France

Revue de presse

30 nov. 2018

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Economies d'énergie et émissions carbone

30 nov. 2018 lavoixdunord.fr, 26/11/18

Le Maire demande aux banques de respecter les objectifs de la COP21

« J’ai demandé à ce que chaque entreprise, dans laquelle l’Etat a une participation, mette en place dans les semaines qui viennent une stratégie de réduction des émissions de CO2 » a déclaré le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, lundi à l’occasion du Climate Finance Day. En citant le rapport publié samedi par l’ONG Oxfam, qui accuse six banques françaises de ne pas avoir respecté les engagements pris lors de la COP21, Bruno Le Maire a pris position pour une politique en faveur de la « lutte contre le réchauffement climatique ». Il souhaite ainsi demander à BNP Paribas, à la Société Générale, au Crédit Agricole, à la BPCE, au Crédit Mutuel-CIC et à la Banque Postale d’arrêter définitivement le financement des « activités les plus nocives pour le réchauffement climatique, en particulier le charbon, que ce soit les centrales ou les mines ». Le ministre a fait savoir qu’il convoquera dans les prochaines semaines les banques, les assureurs et les gestionnaires d’actifs pour qu’ils « prennent des nouveaux engagements ». Le ministre a prévenu : « Si ces engagements ne sont pas respectés, nous les rendront contraignants ».

30 nov. 2018 actu.fr, 25/11/18

Rouen élabore une COP21 locale

Jeudi 29 novembre, la métropole de Rouen signera un accord sur le climat s’inspirant des accords de Paris. Pour l’heure, elle a engagé des entreprises dans sa « COP21 locale » qui consiste en une cinquantaine d’engagements devant permettre de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre (GES) et par deux sa consommation d’énergie à l’horizon 2050. A cette date, le territoire doit également atteindre un mix 100 % renouvelable. En 2014, Atmo Normandie relevait que les entreprises industrielles de la métropole étaient responsables de 35 % des émissions de GES, le tertiaire de 12 % et les entreprises du transport de 22 %. La métropole, elle, n’est à l’origine que de 15 %. La totalité des entreprises signataires de cette COP21 locale sera présentée à l’occasion de la signature de l’accord sur le climat. Sont déjà connus : le laboratoire pharmaceutique Aspen, l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Normandie et le port de Rouen Haropa. Ce dernier, par exemple, s’est engagé à « lancer un appel à projet au premier trimestre 2019 pour mettre en place des fermes solaires sur des terrains pour lesquels on ne peut pas faire d’implantation du fait du PPRT (Plan de prévention des risques technologiques) ». La préservation de la biodiversité est un autre engagement pris par le port de Rouen Haropa, tout comme l’utilisation de l’électricité pour les navires, prenant le relais des combustibles fossiles. L’ensemble des engagements sera également dévoilé le 29 novembre.

Energies renouvelables

30 nov. 2018 tecsol.blogs.com, 19/11/18

Stockage par batteries : la France devrait rattraper son retard

Si les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) représentent encore plus de 97 % des capacités de stockage d’électricité dans le monde, l’importance du stockage stationnaire à partir de batteries ne cesse de croître. Alors que certains pays comme l’Australie et l’Allemagne font figure de pionniers dans le domaine, la France accuse quant à elle un retard conséquent lié en partie à l’absence de réglementation incitative. Selon une étude des Echos, la situation est toutefois appelée à évoluer dans les cinq à dix prochaines années, de nombreux arguments plaidant en faveur de cette technologie. En contribuant à régler le problème de l’intermittence de la production et de la gestion des pics de consommation, le stockage par batteries pourrait notamment aider la France à atteindre ses objectifs en matière de développement des énergies renouvelables. Une baisse importante des coûts de stockage étant attendue dans les années à venir, cette solution possède tous les atouts pour se développer dans l’Hexagone. Les pouvoirs publics ne pourront toutefois pas faire l’économie de véritables mesures d’aides financières s’ils ne veulent pas manquer les opportunités représentées par ce marché.

