France

Revue de presse

30 avr. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

30 avr. 2020 clubic.com, 24/04/2020

La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) officiellement adoptée

Le 21 avril dernier, le gouvernement a officialisé sa feuille de route énergétique en publiant au Journal Officiel, les décrets relatifs à la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui fixent les objectifs à atteindre pour les cinq types d’énergie d’ici 2023, puis 2028. Si cette PPE atteint ses objectifs, les éoliens terrestres et offshore ainsi que le solaire augmenteront de manière importante leurs capacités de production. Dans ce mix énergétique, le solaire suivrait la hausse la plus notable avec une capacité installée qui devrait doubler, passant de 20,1 GW en 2023 à 44,0 GW en 2028. De son côté, l’éolien augmenterait de 24,1 GW à 2023 à 34,7 GW en 2028, tandis que l'éolien maritime passerait de 2,4 GW à 6,2 GW. Pour atteindre ces objectifs, le texte prévoit également un calendrier d’appels d’offres pour l’installation des capacités de production. Pour le photovoltaïque au sol, par exemple, il est prévu deux appels d’offres par an pour un total d’1 GW installé. Le décret d’application de cette PPE a été publié en même temps que celui concernant la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), qui fixe quant à elle les « objectifs de plafonds d'émissions de gaz à effet de serre de la France » par secteur d’activités jusqu'en 2033. À cette échéance, les émissions de la France devront avoir été réduites d’un tiers. Là encore, le texte prévoit une série de moyens pour satisfaire cet objectif, notamment le développement des véhicules « propres » (électriques ou hybrides) et le déploiement de bornes de recharges publiques.

30 avr. 2020 actu-environnement.com, 20/04/2020

Un projet d’arrêté prévoit l’encadrement des offres intelligentes de raccordement

Le Conseil Supérieur de l’Énergie (CSE) va étudier le projet d’arrêté visant à encadrer les offres de raccordements intelligents (ORI), qui permettent à de petits producteurs d’énergie d’avoir accès au réseau de distribution à des conditions de coût et de délai réduits. L’objectif de cet arrêté est d’encadrer le déploiement de ces ORI de sorte à ne pas dissuader les gestionnaires à maintenir « l’effort d’investissement dans les réseaux » et les objectifs en matière d’énergies renouvelables. Dans cette perspective, le texte prévoit notamment les modalités de limitation de la puissance injectée, et fixe par ailleurs à 5% le seuil d'énergie écrêtée annuellement ouvrant la voie à une indemnisation du producteur par le gestionnaire du réseau. Le projet d’arrêté prévoit également de limiter les ORI par gestionnaire de manière à ce que l’ensemble n’excède pas « une puissance de 1 % de la capacité globale des énergies renouvelables raccordées à son réseau au jour de l'offre de raccordement ». Enfin, chaque année, le gestionnaire de réseau devra transmettre un rapport sur les raccordements réalisés à la Commission de régulation de l'énergie.

30 avr. 2020 euro-energie.com, 23/04/2020

Une nouvelle Stratégie française pour l’énergie et le climat

Le ministère de la Transition écologique et solidaire vient de présenter la Stratégie française pour l’énergie et le climat, où sont fixées les trajectoires que les industries doivent suivre pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Le document en question reprend la Stratégie française pour l’énergie et le climat présentée en novembre 2018, à l’aune des nouvelles mesures de la loi Energie-Climat, ainsi que des avis et commentaires reçus au cours du processus de consultation. Cette nouvelle version est destinée à être complétée par les éléments encore en cours d’élaboration à la Commission européenne, comme le rehaussement des objectifs européens de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, et la Convention Citoyenne pour le Climat. La Stratégie française pour l’énergie et le climat réunit le Programme pluriannuel de l’énergie (PPE) et la Stratégie national bas-carbone (SNBC), c’est-à-dire la feuille de route pour atteindre les objectifs de neutralité carbone. La SNBC prévoit la diversification du mix électrique pour porter la part du nucléaire à 50% en 2035, les énergies renouvelables à 33% en 2030, et réduire la consommation d’énergies fossiles en 2030. « Nous publions aujourd’hui des textes écologiques structurants, qui impliquent la décarbonation de tous les secteurs d’activités et qui incarnent notre volonté intacte de poursuivre la transition écologique de notre pays. Les transformations engagées depuis le début du quinquennat pour réduire globalement nos émissions de gaz à effet de serre dans les transports, comme dans l’industrie, l’énergie ou encore les déchets sont aujourd’hui pleinement confirmées. C’est une bonne nouvelle pour la planète et pour les générations futures » a déclaré Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire.

Economies d'énergie et émissions carbone

30 avr. 2020 lemondedelenergie.com, 23/04/2020

L’ouest de la France carbure au gaz

Les Pays de la Loire et la Bretagne ont choisi d’investir dans le GNV et les bioGNV pour le transport de marchandises et de personnes. Plusieurs agglomérations dans la région des Pays de la Loire ont intégré des bus et des autocars motorisés au gaz dans leur parc auto. Dans le privé, de nombreuses sociétés ont fait le choix d’acheter des véhicules GNV, car ce carburant alternatif s’impose comme une solution intéressante pour la transition énergétique et écologique des flottes des entreprises. Dans l’ouest de la France, le réseau d’approvisionnement devrait être complété d’ici quelques années, ainsi que le maillage des stations d’avitaillement. En Bretagne et dans les Pays de la Loire, les professionnels pourront bientôt profiter de 25 stations de ravitaillement en gaz naturel pour véhicules. Le bioGNV favorise le développement de l’économie circulaire dans les territoires grâce à l’exploitation des déchets agricoles, notamment les effluents d’élevage et les rebuts agroalimentaires ou organiques.

