France

Revue de presse

29 juil. 2022

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Economies d'énergie et émissions carbone

29 juil. 2022 Lefigaro.fr, 22/07/2022

La chaleur fatale suscite l’engouement

Vertueuse sur le plan environnemental, pourvoyeuse d’économies, les arguments en faveur de la récupération de l’énergie fatale générée par les activités industrielles ne manquent pas. « En fait, entre 2010 et 2019, on a eu environ dix années où le coût de l'énergie était bas, avec une taxation carbone plutôt faible. Donc forcément, à ce moment-là, on avait des investissements moindres en matière de sobriété énergétique », reconnaît Bruno Bellamy, directeur du marché industrie à la direction Commerce de Dalkia. Mais la situation s’est mise à changer drastiquement à partir de 2019 : « Tout d'abord, les coûts de l'énergie ont augmenté, ils ont été multipliés par cinq, alors forcément, ça vous pousse à faire des économies. Et puis, il y a eu plus d'action de la part du gouvernement au service de l'environnement : le plan de relance est par exemple particulièrement affecté au verdissement des entreprises ». Loin de se contenter de réagir face à l’évolution du contexte socio-économique, certains acteurs industriels se sont imposés comme de véritables pionniers dans le domaine. « Chez ArcelorMittal, c'est l'industrie qui a poussé tous les process de récupération d'énergie. Les [différents gaz du site] ont des propriétés énergétiques qui nous permettent de les utiliser comme combustibles dans nos propres processus de production. La partie que nous ne pouvons pas utiliser est convertie en électricité », explique ainsi Isabelle Chopin, directrice de la communication France d'ArcelorMittal. Pour mener à bien ces opérations complexes, ArcelorMittal s’est allié aux services de Dalkia : « À Dunkerque, Dalkia récupère la chaleur dégagée par l'usine ArcelorMittal. Cette chaleur est récupérée pour le réseau de chauffage urbain de la ville, qui alimente la mairie, une piscine, l'université, un hôpital et des milliers de logements. Un dispositif qui permet à ArcelorMittal de bénéficier d'une rémunération de la chaleur qu'il émet et de diminuer son empreinte écologique : 20 814 tonnes de CO2 sont évitées chaque année », précise la filiale d’EDF dans un communiqué. Conséquence directe de ce dynamisme, le réseau de chaleur fatale urbain équipant la communauté urbaine de Dunkerque a vu sa taille doubler depuis 2019.

29 juil. 2022 Connaissancedesenergies.org, 24/07/2022

Les magasins doivent fermer leurs portes dès usage de la climatisation

Le 24 juillet, la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher a fait part de son intention de signer prochainement deux décrets en faveur de la sobriété énergétique : « Le premier généralise l'interdiction des publicités lumineuses quelle que soit la taille de la ville entre 1h et 6h du matin. Le second interdit aux magasins d'avoir leurs portes ouvertes alors que la climatisation et le chauffage fonctionne ». Alors que certaines villes comme Lyon, Besançon ou Paris ont pris des arrêtés municipaux obligeant les magasins climatisés à fermer leurs portes sous peine d’amende, l’exécutif entend imposer cette pratique sur l’ensemble du pays : allumer la climatisation sans fermer la porte, « c’est 20% de consommation en plus et (…) c’est absurde », a justifié Agnès Pannier-Runacher. La publicité lumineuse sera quant à elle interdite entre 1 heure et 6 heures du matin dans les agglomérations de moins de 800 000 habitants, les villes plus peuplées étant soumises à un règlement local de publicité. Cette interdiction n’est pas une nouveauté, une loi actuellement en vigueur impose d’ores et déjà l’extinction des enseignes lumineuses et des vitrines des magasins à partir de 1 heure du matin : si ses contours doivent encore être « précisés », le décret a vocation à être « applicable dès à présent », indique le ministère.

