France

Revue de presse

26 juil. 2019

Partager :

Réglementations et politique de l'énergie

26 juil. 2019 actu-environnement.com, 18/07/2019

Examen de la loi énergie climat par les sénateurs

Le 16 juillet 2019 a débuté l’examen en séance publique au Sénat de la loi énergie climat. Contre l’avis du gouvernement, les sénateurs en ont profité pour introduire un sous-amendement qui fixe un objectif de production hydroélectrique de 27,5 GW pour 2028. Ce qui correspond à une hausse de 2 GW par rapport à la production actuelle. Au moins un quart de cette énergie devra être produit en petite hydroélectricité, c’est à dire avec des installations de moins de 4,5 MW. En ce qui concerne l’hydrogène, la chambre haute du Parlement a formulé ainsi son dessein : « Développer l'hydrogène bas-carbone et renouvelable et ses usages industriel, énergétique et pour la mobilité, avec la perspective d'atteindre environ 20 à 40% des consommations totales d'hydrogène et d'hydrogène industriel à l'horizon 2030 ». De plus, les sénateurs ont voté un amendement afin de faciliter le pilotage de la production d’électricité : « avec pour objectif l'atteinte de capacités installées d'effacements industriels et tertiaires d'au moins 6,5 gigawatts en 2028 ». Pour finir, toujours contre l’avis du gouvernement, un amendement a été adopté qui dispose que le principe de neutralité carbone doit être au cœur de la future loi quinquennale de programmation énergétique, conformément aux engagements internationaux pris par la France, notamment dans le cadre de l’Accord de Paris.

26 juil. 2019 connaissancedesenergies.org, 17/07/2019

Bâtiments neufs : les professionnels saluent le temps de réflexion du gouvernement pour la réglementation environnementale

« Nous saluons la voie entrouverte par le ministre d'une mise en application progressive de la Réglementation Environnementale 2020, avec une phase d'incitation avant l'entrée en vigueur d'objectifs contraignants », tels sont les propos tenus dans un communiqué publié le 17 juillet 2019 par Grégory Monod, président des Constructeurs et Aménageurs (LCA-FFB). La LCA-FFB est la première fédération des constructeurs français de maisons. Le gouvernement s’est en effet engagé par la voix du ministre du Logement, Julien Denormandie, à « prendre le temps » sur la future réglementation environnementale, dite RE 2020. Elle doit succéder l’an prochain à la réglementation thermique 2012 (RT 2012), laquelle limite déjà la consommation énergétique des bâtiments neufs. Dans son communiqué, la LCA-FFB explique que « les retours d'expérience montrent les difficultés à concilier les objectifs de performance énergétique et de réduction de l'empreinte carbone ». D’où son soulagement, alors que les textes devraient être publiés prochainement, d’entendre le ministre du Logement exprimer : « Ne commettons pas les erreurs du passé, comme celle de faire entrer en vigueur une réglementation à un moment donné pour ensuite revenir dessus ».

Energies renouvelables

26 juil. 2019 connaissancedesenergies.org , 16/07/2019

Près de 8 milliards d’euros de soutien public aux énergies renouvelables en 2020

Dans une délibération publiée le 16 juillet 2019, la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) estime qu’en 2020, les Charges de Service Public de l’Energie (CSPE) devraient atteindre 7,916 milliards d’euros. Ce qui devrait correspondre à une hausse de 1,75% par rapport à l’année 2019, et de 11% par rapport à l’année 2018. Près des deux tiers des CSPE ont vocation à soutenir les énergies renouvelables (21% étant destinés à la péréquation tarifaire, 9% au soutien à la cogénération et 3% à l’injection de biométhane dans les réseaux de gaz). Les deux principaux facteurs explicatifs des CSPE sont pour la CRE, le développement sur le territoire métropolitain de filières de production électrique à partir de renouvelables, et l’essor de la cogénération au gaz naturel. La CRE prévient toutefois que « ces facteurs de hausse sont en partie contrebalancés par la diminution des charges liées aux dispositifs sociaux » : en effet, le chèque énergie qui se substitue aux tarifs sociaux n’est pas financé par les CSPE.

