France

Revue de presse

25 nov. 2022

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Réglementations et politique de l'énergie

25 nov. 2022 lesechos.fr, 20/11/2022

Prix de l’énergie : un dispositif de soutien aux entreprises

Afin d’aider les entreprises à traverser cette période de hausse de l’énergie, le gouvernement a annoncé une enveloppe de 10 milliards d’euros et une refonte de son dispositif de soutien. Comme l’a indiqué l’exécutif, l’objectif est de toucher « plus d'entreprises avec une intensité d'aides plus forte et proportionnée à l'augmentation de la facture » d’électricité et de gaz. Pour y parvenir, le gouvernement a réduit les critères requis, opéré une simplification des démarches administres et diminué les délais de paiement. Afin d’être éligible à ce dispositif mis en place le 21 novembre, les entreprises devront apporter la preuve que leurs dépenses énergétiques pendant cette période représentent plus de 3% du chiffre d’affaires de l’an dernier. Autre prérequis, le prix de l’énergie devra être supérieur de 50% au prix moyen payé en 2021. Les ETI et les grandes entreprises auront accès au guichet d’aides plus longtemps que prévu, jusqu’à la fin de l’exercice 2023. L’ensemble des entreprises bénéficieront de la baisse de la fiscalité sur l’électricité (TIFCE) à son minimum légal européen, un soutien équivalant à 8,4 milliards d’euros. Suivant l’avis de la Commission de régulation de l’énergie, le gouvernement a enfin décidé d’étendre la période de taxation des producteurs d’électricité « à l’intégralité du premier semestre 2022 » et d’abaisser les seuils de revenus au-delà duquel ce prélèvement sera applicable. Une évolution qui se traduira par une hausse des recettes en 2023.

Economies d'énergie et émissions carbone

25 nov. 2022 actu-environnement.com, 17/11/2022

Chaleur renouvelable : un effort financier pour accompagner la filière

Au cours des dernières années, la chaleur renouvelable a connu un essor notable. En 2021, près de 30 TWh de chaleur ont été livrés à environ 45 000 bâtiments, dont 35,8% dans le tertiaire, par 898 réseaux de chaleur. Selon l’enquête réalisée chaque année par la Fedene (Fédération des services énergie environnement) le SNCU (Syndicat national du chauffage urbain) et l’association Amorce, plus de 62% de cette chaleur a été produite à partir d’énergies renouvelables ou de récupération de chaleur, une proportion qui ne cesse d’augmenter. « Dans l'avenir, on croit beaucoup à la géothermie et à la récupération de chaleur fatale : celle des incinérateurs, des centres de données, les combustibles solides de récupération… », indique Pierre de Montlivault, le président de la Fedene évaluant le gisement de chaleur fatale à 23 TWh. Moins connus, les réseaux de froid n’en ont pas moins livré 0,8 TWh à quelque 1 500 bâtiments répartis le long de 238 kilomètres de canalisations. « Notre ambition est de tripler d'ici à 2028. On sait que les besoins en climatisation et en rafraîchissement augmentent. Avec les aléas climatiques, le froid n'est plus juste une question de confort, mais un enjeu sanitaire », déclare Yann Rolland, président du SNCU. Plusieurs mesures ont été instaurées afin de promouvoir le développement de la chaleur et du froid renouvelable. Parmi elles figure le décret rendant obligatoire le raccordement des bâtiments neufs ou de ceux remplaçant leur système de chauffage dans les zones de développement prioritaire aux réseaux de chaleur et de froid. Lancé par l’Ademe, l’appel à projets « une ville, un réseau » doit lui permettre de mieux équiper les communes de moins de 50 000 habitants. Pierre de Montlivault plaide pour un accroissement de l’effort financier consenti par l’Etat : « 520 millions d'euros sont prévus alors qu'il faudrait porter ce fonds à 1 milliard par an d'ici à 2024 pour être au rendez-vous des objectifs. Pour développer les 1 600 réseaux identifiés, 25 milliards d'euros d'investissements sont nécessaires dans les huit prochaines années ».

