Centre for Research on Energy and Clean Air, il convient d’ajouter les infrastructures en attente d’autorisation dont la capacité de production atteindrait 40GW, soit la production totale de l’Afrique du Sud. Cette dynamique serait principalement initiée au niveau local : « En juin, six ministres […] ont déclaré que les centrales ne devraient être construites qu'en fonction des besoins, avec la priorité donnée aux énergies propres. Ces prises de position montrent que le gouvernement central a pris note du boom récent et veut le freiner », constatent en effet les chercheurs du Global Energy Monitor. Depuis 2013, la Chine a déclaré la guerre à la pollution et investit massivement dans les énergies renouvelables. Ces efforts n’empêchent pas sa production de charbon de continuer à croître d’année en année.

03 juil. 2020 connaissancedesenergies.org, 22/06/2020

Egypte : La BAD apporte son soutien au programme d’appui à l’électricité et à la croissance verte

Mercredi 17 juin, la Banque africaine de développement (BAD) s’est engagée à financer à hauteur de 225 millions d’euros le programme d’appui à l’électricité et à la croissance verte dont l’ambition est de promouvoir le développement d’un secteur électrique plus écologique en Egypte. Ce soutien de la BAD prend en compte les multiples défis auxquels fait face le secteur électrique égyptien ainsi que les conséquences de la crise sanitaire actuelle. En effet, les conséquences de cette crise « devraient coûter environ 525 millions de dollars au secteur de l'électricité en raison de la réduction de 15% des revenus due au ralentissement économique, de la réduction des tarifs pour l'industrie dans le cadre des mesures gouvernementales pour les aider à faire face à la crise et du différé du paiement des factures d'électricité du secteur du tourisme de six mois jusqu'en octobre 2020 ». Selon la BAD, le secteur électrique égyptien compte pour 30% des émissions de gaz à effet de serre dans le pays avec plus de 90% de la production d’électricité fonctionnant au carbone. Fort des ressources dont dispose le pays en termes d’énergies renouvelables, l’Egypte s’est fixé comme objectif de porter la part des énergies renouvelables dans son mix électrique à 20% en 2022 et 42% en 2035.

Energies renouvelables

03 juil. 2020 environnement-magazine.fr, 25/06/2020

L’IRENA présente un plan de relance économique basé sur les énergies renouvelables

Mercredi 24 juin, l’Agence Internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) a publié un rapport intitulé « Post-Covid : un plan pour la résilience, le développement et l’égalité ». Dans ce rapport, l’IRENA présente un plan de relance économique d’ici à 2023 « ainsi que des mesures pour une perspective de reprise à moyen terme en 2030 s’étendant sur la prochaine décennie ». L’agence indique dans son rapport qu’une augmentation des dépenses publiques et privées à hauteur de 4 500 milliards de dollars par an favoriserait une croissance de l’économie mondiale de 1,3% supplémentaire avec la création de 19 millions d’emplois additionnels dans la transition énergétique à l’horizon 2030. Selon l’IRENA, « chaque million de dollars (USD) investi dans les énergies renouvelables créerait trois fois plus d’emplois que la même somme investie dans les combustibles fossiles ». Selon le rapport de l’IRENA, en portant à 2 000 milliards de dollars d’ici 2023 les investissements annuels de transition, le PIB pourrait croître de 1% et 5,5 millions d’emplois pourraient être créés. Les auteurs du rapport invitent également les gouvernements à inclure dans les stratégies de relance économique les innovations et technologies émergentes, la production des énergies renouvelables ainsi que le développement des transports basés sur les énergies renouvelables.

03 juil. 2020 lesechos.fr, 23/06/2020

Energies renouvelables : Le programme WWS au cœur des critiques

Le programme WWS (Wind, Water, Sun) porté par Mark Jacobson, directeur du programme énergie et atmosphère de l’université de Stanford, a été conçu pour démontrer que les énergies renouvelables peuvent répondre à la totalité de nos besoins énergétiques à l’horizon 2050 et au moins à 80% d’ici 2030. Ce programme s’appuie sur trois constats : « Le réchauffement planétaire approche les +1,5°C, la pollution de l'air tue 7 millions de personnes par an, les ressources limitées de combustible fossile présagent une instabilité sociale. ». L’équipe de Stanford affirme que la mise en œuvre du programme WWS favoriserait une réduction de 57% des besoins en énergie au niveau mondial ainsi qu’une baisse de 61% des coûts de l’énergie et de 91% des coûts sociaux. Le programme WWS fait toutefois l’objet de différentes critiques. L’estimation du temps nécessaire pour se débarrasser des énergies fossiles est jugée par certains bien trop optimiste, ces dernières fournissant plus de 80% de la production d’énergie primaire au niveau mondial. D’autres critiques se focalisent sur le caractère intermittent de la production des énergies éolienne et hydraulique. La surface nécessaire à l’installation des infrastructures qui permettraient de produire exclusivement des énergies renouvelables pose également problème : « en France, il faudrait installer un parc éolien tous les 6 km », estime notamment Philippe Hansen, auteur du blog énergie-crise.

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