26 juil. 2019 euro-energie.com, 18/07/2019

France Energie Éolienne réagit à la nomination d’Elisabeth Borne

Alors qu’Elisabeth Borne vient d’être nommée à la tête du ministère de la Transition écologique et solidaire, France Energie Éolienne (FEE), qui représente l’ensemble de la filière éolienne, s’engage à collaborer étroitement avec la ministre pour promouvoir le développement de l’éolien en France. En sa qualité de président de FFE, Olivier Perot avance : « la filière éolienne se trouve à un carrefour important de son développement en France. Des engagements ont été pris par l’Etat et il est maintenant temps de les concrétiser. Notre filière n’a jamais cessé de démontrer la fiabilité et la compétitivité de l’éolien français, et le gouvernement sait que nous tenons nos engagements. Nous sommes à la disposition d’Elisabeth Borne pour échanger sur les sujets en cours et à venir afin de relever ensemble ce formidable défi que représente la transition énergétique dans notre pays ».

Tendances et acteurs

26 juil. 2019 latribune.fr, 10/07/2019

Exemples de consommation énergétique maîtrisée des parcs de loisirs

Accueillant chaque année des millions de visiteurs, plusieurs parcs de loisirs français se sont engagés ces dernières années à réduire leur consommation d’énergie. C’est le cas notamment du Futuroscope de Poitiers qui s’est vu décerner en 2019 la certification ISO 50001, laquelle salue les efforts entrepris en termes de maîtrise de l’énergie. Le Futuroscope prévoit en effet de réduire sa consommation d’électricité d’un cinquième à l’horizon 2024. Il s’est par ailleurs engagé à installer des panneaux photovoltaïques et à développer un réseau de bornes de recharge pour véhicules électriques. À Marne-la-Vallée, Disneyland Paris s’est quant à lui engagé dans une ambitieuse politique de valorisation des déchets, après avoir diminué de 13,5% ses émissions de CO2 sur la période 2012-2018. Afin d’augmenter la part d’énergie verte dans sa consommation finale, le parc francilien prévoit par ailleurs d’implanter de nouveaux panneaux solaires. En Vendée, le parc du Puy du Fou s’est distingué en 2012 en obtenant le Green Globe, « une certification internationale dédiée au secteur du tourisme et des voyages qui recouvre les trois piliers de la RSE : environnemental, économique et social », indique son site officiel. Enfin, le zoo le plus fréquenté de France, le zoo de Beauval, se distingue par l’usine de méthanisation qui y a été construite en 2014. Valorisant le fumier des quelques 10 000 animaux du parc et les déchets verts, celle-ci permet de produire du biogaz et a ainsi allégé la facture énergétique de l’ordre de 20%.

26 juil. 2019 actu-environnement.com, 17/07/2019

Géothermie de surface : le projet d’Airbus pour son siège social

Pour l’aménagement de son siège social à Blagnac (Haute-Garonne), Airbus a opté pour un projet géothermique innovant en adéquation avec sa stratégie énergétique. Afin de réduire de 30% sa consommation d’énergie primaire ainsi que ses émissions carbonées, le groupe aéronautique a mis en place une boucle d’eau tempérée pour couvrir ses besoins en chaleur et en froid. En sa qualité de responsable géothermie du bureau d’études Burgeac, lequel a réalisé le schéma directeur d'approvisionnement en énergie du site, Hervé Lautrette justifie le choix de la boucle d’eau : « La boucle d'eau permettait de faire l'économie d'un réseau. En effet, en optant pour un réseau classique, il aurait fallu développer un réseau de chaleur et un réseau de froid pour assurer l'ensemble des besoins ». Après validation par Airbus, c’est une boucle d’eau tempérée de 200 mètres qui a vu le jour. Celle-ci est couplée à un champ de 141 sondes géothermiques verticales (205 m), pour produire 2 MW de chauffage et 1 MW de climatisation dans trois sous-stations. Alors que le projet a bénéficié d’un financement du fonds Nouvelles Technologies Émergentes de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie, l’expérimentation s’est révélée être un franc succès. « Les performances énergétiques sont sans équivalent. Entre mars 2017 et mars 2018, les coefficients de performance annuels sont de 6,5 à 6,8 pour la chaleur (Scop) et de 5 à 5,9 pour le froid (Seer) », se targue Hervé Lautrette. Un avantage notable de cette solution est qu’elle permet des mutualisations entre bâtiments : « En été, le restaurant a besoin d'eau chaude, de la fin de matinée au milieu de l'après-midi. C'est aussi à ce moment que les immeubles de bureau ont besoin de climatisation. La chaleur produite lors du rafraîchissement peut être utilisée pour l'eau chaude sanitaire, sans faire appel à la ressource géothermique », illustre l’expert.