29 juil. 2022 actu-environnement.com, 19/07/2022

Sobriété énergétique : la grande distribution pionnière à se mobiliser

Le 18 juillet 2022, les dirigeants de la grande distribution ont élaboré un protocole visant à promouvoir la sobriété énergétique de leurs magasins respectifs en éteignant leurs enseignes lumineuses dès leur fermeture, en réduisant de 50% l’éclairage de leurs enseignes avant l’arrivée du public et de 30% lors des pics de consommation. Ce texte prévoit de couper l’air conditionné la nuit, de décaler la production de glace et de baisser le chauffage dans les points de vente jusqu’à 17°C. Pour honorer ses engagements, le groupe Carrefour s’est associé à EcoWatt, un dispositif développé par le Réseau de transport d'électricité (RTE) qui qualifie en temps réel le niveau d'électricité disponible pour les consommateurs. Lorsque le réseau électrique sera en forte tension, le groupe sera averti par un « signal rouge » et pourra alors réduire sa consommation d’énergie. S’inscrivant dans la lignée de la loi Elan qui table sur une réduction de la consommation énergétique des magasins de 40% d’ici 2030, cette initiative répond à l’objectif du gouvernement français : « Réduire nos consommations d'énergie de 10 % en deux ans [par rapport à 2019] pour, à court terme, garantir notre sécurité d'approvisionnement dans le contexte de guerre en Ukraine et, à plus long terme, sortir la France des énergies fossiles d'ici à 2050. » D’ici la rentrée, les enseignes entendent perfectionner leur stratégie concernant la gestion des bâtiments et des installations pour gagner en efficacité énergétique, et aussi concernant la mobilité de leurs employés et de leurs marchandises. Cette stratégie devrait être mise en place dès le 15 octobre 2022.

Energies renouvelables

29 juil. 2022 lemondedelenergie.com, 20/07/2022

Energie renouvelables : la première centrale pilote d’électricité osmotique

Le 19 juillet, la Compagnie nationale du Rhône (CNR) a annoncé la mise en service fin 2023 d’une centrale pilote d’électricité osmotique dans le delta du Rhône. Installée au niveau de l’écluse de Barcarin, à Port-Saint-Louis-du-Rhône en Camargue, cette centrale affiche une puissance de plusieurs dizaines de kilowatts permettra d’évaluer le potentiel de l’énergie osmotique, « générée naturellement par la différence de salinité de l’eau douce des rivières et de l’eau salée de la mer lorsqu’elles se rencontrent », comme l’explique la CNR. Dans le cadre de ce projet, l’entreprise a choisi de miser sur la technologie INOD développée par Sweetch Energy et reposant sur l’utilisation d’une membrane « fabriquée à partir de matériaux biosourcées » : « les performances sont multipliées par 20 et les coûts de membranes divisés par 10 », indique Frédéric Storck, directeur transition énergétique et innovation de la CNR. A terme, la centrale devrait être en mesure de générer « environ 4 térawattheures par an, soit deux fois la consommation annuelle d’une ville comme Marseille ».

Tendances et acteurs

29 juil. 2022 affiches-parisiennes.com, 20/07/2022

Mobilité durable : Ile-de-France Mobilités investit dans les bus hydrogène

Dans le cadre de sa transition énergétique, Ile-de-France Mobilités s’engage à acquérir 47 bus à hydrogène standards pour un montant de 48 millions d’euros à partir de 2024. Avec environ 4 millions de déplacements quotidiens réalisés en bus, cette acquisition contribuera à faire de l’Ile-de-France une référence mondiale du transport publique urbain routier très bas carbone. Si la transition énergétique du réseau de bus d’Ile-de-France s’appuie déjà sur les technologies les plus avancées telles que le biométhane et l’électrique, le réseau souhaite expérimenter de nouvelles technologies telles celles développées par la filière de l’hydrogène. L’acquisition de ces bus à hydrogène s’inscrit dans le cadre de deux projets pour lesquels Ile-de-France Mobilités s’est associé au groupe Suez, via le projet « H2 Créteil » porté par Sipperec, et à Hynamics, filiale d’EDF, grâce au projet « Vallée Sud Hydrogène » porté par l’EPT Vallée Sud Grand Paris.

29 juil. 2022 francebleu.fr, 20/07/2022

Le cimentier Vicat met au point un liant qui capture le CO2

En Isère, le cimentier Vicat vient de mettre au point un liant capable de capturer le dioxyde de carbone. Baptisé « carat », ce liant va permettre au ciment élaboré par l’entreprise de piéger davantage de CO2 qu’il n’en émet lors de sa fabrication. Composé de matériaux biosourcés, ce nouveau liant utilise le chanvre ou le bois, il permet ainsi de réduire de 90% l’empreinte carbone par mètre cube de béton. Le « carat » contient également du biochar, une matière issue de la pyrolyse des arbres, qui permet le captage du CO2 dans l’atmosphère. Emil Soler-My, chargé du développement du Biochar pour le groupe Soler, partenaire de Vicat dans l'élaboration de ce liant explique : « Les plantes absorbent le CO2 dans la forêt, tous les bois qu'il faut retirer de la forêt, on les récupère, on les pyrolyse et on les transforme en carbone. On vient concentrer le CO2 prélevé par les plantes dans le béton. » Si cette innovation n’entre dans aucune norme pour le moment, Vicat espère obtenir une certification d’ici 2023 afin de lancer la commercialisation de ce liant.

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