30 avr. 2020 usinenouvelle.com, 27/04/2020

Evian obtient la certification « neutre en carbone » sur toute sa chaîne de valeurs

En 2015, Evian, filiale du groupe Danone, s’était engagée à parvenir à la neutralité carbone à l’horizon 2020. Un objectif tenu puisque l’organisme Carbon Trust vient de lui décerner la certification PAS 2060. Cette dernière évalue non seulement les émissions intrinsèques à la production industrielle, mais également celles de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeurs. Ainsi que le détaille un représentant d’Evian : « cette certification reflète l’engagement et les mesures prises par Evian afin de réduire les émissions liées à ses opérations propres (Scopes 1 et 2), ses émissions indirectes tout au long de sa chaîne de valeur (Scope 3), ainsi que la compensation de ses émissions résiduelles grâce à son partenariat avec le fonds carbone Livelihoods ». Pour parvenir à cette certification, Evian a fait reconnaître dès 2017 son usine d’embouteillage d’Evian-les-Bains comme un site « carbone neutre ». Réduisant de 14% sa consommation énergétique, l’usine s’est dotée de plus de 30 000 m2 de panneaux photovoltaïques sur sa toiture, auxquels il faut aujourd’hui ajouter les quelque 7 000 m2 installés sur les ombrières du parking. « La certification de notre site d’embouteillage a été une étape clé dans l’obtention de cette certification mondiale aujourd’hui », explique-t-on chez Evian. L’homologation « neutre en carbone » a ensuite été étendue aux sites d’Amérique du Nord, d’Allemagne ou de Suisse. Il est à noter que la certification doit être renouvelée chaque année. « Chaque année, le process de certification est de plus en plus exigeant car Evian compte de moins en moins sur la compensation carbone et de plus en plus sur un modèle réduit en carbone », précise le porte-parole de l’entreprise.

30 avr. 2020 lenergeek.com, 28/04/2020

L’urgence de la décarbonation du secteur du bâtiment

Après les transports, le secteur du bâtiment est le deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre, concentrant 18% des émissions en France selon le Haut Conseil pour le Climat (HCC). Si la mise en place du confinement a pu réduire les émissions carbonées de 60% dans les transports de surface et de 75% dans les airs, le HCC n’enregistre pour le secteur du bâtiment qu’une diminution de 15%. Ce qui s’expliquerait par le fait l’empreinte carbone d’un bâtiment vaut tout au long de sa durée de vie, soit en moyenne un demi-siècle. Ainsi que l’explique Julie Daunay, manager au sein du cabinet de conseil Carbone 4 : « la France considère que le secteur du bâtiment a un très gros potentiel de décarbonation. C’est le premier secteur consommateur d’énergie finale en France, le deuxième émetteur [de GES] (juste derrière les transports) si l’on ne considère que les émissions liées à l’énergie, mais il passe en tête dès qu’on ajoute les émissions liées à la fabrication des matériaux et équipements mis en œuvre sur les chantiers ». Considérant l’urgence de la décarbonation du bâtiment, le gouvernement a mis en place début 2020 une nouvelle réglementation environnementale des bâtiments neufs, dite RE2020, « plus ambitieuse contre le réchauffement climatique ». Elle s’articule autour de trois impératifs : la diminution de l’impact carbone des bâtiments, l’amélioration de leur performance énergétique et la garantie de fraîcheur pour les étés caniculaires.

Tendances et acteurs

30 avr. 2020 automobile-propre.com, 24/04/2020

Vers une mobilité plus électrique

L’introduction de la norme CAFE (Corporate Average Fuel Economy) avec les nouvelles contraintes d’émissions à 95 gramme de CO2/km a produit une augmentation des ventes des modèles électriques et hybrides rechargeable en début d’année. 13% des automobiles vendues en février dernier étaient des véhicules électriques (VE), contre seulement 6,6% en février 2019. Damien Adam, député et président du groupe d’études Véhicules terrestres à l’Assemblée nationale estime que « cette crise sanitaire et économique devrait donner un coup d’accélérateur aux voitures hybrides rechargeables, et aux électriques y compris celles fonctionnant à l’hydrogène ». Les constructeurs, comme Renault, sont en train de recentrer leur production sur les VE afin de proposer des modèles attractifs et économiques. « La crise actuelle va obliger les constructeurs à faire des choix. Les voitures électriques et hybrides vont être priorisées » a souligné Adam. L’Etat envisage d’augmenter les aides à l’achat des VE « pour aider les constructeurs à écouler leurs stocks. ». Pour le député, l’accès à la recharge est la priorité et « il faut résoudre les problèmes de droit à la prise en copropriété ». A ce sujet, le Gouvernement est en train de réfléchir « à une augmentation de la part de rémunération, en particulier pour Enedis et les collectivités, à la création de nouveaux points de recharge » a-t-il ajouté. Damien Adam répond aux critiques sur les voitures électriques que « une VE émet 2 fois moins de CO2 sur sa durée de vie. On le sait, c’est la batterie qui alourdit leur empreinte carbone. C’est pourquoi il est très intéressant de produire les accumulateurs en France où l’électricité est obtenue du nucléaire, plutôt qu’en Chine où le charbon alimente encore beaucoup trop les centrales. Voilà pourquoi je soutiens la construction d’usines en Europe et la réalisation des produits. Les VE pour l’Europe doivent être fabriqués en Europe ».

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