Energies renouvelables

25 nov. 2022 usinenouvelle.com, 14/11/2022

Eolien offshore : EDF renouvelables présente ses avancées dans le golfe de Fos

EDF Renouvelables a présenté à la mi-novembre les évolutions de son projet de chantier pilote d’éolienne offshore dans le golfe de Fos. Les trois éoliennes flottantes, d’une puissance de 8,4 MW chacune, représentent un investissement de 300 millions d’euros portés par EDF Renouvelables et ses partenaires, le groupe Enbrige et le fonds CPP Investments. La phase d’assemblage des flotteurs qui soutiendront les mâts et les turbines a été finalisée. Comme l’a expliqué Christine de Jouëtte, directrice de Provence Grand Large chez EDF Renouvelable, « c’est une première mondiale pour cette technologie d’ancrage de flotteurs à lignes tendues qui permet une empreinte au sol extrêmement réduite et un mouvement vertical limité, très proche du fix ». Ces flotteurs devront encore être acheminés à Marseille puis remorqués au quai Gloria. L’ancrage des éoliennes est prévu dans le courant de l’été 2023. Les éoliennes seront ensuite connectées entre elle par des câbles souples et au réseau électrique par un câble sous-marin. Un dernier câble terrestre reliera l’installation au poste électrique de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Après la conduite de tests électriques en automne 2023, l’installation devrait être exploitée pour une durée de 20 ans. Philippe Veyan, directeur de l’action territoriale d’EDF Renouvelables, rappelle que « le projet a nécessité beaucoup de discussions avec tous les acteurs publics, privés, associatifs, militaires, pêcheurs, riverains, pour réduire au maximum les impacts environnementaux potentiels et elles continuent au travers d’un comité de liaison qui va connaître sa vingtième réunion. »

Tendances et acteurs

25 nov. 2022 latribunerepublicaine.fr, 17/11/2022

Dalkia valorise la chaleur d’une usine à Valserhône

Dalkia, filiale du groupe EDF, Sivalor et Les Energies de l’Ain (Léa) collaborent dans le cadre d’un projet de réseau de chaleur dans la commune de Valserhône. Prévu pour fin 2024 et d’un montant de 24 millions d’euros, ce projet permettrait d’alimenter une partie du centre-ville et des hauts de Bellegarde en valorisant la chaleur fatale de l’usine d’incinération de Sivalor. 40 000 MWh de chaleur pourraient ainsi chauffer potentiellement 1 500 logements et éviter l’émission de 6 400 tonnes de CO2 par an. Comme l’explique Franck Egidio, responsable de développement chez Dalkia, « ce circuit court permet de ne pas dépendre de la géopolitique et de bénéficier d’un chauffage à un prix plus bas et plus stable, sur la durée, pour les usagers. L’objectif est de prendre en quelque sorte son indépendance énergétique. »

25 nov. 2022 batirama.com, 30/11/2022

L’Industrie cimentière mise sur une réduction de 24% des émissions carbone

Début novembre, le gouvernement a reçu les quatre groupes cimentiers producteurs de clinker pour préparer la décarbonation de cette industrie. Alors que l’industrie cimentière a déjà réduit ses émissions de carbone de 40% depuis 1990, ces quatre groupes représentent encore à eux seuls 10% des émissions de carbone de la filière. S’inscrivant dans le cadre de la feuille de route de l’industrie cimentière de 2021 qui prévoit la baisse de 24% des émissions de CO₂ d’ici 2030, une boîte à outils mise en place par le Syndicat Français de l'Industrie Cimentière (SFIC) doit permettre de nourrir le travail collectif de la filière en mettant à disposition des études et des analyses montrant les pistes d’amélioration de l’impact carbone. Les technologies de rupture type CSCV (captage, stockage du CO2 et valorisation) font partie des pistes envisagées pour produire un ciment en adéquation avec les objectifs européens de neutralité carbone. Les investissements dans ces technologies coûteuses ne pourront toutefois se faire « qu’avec le soutien des pouvoirs publics », souligne le SFIC. Une planification territoriale pour le transport, le stockage, la réutilisation du carbone ou encore le déploiement de nouveaux moyens de production d’électricité décarbonée et compétitive est fortement attendue par les acteurs du secteur.

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