International

Revue de presse

03 Mai. 2019

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Réglementations et politique de l'énergie

03 Mai. 2019 lepoint.fr, 20/04/19

Le Costa Rica n’oublie pas les Accords de Paris

En février dernier, le gouvernement du Costa Rica a lancé un plan national visant à supprimer toute trace d’énergie fossile dans son approvisionnement d’ici l’année 2050, comme le préconisent les Accords de Paris. Les transports publics sont les premiers concernés par le programme et devront être, à la date butoir, à 100 % électriques. Auxquels suivront l’industrie, l’agriculture et l’élevage. La voiture sera progressivement écartée du paysage costaricien au profit du train électrique et d’un réseau de bus modernisé. Ce programme ambitieux soulève tout de même quelques critiques, dont l’absence de budget annoncé et celle d’un plan de mobilité qui ferait la part belle au vélo. Le président socialiste du Costa Rica, Carlos Alvarado, ne s’arrête pas là : il compte également mettre en place un programme de reforestation, une meilleure gestion des déchets, des zones urbaines assainies et une réforme fiscale verte. Dans la course mondiale à la décarbonation, le Costa Rica semble avoir une longueur d’avance, puisque ses capacités installées en électricité renouvelable (éolien, hydroélectricité, solaire et géothermie) sont déjà en passe de lui assurer une autonomie énergétique verte et totale.

03 Mai. 2019 enviro2b.com, 25/04/19

Restrictions environnementales en vue pour les gratte-ciels new-yorkais

En avril 2019, le conseil municipal de la ville de New-York a voté la loi de mobilisation sur le climat, laquelle devrait être promulguée prochainement par le maire de la ville, Bill de Blasio. Cette loi dispose qu’en 2030, les immeubles de plus de 7 600 mètres carrés devront réduire leurs émissions carbonées de 40% par rapport à celles de 2005. Aux dires de l’Urban Green Council, de l’ordre de 50 000 bâtiments seraient assujettis à cette loi dont la mise en application devrait intervenir en 2024. S’ils ne représentent que 2% des bâtiments de la ville de New-York, les gratte-ciels émettraient près des deux tiers des 50 millions de tonnes de CO2 produites chaque année par la ville. Si la loi épargne les hôpitaux, logements sociaux et lieux de culte, les musées sont pour leur part concernés, à l’instar du Museum of Modern Art, du Whitney Museum of American Art, du Solomon R. Guggenheim Museum ou encore du New Museum. Le secteur privé fait part de ses craintes quant à l’application de cette loi. Ainsi la Durst Organization a-t-elle fait savoir que son bâtiment Bank of America Tower, lequel fut pourtant le premier à recevoir la certification « platine » du Green Building Council en 2010, s’exposait à une amende de 2,5 millions de dollars en 2024. Un chiffre qui croîtra chaque année puisque la loi imposera une réduction de 80% des émissions carbonées des gratte-ciels à l’horizon 2050. Les responsables municipaux se sont néanmoins engagés à déployer progressivement cette loi. Il est à noter qu’en guise de compensation aux émissions carbonées, des crédits d’énergies renouvelables seront proposés.

Production d'énergie

03 Mai. 2019 afrique.latribune.fr, 22/04/19

Le boom énergétique nigérian

Le Nigéria, avec sa population qui atteint les 175 millions d’habitants, est aujourd’hui le pays le plus peuplé d’Afrique. Pour 2050, les projections démographiques évaluent que le pays comptera 440 millions d’habitants. Ce qui implique une forte croissance de la consommation énergétique. Laquelle est déjà à l’œuvre puisque sur la période 1971-2014, l’augmentation de la consommation d’énergie s’est élevée à plus de 400%. C’est en 2012 qu’elle s’est révélée la plus haute avec une moyenne annuelle de 156,73 kWh par habitant. Chiffre qu’il convient de relativiser avec les 6 940 kWh consommés par personne en moyenne en France. Alors que le pays dispose théoriquement d’une capacité installée de 8 000 MW, sa production d’énergie plafonne entre 2 500 et 4 000 MW, notamment en raison du délabrement du parc énergétique. Le gaz contribue à 80% du mix énergétique du pays, le reste étant fourni par l’hydraulique et l’énergie solaire (essentiellement dans les villages plus isolés). En 2013, le Nigéria a consommé 52% de sa production d’énergie dont plus des 4/5 provenaient de la biomasse.