30 nov. 2018 euro-energie.com, 23/11/18

Les énergies renouvelables avancent au troisième trimestre

La consommation d’électricité en France a été couverte à hauteur de 21 % par les énergies renouvelables au cours du troisième trimestre 2018, selon le Panorama de l’électricité renouvelable au 30 septembre 2018, publié conjointement par le RTE (Réseau de Transport d’Electricité), le SER (Syndicat des énergies renouvelables) et Enedis. L’éolien a produit 4 TWh sur le trimestre et 26,8 TWh sur les douze derniers mois, soit une hausse de 24 % par rapport à l’année précédente. Le photovoltaïque a battu son précédent record de couverture trimestrielle de la consommation grâce à une production de 3,9 TWh au troisième trimestre, soit une hausse de 31 % par rapport à la même période en 2017. La filière des bioénergies a produit 1,9 TWh d’énergie au troisième trimestre et couvert 1,9 % de la consommation de l’hexagone. La puissance installée du parc hydroélectrique reste stable à 25 515 MW, avec un taux de couverture de 13 %. Le parc solaire, quant à lui, a atteint les 8 374 MW de puissance installée, dont 1 133 MW dans la dernière année. Malgré cette croissance, la production solaire est en retard par rapport aux objectifs fixés par le Plan Pluriannuel de l’Energie (PPE) de 10 200 MW fin 2018 et 20 200 GW en 2023.

Production d'énergie

30 nov. 2018 liberation.fr, 25/11/18

Les banques françaises soutiennent les énergies fossiles

Les engagements pour le climat pris en 2015 lors de la COP21 ont du plomb dans l’aile. L’ONG Oxfam vient de publier, samedi 24 novembre, un rapport sur l’investissement dans les énergies des six plus grandes banques françaises qui s’avère peu en phase avec les accords passés. BNP Paribas, le Crédit agricole, la Société générale, BPCE, la Banque postale et le Crédit mutuel-CIC, ont, en 2016 et 2017, consacré beaucoup plus de fonds aux énergies fossiles (71 % des financements en énergie, soit 42,9 milliards d’euros) qu’aux renouvelables (20 %, soit 11,8 milliards d’euros). Sont en majorité concernés par ces investissements : le gaz, le pétrole et le charbon. Le rapport note également que sur la période 2016-2017, la somme totale consacrée aux énergies renouvelables a été amputée de presque 1,85 milliards d’euros, soit autant que ce que les investissements financiers dans les énergies fossiles ont gagné sur la même période. Parmi ces établissements bancaires, trois sont particulièrement responsables de cet afflux de capitaux vers les énergies fossiles : BNP Paribas, la Société générale et le Crédit agricole ont apporté plus de 86% du total investi. La première, en particulier, pour laquelle « le charbon représente ainsi 9 % des financements de la banque dans l’énergie, soit presque autant que ses financements pour l’éolien (11 %) et bien devant le solaire (moins de 4 %) et les autres énergies renouvelables ». Pour autant, « ces trois banques comptent aussi pour près de 79 % des soutiens financiers du secteur bancaire accordées aux énergies renouvelables… Elles ont donc un rôle crucial à jouer dans la transition énergétique tant leurs moyens leur permettent d’avoir un effet de levier dans ce secteur ».

Réglementations et politique de l'énergie

30 nov. 2018 lesechos.fr, 23/11/18

Biogaz : la PPE confirme l’objectif de 10 % en 2030

Les objectifs fixés en 2015, reconduits par la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) dévoilée le 27 novembre, prévoient une part de 10% dans la consommation totale de gaz en France en 2030, contre 0,25 % actuellement. Avant de rehausser ces objectifs, le gouvernement souhaite que les coûts de production diminuent : à ce jour, un mégawatheure acheté au producteur coûte 90 euros, soit 30 euros de plus que le gaz naturel. Les acteurs de la filière biogaz (GRDF, GRTgaz, Syndicat des Energies Renouvelables…) considèrent qu’ils peuvent arriver à une réduction de 30 % des coûts de production, à condition d’améliorer la technique de production, de définir un standard d’équipements, ou encore de faire baisser les coûts de raccordement aux réseaux. La France accuse néanmoins un retard important comparé à un pays comme l’Allemagne : seuls 70 sites de production injectent du biométhane dans les réseaux. Les projets sont néanmoins nombreux, on en dénombre plus de 800 qui permettraient de passer d’1,2 à 8 TWh de production totale. Frédéric Flipo, cofondateur d’Evergaz, apporte deux arguments supplémentaires à l’amplification de la production de biogaz : « au-delà des coûts, le biogaz est la seule énergie qui est aussi une solution de traitement des déchets agricoles et agroalimentaires ». Cette technique permet en outre d’apporter un complément de revenus aux agriculteurs.

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