Techniques et innovations

26 juil. 2019 actu-environnement.com , 16/07/2019

Géothermie : les multiples avantages de la boucle d’eau tempérée

Dans un avis rendu fin 2017, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (Ademe) saluait le potentiel offert par la technique de la boucle d’eau tempérée à énergie géothermique. Depuis, les projets ont fleuri, à l’instar de ceux d’Issy-les-Moulineaux, Valenciennes, Marseille, ou encore la Seyne-sur-Mer. En sa qualité d’ingénieur Fonds chaleur géothermie de l’Ademe, Astrid Cardona Maestro saluait dernièrement le fait que ces solutions avaient « démontré leur pertinence technique et économique ». « On espère donc une montée en puissance des projets dans les prochaines années », poursuivait-elle. Concrètement, la technique consiste en un réseau de distribution d’eau basse température (de 10 à 25°C) connecté à des sous-stations disposées dans les bâtiments reliés à cette boucle. « Le fait que l'eau circule à basse température limite les déperditions thermiques par rapport à un réseau de chaleur classique. Il n'y a donc pas de nécessité de calorifuger le réseau. Cela réduit les dépenses d'investissement », explique la scientifique de l’Ademe. Un autre avantage notable offert par cette technologie est qu’ « un bâtiment pourra à la fois être consommateur et producteur en apportant des calories qui serviront à d'autres bâtiments », expose Astrid Cardona Maestro. Enfin, la boucle d’eau tempérée présente l’avantage de pouvoir être alimentée par de multiples sources d’énergies renouvelables : « l'intérêt est de pouvoir mutualiser la ressource ENR captée », s’enthousiasme l’experte de l’Ademe. Elle en appelle donc à un « travail de pédagogie et de communication sur ces solutions ».

26 juil. 2019 environnement-magazine.fr , 19/07/2019

Les parcs éoliens en mer seront équipés de câbles made in France

Les premiers parcs éoliens offshore français, installés notamment par EDF Renouvelables, seront approvisionnés en câbles par Prysmian Group. Implanté en France sur les sites de Montereau et de Gron, respectivement en Seine-et-Marne et dans l’Yonne, Prysmian Group est spécialisé dans la production de câbles, systèmes d’énergie et de télécommunication. Alors qu’étaient reçus dans les centres de Montereau et Gron des représentants de l’équipe Projets Offshore d’EDF Renouvelables, le PDG Europe du Sud Prysmian Group, Laurent Tardif, s’est enthousiasmé : «Nous sommes fiers de pouvoir jouer un rôle dans le développement d’une telle infrastructure stratégique pour notre pays, en mettant à disposition la meilleure technologie de câbles fabriqués en France ».

Toute l'actualité du marché de l'énergie

11 oct. 2019
France

Revue de presse du 11 oct.

A la une : Dalkia compte investir un milliard d’euros dans les réseaux de chaleur

04 oct. 2019
France

Revue de presse du 04 oct.

A la une : Dalkia inaugure le réseau de chaleur et de froid « Toulouse Energie Durable »

27 sep. 2019
France

Revue de presse du 27 sep.

A la une : Mise en service du parc éolien des Taillades en Lozère

Voir toutes les revues de presse