Energies renouvelables

03 Mai. 2019 enerzine.com, 23/04/19

Analyse de la capacité mondiale des centrales solaires thermodynamiques

Dans son dernier rapport intitulé « Concentrated Solar Power (CSP) Market, Update 2019 – Global Market Size, Market Segmentation, Competitive Landscape and Key Country Analysis to 2030 », la société experte en données et analyses GlobalData s’enthousiasme des perspectives de développement du marché des centrales solaires thermodynamiques. La capacité mondiale de ce dernier devrait en effet bondir de 5,6 GW en 2018 à 22,4 GW en 2030. La Chine tire particulièrement son épingle du jeu sur le marché de l’énergie solaire à concentration puisque sur les 601 MW de capacité annuelle ajoutés en 2018 dans le monde, la Chine a contribué à hauteur de 200 MW. « Le marché chinois des CSP a pris de l’ampleur après l’annonce de 20 projets de CSP dans le cadre de la première série de projets de démonstration, qui bénéficieront d’un tarif de rachat de 1,15 RMB/kWh (0,172 $/kWh) », commente Pavan Kumar Vyakaranam,’analyste énergie chez GlobalData. D’autres pays qui parviennent à s’illustrer dans le domaine sont le Chili avec son objectif de 20% d’énergies renouvelables dans son mix énergétique à l’horizon 2025, ou encore les Émirats-Arabes-Unis qui ont mis en place un système d’enchères afin de réduire le coût de l’énergie solaire. Ainsi comme le conclut Pavan Kumar Vyakaranam : « le marché mondial des CSP se relance avec une réduction des coûts de production par le biais d’un mécanisme d’enchères et d’un mode PV-CSP hybride. Le CSP avec stockage thermique gagnera en importance en raison de la demande croissante pour une puissance fiable et stable ».

Tendances et acteurs

03 Mai. 2019 lepoint.fr, 19/04/19

Le patron de l’AIE tire la sonnette d’alarme climatique

Interrogé par Le Point, le patron de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), Fatih Birol, ne cache pas son inquiétude à propos des politiques des États en matière d’énergie fossile, qu’il juge moins volontaires que durant la COP21. Selon lui, le monde entre dans une ère d’incertitudes sur le plan économique et géopolitique : Iran, Venezuela, Libye et Algérie, ces quatre pays producteurs de pétrole connaissent des soubresauts inquiétants. D’autre part, si l’opinion publique estime que l’automobile est responsable de la majorité des émissions de dioxyde de carbone, elle n’est en cause que pour 9% de ces dernières : l’industrie pétrochimique en produit 35%, les camions 25%, et le transport aérien 20%. Il faut donc s’attaquer en priorité à la production d’énergie, que le charbon domine à 40%, notamment à cause des centrales asiatiques qui se multiplient et en sont au début de leur existence. Pour Fatih Birol, « la volonté politique depuis la COP21 de Paris s’est affaiblie. » Si l’Europe est, de ce point de vue, « une source d’inspiration pour le monde, […] elle ne pèse que 11% des émissions de CO2. » À l’échelle mondiale, « il n’y a pas de solidarité entre les nations. » Par conséquent, « l’essor de l’éolien, du solaire et de l’hydrogène n’est pas assez important. Il faudrait qu’il soit trois fois plus rapide qu’il ne l’est aujourd’hui. Sinon les chances d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris seront minimes. »

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